Justice et gesticulations

La complicité des états européens dans le génocide en cours du peuple Palestinien est une évidence qui devrait conduire les responsables politiques notamment français, britanniques et allemands devant les tribunaux de la justice internationale.

Les assassins étatsuniens et israéliens craignent ces juridictions, bien qu’ils ne les reconnaissent pas et tentent d’en organiser le démantélement.
Les responsables européens, eux, ne peuvent pas souhaiter la destruction d’institutions dont ils sont les créateurs et qui constituent leur caution morale et idéologique. Même si ces instances leur échappent parfois , et peuvent les menacer.

Depuis le début du génocide à Gaza et de la mise en œuvre de ce qui apparaît désormais comme la soluton finale de la question palestinienne, les gouvernements europeens ( à de rares exceptions comme l’Espagne ) n’ont jamais cessé de mettre en scène leur prétendue impuissance. Une des finalités de cette mise en scène est de masquer la réalité de leur complicité et de les mettre à l’abri d’éventuelles poursuites. Aussi est-il légitime de craindre que l’annonce cette semaine par onze pays européens de menaces de sanctions contre Israël et contre les produits issus des colonies en Cisjordanie, ne soit qu’un nouvel épisode de cet exercice de dissimulation.

La complicité européenne dans un génocide palestinien largement soutenu par l’extrême droite est un naufrage éthique. Elle constitue une réhabilitation du racisme.
Le soutien à la politique génocidaire du gouvernement israélien, est un des facteurs du retour de la menace fasciste. Il met en danger toutes les minorités, et au premier rang d’entre elles, les minorités juives et musulmanes .

A. Fellner