Pas touche à nos enfants…

Des enfants visés à la tête, à bout portant, par des tirs policiers : yeux crevés, mâchoires fracturées, dents cassées, main arrachée et des clefs d’étranglement, des gaz lacrymogènes, des grenades de désencerclement, des LBD, et des gamins menottés, plaqués au sol, des voitures de polices qui foncent sur des lycéens.

Nous condamnons la barbarie de ce gouvernement et de Nunez, son ministre de l’Intérieur qui a déclaré n’avoir donné « aucune consigne de retenue » aux forces de l’ordre, les laissant mutiler des ados de 15 ou16 ans avec des armes de guerre. Toutes ces violences, filmées par des milliers de portables, sont accablantes, insoutenables et inondent les réseaux sociaux. Plus de 200 jeunes blessés, 5000 arrestations en une semaine dont 90 % de mineurs. La moitié de ce que l’on a connu sur l’ensemble du mouvement gilets jaunes. Des atrocités systématiquement passées sous silence à la télévision où les poubelles en feu valent plus que les yeux ou les mâchoires arrachées par des tirs de lance-grenade.

Plutôt que d’évoquer les causes de cette révolte sociale, les médias braquent les projecteurs sur la violence de « casseurs » et n’évoquent jamais les violences policières. Mais qui a cassé l’Éducation nationale sinon Macron, Attal et sa bande ? Où est la violence quand on tire à bout portant sur des manifestants qui se mobilisent parce qu’ils veulent de bonnes conditions d’étude.

Par contre on a vu et revu les images d’un policier tabassé, sans expliquer que c’était parce qu’il avait maintenu la tête d’un jeune sous l’eau juste avant.

Pour discréditer les lycéens, essayer de les démobiliser, la droite et l’extrême droite disent qu’ils sont instrumentalisés par la France Insoumise et l’extrême gauche. Mais ces jeunes n’ont attendu personne pour se mobiliser. Toutes et tous savent qu’il n’y a rien à attendre de ce gouvernement en fin de vie qui ne se maintient plus que par la violence et la peur, à quelques mois des élections.

Marie-Rose Patelli