Rentrée explosive ?

Rentrée 2026 à la sauce Macron-Lecornu : austérité, mépris et mensonges

La rentrée de septembre 2026 s’annonce comme l’une des plus difficiles depuis des décennies pour les ménages français, pris en tenaille entre une inflation qui ne faiblit pas, des prix du carburant qui battent des records historiques et un projet de budget gouvernemental qui prévoit des mesures d’austérité sans précédent.

Un rapport de l’Inspection générale des finances et de l’Inspection générale des affaires sociales suggère de nous ponctionner jusqu’à 4,2 milliards d’euros en réduisant les APL pour les étudiants, en supprimant la réduction d’impôt pour frais de scolarité accordée aux familles qui ont des enfants dans l’enseignement secondaire ou supérieur. Il propose également de baisser les seuils d’accès aux allocations familiales et remet en cause la majoration de pension de 10 % pour les parents de trois enfants ou plus.

La CGT et l’association Familles de France dénoncent ces projets d’économies sur les prestations familiales d’autant qu’elles interviennent alors que la branche Famille de la Sécurité sociale a dégagé un excédent de 1,2 milliard d’euros en 2025.

Dans un climat d’inflation sur les produits de consommation courante avec les hausses de l’essence, du gaz, de l’électricité, du fioul, des fruits et légumes suite à la canicule de cet été, la rentrée s’annonce des plus dures pour les finances des familles. D’après l’Observatoire de Familles rurales, les légumes ont pris 10% en un an : +32% courgettes, +24% haricots verts, +31% tomates. Manger 5 fruits et légumes par jour n’est plus possible. De plus, le plafond des franchises médicales va passer de 100 à 140 euros.

Depuis des années, Macron nous répète qu’il n’y a pas «d’argent magique» pour les services publics, qu’il faut fermer des lits d’hôpitaux, des bureaux de Poste, des gares et des écoles, baisser les retraites, les minima sociaux, les indemnités de chômage pendant qu’il annonce augmenter le budget de la guerre de 36 milliards d’euros supplémentaires, refuse de taxer les superprofits des compagnie pétrolières et donne 211 milliards chaque année aux grandes entreprises sans contrepartie, ni contrôle.

Le mécontentement grandit dans le pays, la rentrée sociale 2026 s’annonce explosive.

Marie-Rose Patelli