
Samedi 3 janvier, Macron a qualifié l’invasion du Venezuela, le kidnapping de Maduro et le bombardement de Caracas de «Bonne nouvelle pour les Vénézuéliens».
Pas un mot contre ce que Daniel Mermet (Là-Bas si j’y suis) qualifie fort justement de viol de la souveraineté, viol de la Constitution américaine, viol du droit international. Donald Trump viole toutes les lois. Un soir, il fait kidnapper le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse et il s’empare du pétrole du Venezuela, les plus vastes réserves d’or noir du monde.
Car tout le monde le sait bien, le trafic de drogue n’est qu’un prétexte grotesque pour tenter de justifier ces actes de guerre. Trump n’a-t-il pas déclaré « Nous allons investir des milliards de dollars au Venezuela et tirer une extrême richesse du sol vénézuélien.»
Un geste d’allégeance à l’impérialisme américain
La déclaration de Macron est un geste d’allégeance à l’impérialisme américain, un soutien aux actes de guerre commis aux quatre coins du monde, comme aujourd’hui avec le génocide à Gaza.
La presse des milliardaires peut bien accoler mille fois le mot dictateur en parlant du président Maduro, les moyens employés par les USA sont parmi les pires méthodes fascistes ou nazies. Elles ne sont pas sans évoquer les actes des SS d’Hitler, capturant et assassinant les opposants, avant tout communistes et révolutionnaires, les autres suivant bien vite…
Les réactions des forces politiques et syndicales en France (y compris parmi ses propres soutiens) rappelant que « la prise de position de Macron est un abandon du droit international » ou que « la France n’était pas un État vassal des États-Unis » ont conduit le gouvernement, puis le président de la République, à rétropédaler…
Mettre le monde au pas à grand renfort de menaces

Il n’empêche, cette première déclaration restera comme une tache indélébile pour notre pays qui fut parmi les défenseurs exigeants du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Trump a décidé d’aller jusqu’où peuvent lui permettre les silences coupables de l’Europe pour mettre le monde au pas à grand renfort de menaces : Cuba, le Mexique, la Colombie, mais aussi l’Europe avec le Groenland dont l’emplacement stratégique et les précieuses ressources aiguisent ses appétits.
Notre gouvernement et l’Europe défaillant, mobilisons-nous massivement pour exiger que la France et la communauté internationale via l’ONU réagissent sans délai face à cette scandaleuse agression qui aggrave une situation internationale déjà tendue.
Richard Vaillant
Avec les déclarations d’organisation de la CGT, merci à Daniel Mermet
