En communiquant ensemble sur l’avenir de la chirurgie à Langres, Théo Caviezel, Sophie Delong et Benjamin Lambert ouvrent un nouveau chapitre dans le cadre de la réorganisation sanitaire centre sud Haute Marne (Jhm 18 août). La proposition commune est de maintenir un pôle de chirurgie ambulatoire dans des bâtiments, rue de la Charité, en lien avec la construction neuve de la BSMat, projet soutenu également par la communauté de commune des Savoir- Faire. Cette avancée, bien que tardive, est de taille. Le problème de l’abandon de la chirurgie sur Langres avait été souligné dès les propositions du Ségur par notre syndicat, entre autres, mais occulté par l’acharnement des partisans d’un projet à Rolampont, Égalité Santé en tête, et la récupération politique, démagogique et stérile du RN, promettant pour 2027 l’annulation du projet de construction sur Langres.
En s’affranchissant du carcan politique et médical voué au secteur privé, les nouveaux élus, dans l’unité, font la proposition à l’ARS d’améliorer ce qui est parti dans le cadre de la nouvelle construction en maintenant un service de chirurgie qui a fait ses preuves avec des professionnels reconnus. Cette position, un peu tardive, mais positive et constructive rencontre un soutien mitigé des élus et acteurs de santé du territoire. On passe d’une hostilité affirmée d’Égalité Santé toujours arcboutée de façon chronique à Rolampont, d’une sorte d’indifférence hypocrite de l’association d’usagers et de professionnels, à un repli sur les compétences des territoires excluant la santé ou à un timide soutien peu convaincant. On est loin du grand mouvement qui aurait pu porter cette revendication réaliste.
La proposition des élus langrois, dans l’unité, est responsable et semble dictée par l’intérêt commun. La balle est maintenant dans le camp de l’ARS. Dans la mesure où le financement de la chirurgie ambulatoire entre dans le budget alloué, que son maintien apporte un service de qualité et de proximité nécessaire, on ne comprendrait pas son rejet.
Louis Laprade
