Israël cible les enfants

Ce 23 juin, une commission d’enquête internationale mandatée par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a accusé Israël de « cibler » les enfants palestiniens dans la bande de Gaza.

Elle dénonce une fois de plus le génocide en cours, mais aussi des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre dans l’enclave palestinienne.

Il existe bien des preuves que les enfants palestiniens sont délibérément pris pour cible et tués par l’armée israélienne.

Par ailleurs, des enfants par milliers ont été gravement blessés et souffrent de séquelles irréversibles dont d’innombrables amputations. Ils sont aussi victimes de séparations, de déplacements forcés, de famine, de manque d’accès à l’éducation et à la santé.

Ils sont arrêtés et torturés sans que leurs proches soient informés de leur lieu de détention. Ils subissent parfois des violences sexuelles commises par les forces d’occupation.

Dans le même temps, en Cisjordanie, selon l’Unicef, plus de 260 enfants ont été tués depuis le début de la « trêve », soit un chaque jour.

Le ciblage délibéré des enfants est l’un des éléments-clés permettant d’établir l’intention génocidaire. Mais en France ceux qui dénoncent l’horreur et le crime sont poursuivis devant les tribunaux pour antisémitisme ou apologie du terrorisme.

A. Fellner

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Mahmoud Ajjour à Doha, au Qatar, le 28 juin 2024. photographie de SAMAR ABU ELOUF / AP . Mahmoud

Mahmoud Ajjour a 9 ans quand il perd ses deux bras en fuyant une attaque israélienne à Gaza en 2024. La photographe palestinienne Samar Abu Elouf , évacuée de l’enclave en décembre 2023, a fait pour le New York Times des portraits de Palestiniens blessés et transférés à Doha. au Quatar. Sa photographie a remporté le premier prix du World Press Photo 2025.