Dans le domaine culturel, le début de mandature de la nouvelle municipalité a été marqué par une volonté de poser des actes quant à la gestion du Signe que l’on a un peu du mal à comprendre. Au risque de nous répéter, le président Evrard Didier a préféré démissionner avant de ne pas être reconduit, le choix de la succession pressentie a été abandonné, la politique culturelle impulsée par le directeur a été critiquée sans arguments sérieux en dehors de lieux communs témoignant d’une certaine méconnaissance de la vie du Signe. Il a même semblé que l’identité de l’établissement, Centre national du graphisme, déterminant des responsabilités partagées, ville, région, Etat, était quelque peu ignorée. Inévitablement, une politique menée dans l’improvisation et une certaine précipitation sème le doute et nourrit les détracteurs de la culture en général et du Signe en particulier.

Et pourtant, la lecture par les chiffres du rapport d’activité du Centre national du graphisme, comme le fait l’Affranchi du 21 août 2026, est à la fois singulière et éloquente. Singulière car on a tendance à présenter la culture comme méprisant les chiffres, dépensière et rêveuse. Eloquente, en matérialisant le Signe, à côté de sa fonction culturelle qui est de nous nourrir de beau, d’insolite, de créatif, comme un acteur de l’aménagement du territoire. L’impact économique en matière d’hébergement, d’emploi, de prestations, de consommation est complémentaire de l’impact culturel et éducatif. C’est une dimension à prendre en compte.
Chaumont, qui est inlassablement en quête d’attractivité, a là un objet à garder dans son giron et à valoriser sans arrière-pensée.
Louis Laprade
