Il faut augmenter les salaires et les pensions

2.2%, c’est le taux d’inflation publié par l’Insee le 13 mai dernier. Le Smic va donc augmenter mécaniquement d’autant. Ce n’est pas du plus, c’est juste le maintien du niveau de vie pour les salarié·es au Smic. Avec cette revalorisation, on est loin de compte.

L’explosion des prix du carburant depuis le début de la guerre a conduit mécaniquement à une envolée des prix des produits de consommation qui fragilisent un peu plus le niveau de vie de millions de travailleurs et de travailleuses. Le Smic n’a pas connu de revalorisation depuis 13 ans.

Rétablir l’échelle des salaires

Pour éviter ce tassement salarial, il faut rétablir l’indexation des salaires sur les prix, à l’image de la Belgique ou du Luxembourg, pour ne plus perdre en niveau de vie. C’est l’ échelle mobile des salaires, en vigueur en France jusqu’en 1983, qui nous a permis de faire face au choc pétrolier de 1973. Il faut la rétablir !

Si la situation est préoccupante pour les salarié·es payé·es au Smic, elle est catastrophique pour les retraité·es qui n’ont eu cette année qu’une augmentation de 0,9% de leur pension ; situation encore pire pour les retraites du régime Agirc-Arrco puisque l’augmentation des complémentaires n’interviendra qu’au 1er novembre 2026.

Cela consacre une nouvelle et brutale perte du pouvoir d’achat des pensions qui vient donc s’ajouter à celles subies ces dix dernières années. De 2017 à 2025, l’inflation officielle a été de 19,3%. Dans le même temps, les pensions ont augmenté de 16,1%.

Exiger l’augmentation des retraites

La mobilisation des retraité·es depuis des mois et au moment du débat parlementaire sur la Loi de Finances 2026 a permis un certain recul du gouvernement : l’abattement de 10% d’impôt a été maintenu, une nouvelle augmentation des franchises médicales supprimée, l’ASPA (minimum vieillesse) ne sera pas gelée, l’ALD ne sera pas partiellement remise en cause.

Cela dit, la situation vécue par les ménages de retraité·es au quotidien, avec le poids des dépenses contraintes, loyer, alimentation, électricité, gaz, chauffage, mutuelles et assurances complémentaires, est encore aggravée par les conséquences de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Donald Trump. Elle pèse sur le coût du pétrole et de l’énergie en premier lieu et, en cascade, sur nombre de matières premières utilisées pour les produits de grande consommation.

Une seule solution, exiger par l’action l’augmentation des retraites du régime général et des retraites complémentaires.

Syndicat CGT des retraité·es de Chaumont