Procès des participants à la manifestation du 18 novembre 2023

Le tribunal change son fusil d’épaule ?

Deux de nos ami·es et camarades sont convoqués devant le tribunal de police pour répondre de l’accusation de participation à une manifestation interdite qui appelait à stopper les massacres en cours à Gaza et en Palestine. Bien que les procès-verbaux aient été rédigés sur le même lieu, aux mêmes jour et heure, chaque accusé·e est appelé·e devant le tribunal séparément et à des jours différents.

Suite à la demande de leur avocat de regrouper les audiences, et conformément à l’accord préalable du procureur, madame la présidente du tribunal de police a accepté le report de l’audience de jugement qui devait avoir lieu le vendredi 29 mai.

La nouvelle date d’audience a été fixée au vendredi 25 septembre, reconnaissant implicitement que ces deux affaires n’en font qu’une. En effet, comme nous le disons depuis le début, il s’agit bien d’une seule et même affaire concernant des personnes qui se seraient rendues coupables d’avoir exprimé leur solidarité envers une population qui se fait massacrer alors qu’un arrêté avait été pris par la préfète le matin même pour interdire le rassemblement.

Cette affaire ne mérite qu’une seule sanction, celle de tomber dans les oubliettes de notre histoire locale, car il serait invraisemblable que des citoyens soient sanctionnés pour avoir voulu faire cesser les tueries contre le peuple d’une nation aujourd’hui reconnue par la France.

Communiqué du Syndicat