L’eau, un bien commun !

Passe d’armes au dernier Conseil communautaire de l’Agglo. Rachel Sugneau pose la question à 5 euros 50 (prix d’entrée au centre nautique)* : «Pourquoi l’Agglo n’a-t-elle pas ouvert la piscine gratuitement lors de la canicule ? »

La réponse faite par le représentant de l’Agglo vaut son pesant de cacahuètes. « On s’est posé la question, mais l’équipement était déjà plein» (!) et « on pouvait malgré tout le proposer sauf que le délégataire nous aurait demandé une compensation». Bravo, ça le fait !

Il aurait fallu compenser. Peut-être, mais c’est vrai aussi pour les mairies qui ont opté pour la gratuité. Plusieurs jours sans recettes… Et pourquoi ne pas demander (le verbe exiger ferait trop syndicaliste en colère) au centre aquatique d’y mettre aussi (un peu) du sien. Le privé serait donc exempt d’apporter sa pierre quand la maison commune se lézarde ?

Face à un risque sanitaire majeur, il convient de prendre toutes les mesures qui s’imposent. Et il appartient à la puissance publique de veiller au bien-être et à la santé de ses citoyens. De tous ses citoyens.

L’eau, d’autant plus en période de canicule, relève de la santé publique. Les habitants de la Rochotte ou d’ailleurs qui vivent encore pour beaucoup dans des passoires thermiques, apprécieront. En tout cas, voilà où mène une politique qui a décidé de quitter le service public pour n’avoir pour boussole que la logique tarifaire, pour reprendre l’expression employée par la conseillère d’opposition Rachel Sugneau.

Alors, on attend la prochaine vague de chaleur ou on anticipe ?

En période de fortes chaleurs, ouvrons grand les portes du centre nautique. Et gratuitement, cela coule de source…

Richard Vaillant

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* Construit dans un quartier prioritaire, Palestra a reçu des financements exceptionnels pour améliorer la qualité de vie des habitants et favoriser la cohésion sociale. En fait de cohésion et de qualité de vie, les habitants de la Rochotte, pour la plupart, n’ont pu voir une goutte d’eau de la piscine vu le prix d’entrée pratiqué par le gestionnaire privé. Et pour celles et ceux qui trouvent que 5 euros 50, c’est pas cher, rappelons la catastrophe qu’a représentée pour des milliers de locataires et d’étudiants la baisse de 5 euros de l’APL, il ya quelques années…