Le futur maire de Chaumont avait annoncé, lors de la campagne des municipales, ne pas être en accord avec le projet Mistral et être conscient que cela priverait les habitants du Clos Dormoy de leur espace vert. Il s’était engagé à abandonner ce projet et proposait de faire un échange de terrain avec la ville.
Dans l’attente du prochain conseil d’administration de Chaumont Habitat, une récente rencontre avec le maire n’a pas rassuré l’association du Clos Dormoy. Elle a décidé de faire appel contre le permis de construire qui a été accordé.
Toujours « vent debout » contre le projet Mistral, les habitants du quartier ne veulent « pas de construction sur ce terrain, pas de béton, mais des arbres et des espaces verts pour plus de fraîcheur, pour tout le monde ». Ils refusent la construction de nouveaux logements car « il y en a déjà plein de vides dans les quartiers Pagnol et Valéry, en rez-de- chaussée et accessibles ». Ils veulent que l’on « respecte les locataires qui paient aussi des charges pour l’entretien des espaces extérieurs laissés en friche tout l’été avec le risque d’incendie ». Un locataire se demande « où est la fameuse navette qui devait passer, j’ai 85 ans, me déplace difficilement, il n’y a souvent pas de banc ni d’abri de bus, c’est compliqué. Merci à l’association de nous aider ». D’autres disent que « nos élus n’ont vraiment aucune parole « et se demandent pourquoi s’acharner à vouloir construire ici ? Ou encore « je suis écœurée, vraiment. Ça me donne envie de pleurer. Qu’est-ce qu’on fait en cœur de ville ? C’est vraiment n’importe quoi ! Qu’ils fassent déjà revivre le centre-ville, qu’ils remettent des bus, entretiennent notre espace vert dont ont besoin petits et grands et fassent l’échange de terrain avec la ville, comme promis. J’ai la triste impression de voir se répéter les mensonges des élus, dont Mme Guillemy, qui nous assurait qu’il n’y avait aucun projet en cours « .
PS : Débroussailleuses et tondeuses de Chaumont Habitat sont sur le terrain mardi 18 août. Le courrier envoyé au bailleur, au maire et au préfet signalant la dangerosité de ce terrain laissé en fiche en cette période de sécheresse a-t’elle enfin convaincu les décideurs ?
Marie-Rose Patelli
