Carburants : l’ État et les pétroliers se gavent !
À chaque plein, peu importe la station, on a le même sentiment, celui de se faire plumer. Le litre de gasoil comme celui du sans plomb approche les deux euros. Pourtant on nous assure que la France a des réserves. Alors comment se fait-il que le prix augmente tant du jour au lendemain ? Qui s’en met plein les poches sur notre dos ? D’abord les pétroliers, comme TOTAL avec le cours du baril qui fluctue tous les jours en fonction de la situation politique et donc, aujourd’hui, en fonction de la guerre déclenchée par les USA et Israël au Moyen- Orient. Puis les distributeurs qui, quand le prix du baril monte, anticipent et augmentent le prix de vente à la vitesse de la lumière. Par contre, lorsque le prix redescend, ils mettront des semaines à le répercuter à la pompe. C’est tout bénéfice !
Et puis, quelle aubaine pour l’État qui nous rackette en silence car plus de la moitié du prix des carburants, ce sont des taxes. C’est un impôt encaissé sur le dos des usagers à chaque passage à la station-service car nous dépendons de nos voitures, particulièrement en zone rurale.
Il faut également s’attendre à retrouver ces hausses dans les prix à la consommation. Les courses vont coûter plus cher avec l’augmentation du coût des transports. Cette dépense supplémentaire va donc, une fois de plus, réduire le reste à vivre de nombreuses personnes qui peinent déjà à boucler les fins de mois. Cela va impacter aussi de nombreux secteurs : transports, bâtiment, taxis, agriculture…
Fidèle à lui-même, le gouvernement ne fait que de la « com ». Il a décidé de contrôler les prix dans 500 stations essence… sur les 10 000 existantes ! Après les profiteurs de la guerre en Ukraine, voici les profiteurs de la guerre en Iran, et le gouvernement laisse faire.
Il faut bloquer les prix du carburant au moins pour 3 mois, car il y a 3 mois de réserve, ainsi que ceux de l’énergie qui, dans la foulée, vont aussi augmenter. Les grands groupes doivent réduire leur marge et prendre à leur charge l’augmentation des tarifs. Ce n’est pas à nous de payer leur crise !
Marie-Rose Patelli
