Qui ne se souvient de la promesse sans cesse répétée pour endormir les craintes légitimes suscitées par l’installation du soi-disant laboratoire de Bure : « les populations seront consultées «.
Comme on le sait, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Avec le cynisme décomplexé propre aux serviteurs de la macronie finissante, les autorités administratives viennent de décider d’escamoter l’obstacle de l’enquête publique obligatoire prévue dans le processus décisionnel.
Alors qu’elle était programmée pour la fin de l’année 2026, les préfets de la Meuse et de la Haute-Marne en ont avancé la date de plus de trois mois afin de court- circuiter l’éventuelle mobilisation des opposants.
Et, pour être bien certain qu’elle ne risque pas de mettre en lumière les incohérences du projet et ses dangers, elle sera réduite à la portion congrue.
Il n’y aura aucune réunion publique
Le périmètre de l’enquête a été limité aux villages à proximité immédiate du site (10 km) directement concernés par ce projet pharaonique et irresponsable.
Pour plus de « sûreté » encore, elle ne durera que 45 jours alors que, de l’avis général, compte tenu de l’ampleur des questions posées, une durée de 2 à 3 mois était nécessaire.

Enfin, aucune réunion publique ne sera organisée (on se rappelle de l’importance de la réunion publique organisée pour le projet du super méthaniseur de Chamarandes).
On ne peut que déplorer une fois de plus un tel mépris à l’égard des populations. Il ne serait pas possible sans la complicité d’élus locaux qui ont, pour beaucoup, vendu l’intérêt de leurs mandants pour quelques lampadaires.
Notre syndicat se joint au CEDRA (collectif contre l’enfouissement des déchets nucléaires) et invite la population à participer massivement à l’enquête publique sur CIGEO :
en ligne sur www.registre-numerique.fr/dac-cigeo, ou par mail à dac-cigeo@mail.registre-numerique.fr
A. Fellner
