Désindexation des retraites, c’est NON !

À l’approche des discussions budgétaires pour 2027, le gouvernement menace à nouveau de limiter l’indexation des pensions des retraité·es sur l’inflation pour faire des économies. Il dit commencer par les pensions « les plus hautes », c’est-à-dire celles situées au-dessus de la moyenne, déjà basse.

C’est une très mauvaise idée car on commence par un certain niveau et on finit par appliquer la mesure à tout le monde. Il veut ainsi éviter à tout prix d’aller chercher l’argent dans les caisses du patronat et des grandes fortunes. Au lieu de faire les poches des retraité·es, le gouvernement devrait mettre fin aux exonérations et exemptions de cotisations dites « patronales » qui font perdre des recettes considérables au système solidaire de Sécurité sociale. De longue date, les gouvernements successifs ont cherché par tous les moyens à diminuer les ressources des retraité·es. Dans un premier temps, les retraites ont été indexées sur les salaires.

Chaque augmentation de salaire ou revalorisation de carrière avait une incidence sur les retraites. Pour faire des économies, le gouvernement est passé à l’indexation des retraites sur l’inflation. Désormais, il se met en défaut sur une décision qu’il a lui-même prise en refusant d’appliquer cette règle.

Plutôt que d’agiter la menace de la dette, le gouvernement doit arrêter la distribution d’aides aux grandes entreprises, attribuées sans aucune contrepartie. Il faut que les mieux lotis fassent des efforts, donc rétablir l’ISF et taxer les plus fortunés.

Ce ne sont pas les coupes budgétaires dans les services publics ou le gel du point d’indice et des pensions qui rempliront les caisses publiques. S’attaquer au pouvoir d’achat des retraité·es conduira à réduire leur consommation, donc la croissance de notre pays.

N’oublions pas que nos retraites ne sont pas un cadeau que l’on fait aux retraité·es. Elles et ils ont cotisé de longues années pour pouvoir en bénéficier.

Syndicat CGT des retraité·es de Chaumont