Chaumont est une ville où la délinquance est plutôt stable, voire en baisse et dont, selon les derniers chiffres communiqués, le secteur le plus fragile est celui des violences intra familiales ou conjugales. Quel est donc l’intérêt, dans le Jhm du 27 juin de traiter des agissements d’un groupe d’adolescents, comme dans une mauvaise série B américaine, avec renfort d’une photo qui date, d’un cordon de police face à la population, d’un titre racoleur, alarmiste, « un gang fait sa loi …en ville », comme si Chaumont était à feu et à sang.
La fête de la musique 2026 s’est plutôt bien passée, contrairement à celle de 2025. Le journaliste semble presque le regretter ! Ces jeunes semblent être issus de familles « politiquement correctes », qu’aurait-on lu s’ils venaient de la Rochotte !
Certes, les comportements de ce groupe sont délictueux sur un territoire assez bien délimité avec des actes de gravité diverse, comme le rapportent des habitants dont la tranquillité et le sentiment de sécurité sont entamés. Cette petite bande est lâchement violente, comme le relate un récent évènement et s’en prennent à des plus jeunes. Notre journaliste, plutôt que de contribuer à une sorte de starisation de ces adolescents et de s’interroger sur le nom dont ils s’affublent, devrait investiguer sur cette remarque, la plus importante de l’article, à mon sens : « ils sont âgés de 11 à 18 ans …se servent de cette minorité pour se mettre à l’abri de la justice … ».
C’est l’aveu de l’échec d’une politique de l’Aide sociale à l’enfance et à l’adolescence, de la Protection judiciaire de la jeunesse, des services de prévention dont les moyens et les missions ont été mis à mal depuis 20 ans, une politique qui abandonne ses enfants en rupture, au profit d’une stratégie répressive qui ne prend effet qu’à 18 ans.
À lire les réactions sur les réseaux, l’article du Jhm nourrit tous les désirs de justice expéditive. Ça ne sent pas bon !
Louis Laprade
* C’est à New-York que sévit un gang des Batavia en 1890
