La préfecture a publié le 29 mai l’arrêté autorisant l’usine à poulets de Châteauvillain dans la zone d’adhésion du parc national. Il est noté que ce dernier, consulté le 20 octobre 2025 n’a pas rendu d’avis, donc pas formulé d’opposition.
Or le directeur du Parc a affirmé, en avril 2026, avoir émis un avis défavorable, mais un avis simple car le projet n’est pas soumis à évaluation ou autorisation environnementale. Un comble pour ce type d’élevage polluant.
Cet avis tardif, rendu certainement suite à la mobilisation citoyenne, n’est nullement cité dans l’arrêté. La consultation du public et la pétition qui totalise à ce jour 2487 signatures n’ont eu aucun effet.
Une fois de plus les citoyens ne sont pas entendus, la démocratie est bafouée au profit des élevages intensifs qui maltraitent le vivant (terre, animaux et humains). Le fumier de volaille contenant des désinfectants très nocifs, comme nous l’avions noté, sera bien épandu sur les terres pour « se substituer aux engrais minéraux » et la conception du bâtiment devra « limiter les émissions d’ammoniac et de poussière », le tout à 950m du cœur de parc.
Finalement le parc national qui devrait être un espace protégé ne joue pas son rôle face à l’activité industrielle, ses contraintes ne s’appliquent qu’aux seuls habitants.
Marie-Rose Patelli
