De mensonges en mensonges…

Il y a des infos à ne pas prendre avec des pincettes. Celle-là émane d’un certain Jean-Pierre Farandou dont on apprend par là-même qu’il serait ministre du Travail. Il a osé affirmé dimanche 13 septembre «qu’il n’était pas illogique de demander un effort aux retraités dans le cadre de la préparation du budget 2027». Point. Sans autre explication. Comme une évidence. Rien pour étayer cette affirmation.

En quoi est-ce logique de demander à des personnes qui ont travaillé parfois trimé toute leur vie, qui ont cotisé pour leur retraite, franc pour franc, puis euro pour euro de toucher à leur pension qu’elle soit de 1 000, 2 000, 3 000 euros ou plus. La retraite n’est ni un don du ciel, ni un cadeau du gouvernement… C’est un droit et Dieu qu’il en fallu des luttes pour le conquérir et le garder.

Réaffirmons ici, malicieusement qu’il ne serait pas illogique que les milliardaires mettent la main à la poche. Et, au risque de passer pour de vieux radoteurs, nous avons, contrairement à ce ministre de troisième classe quelques arguments à faire valoir.

Par exemple, pourquoi 13 000 millionnaires français ne paient pas d’impôt sur le revenu. (alerte lancée par l’ancien ministre de l’Économie Éric Lombard)

Et quelles mesures sont prises pour arrêter ces aides publiques accordées à fonds perdus aux entreprises, qui s’élèvent à 211 milliards d’euros (une paille), qui n’ont aucune incidence sur l’emploi, donc sur les cotisations sociales).

Justement, ajoutons-y pour faire bonne mesure les exonérations et allègements de cotisations sociales patronales qui représentent un montant estimé à environ 75 milliards d’euros par an. Des exonérations qui pénalisent directement la branche vieillesse de la sécurité sociale…

Et on parlerait bien aussi de la taxe Zucman, de la suppression de l’ISF, etc.

Méfions-nous donc, comme de la peste, d’un ministre du Travail qui passe son temps à rogner les droits et acquis sociaux des salariés, des retraités, des chômeurs et des bénéficiaires des minima sociaux. Et à mentir. Comptons plutôt sur nos luttes… Le 29 septembre par exemple…

Richard Vaillant