L’intersyndicale annonce six semaines de grève à partir du 8 septembre
L’exaspération est à son comble chez les pompiers après une saison des feux qui a battu tous les records. En première ligne, ils ont payé un lourd tribut avec 4 morts et plusieurs centaines de blessés.
Les incendies de cet été ont été révélateurs du manque de moyens humains et matériels de la profession. Rappelons l’état déplorable de la flotte de canadairs et les coupes budgétaires du gouvernement Macron-Attal qui ont empêché la commande de nouveaux appareils.
Il faut davantage de moyens, d’effectifs et de financements pour les SDIS qui dépendent des départements. Les organisations syndicales réclament un « recrutement statutaire de sapeurs-pompiers professionnels », parce qu’une grande partie du travail réalisé par les services d’incendies et de secours est réalisée par les volontaires, les professionnels n’étant que 44 000.
Sur les quelque 250 000 sapeurs-pompiers que compte la France, près de 78 % sont volontaires avec une indemnité bien en-dessous du SMIC, pas de cotisation et donc pas de réelle protection sociale ni de droit à la retraite. De plus, les missions confiées aux sapeurs- pompiers ne cessent de s’accroître avec l’augmentation des interventions de secours à la personne. Ils pallient les défaillances des services publics, alors même qu’ils manquent aussi d’effectifs.
En rejoignant la journée de grève du 29 septembre, les pompiers font le choix de ne pas rester dans une mobilisation corporatiste, mais de faire converger leur lutte avec celles de la fonction publique.
Syndicat CGT des retraité·es de Chaumont
