Canicule : un bilan meurtrier, une gestion désastreuse

Le bilan de la canicule, c’est déjà une surmortalité chez les personnes âgées et les populations vulnérables. De plus, les chaleurs extrêmes vont aggraver encore la sécheresse qui touche le pays et favoriser des incendies meurtriers alors qu’une autre vague de chaleur est annoncée. Depuis des décennies, les recommandations des scientifiques, les rapports du GIEC sur le réchauffement climatique ont été méprisés. Macron n‘a rien anticipé, il a même aggravé la crise.

D’abord en repoussant de cinq ans la rénovation énergétique des logements en location, quand beaucoup suffoquent dans des bouilloires thermiques. En encourageant les coupes rases, le démantèlement de l’ONF, les méga-bassines, les fermes-usines, les lois Duplomb. En sabotant le droit à l’environnement, en sacrifiant les zones humides, les espèces protégées, les forêts, les terres agricoles, au profit du béton, de l’agrobusiness.

Les responsables devront rendre des comptes

Il démantèle les services publics de la transition écologique et sanitaire : Santé publique France, l’Ademe, l’Office français de la biodiversité, Météo-France. Les salariés de ces agences dénoncent la remise en cause de leurs missions et la diminution de leur budget. Entre 2013 et 2024, 30% des effectifs de Météo- France ont été supprimés. À l’Ademe, le Fonds vert a été divisé par trois en deux ans, limitant les investissements pour adapter les écoles, les hôpitaux et les Ehpad au réchauffement climatique. On voit le résultat ! Droite et RN ont voté ces lois désastreuses main dans la main. Dans plusieurs départements du sud de la France, les pompiers peinent à contrôler les feux. Sur les cinq canadairs promis en plus, trois ont été annulés par Attal.

Depuis 9 ans, ce ne sont que mensonges, coupes dans les budgets et responsabilité reportée sur les individus à qui on ordonne de boire de l’eau et rester au frais tandis qu’ils sont réduits à plaquer des couvertures de survie aux fenêtres et installer des serviettes mouillées devant des ventilateurs. Cette canicule était prévisible, comme toutes celles qui viendront. Le gouvernement savait. Il a choisi de ne pas investir, de sabrer dans les fonds dédiés au réchauffement climatique et en plus, il se félicite. Les morts, les catastrophes économiques, écologiques sont le fait de ses choix politiques. Les responsables devront rendre des comptes.

Marie-Rose Patelli