Ce ne sont plus les fins de mois qui sont difficiles, mais les mois tout entiers!

La France figure parmi les pays d’Europe où le carburant est le plus cher car le plus taxé. C’est ce que le ministre de l’Economie a déclaré tout en ajoutant « ce n’est pas une taxe qui m’empêche de dormir ». Facile à dire pour quelqu’un à qui le contribuable paye la voiture, le carburant et le chauffeur ! Mais nous, M. le Ministre, ça nous empêche de dormir de devoir calculer chaque jour comment on va pouvoir payer les factures qui s’alourdissent toujours plus.

Faire le plein pour aller travailler coûte toujours plus cher et même si on nous annonce une baisse du diesel et du fioul de 12 à 18 centimes par litre en moyenne, ils avaient tellement augmenté avant, qu’on reste à plus de 2 euros le litre de diesel et 1,78 pour le fioul. Quant au gaz, c’est encore 6,6 % d’augmentation au 1er novembre 2026. Aller au travail, se rendre à un rendez-vous médical, se chauffer devient un luxe. À la pompe, sur nos factures, au supermarché, tout augmente. En 5 ans le café a pris

+111 %, le sucre +62,4 %, la viande hachée +47,63 %, le lait +44,44 %, les carottes +34,38 %, les œufs +25,41 %, l’huile +18,05 %.

Le constat est sans appel, ce ne sont plus les fins de mois qui sont difficiles, mais les mois tout entiers avec des salaires et des pensions de retraite qui ne suivent pas. La situation est pire pour les privés d’emploi et les personnes en situation de précarité ou de grande précarité.

La maigre augmentation de 1,4 % des pensions complémentaires Agirc-Arrco en novembre 2026 représente une hausse de 14 € pour une retraite de 1 000 €. Vraiment pas de quoi sauter au plafond, surtout quand on apprend que dans le funeste budget 2027, 2,3 millions d’euros sont prévus pour le futur bureau de Macron quand il quittera l’Élysée (loyer, charges, bail) en plus du chauffeur, de la protection policière etc.

Pour l’abolition de ces privilèges, contre la vie chère, pour nos salaires et les services publics, lycéens, étudiants, salariés, retraités, continuons l’action !

Marie-Rose Patelli