Cinq rapporteurs spéciaux de l’ONU, mandatés par le Conseil des droits de l’homme, se sont adressés fin juin au gouvernement français pour exprimer leurs « vives préoccupations » face aux mesures subies par l’eurodéputée insoumise.
Dans ce courrier, les rapporteurs détaillent les procédures arbitraires dont elle est la cible et dont ils craignent qu’elles « ne constituent un harcèlement politique et judiciaire » s’inscrivant « dans une tendance croissante de répression par les autorités françaises des voix qui défendent les droits du peuple palestinien ».

Rima Hassan, depuis son élection en 2024, a fait l’objet de 16 procédures judiciaires, de multiples convocations pour audition, d’interdictions administratives répétées, d’une surveilllance policière abusive et d’une mise en garde à vue arbitraire de plus de 15 heures au mois d’avril accompagnée de fuites d’informations à caractère diffamatoire. Elle comparaît au tribunal le 19 octobre sur l’accusation d’« apologie du terrorisme ».
Dans leur lettre, les rapporteurs de l’ONU demandent au gouvernement français de s’expliquer. En l’absence de réponse, leur lettre a été rendue publique le 31 août.
A. Fellner
