SOS SÉCU

Chaque fois que la sécu est attaquée, on nous ressort le fameux trou, parfois même c’est un gouffre sans fond !

Pourtant un trou ça se bouche au lieu de continuer à être creusé, comme n’ont cessé de le faire les gouvernements successifs !

Depuis 20 ans, les exonérations de cotisations sociales patronales n’ont cessé d’augmenter passant de 20 millards d’euros en 2004 à 80 milliards aujourd’hui (source Urssaf).

Toujours les mêmes recettes : les cadeaux au patronat (exonérations) augmentent, les profits battent des records, le chômage continue de progresser. Une partie des mesures du PLFSS est déjà en vigueur, sans débat, par décrets : la baisse des indemnités journalières pour accidents du travail et maladie professionnelle dès le 1er novembre, et la baisse de l’Aide à la perte d’autonomie (APA). Clairement, ce PLFSS s’en prend à la majorité des travailleurs et des travailleuses, aux retraité·es, dont les plus fragiles.

Ce budget, s’il est voté, va réduire les pensions, appauvrir les retraités par la désindexation, mais va aussi impacter douloureusement les enfants, les familles : moins 600 millions d’euros pour l’allocation de rentrée scolaire, moins 500 millions sur les allocations familiales, moins 500 millions sur les centres de loisirs, de vacances, les crèches. 5,5 milliards d’euros de coupes sur la maladie dont 1,2 milliard pris sur l’hôpital et 1 milliard sur les malades en les fiscalisant, etc.

Au total les coupes sombres dans les dépenses de sécurité sociale représentent 12 milliards d’euros. C’est insupportable.

Il faut refuser ce budget, c’est l’avenir de notre Sécu qui est en jeu. Les capitalistes rôdent autour de la sécurité sociale prêts à la dépecer, alléchés par son budget de 685 milliards d’euros qui leur échappe.

Le but inavoué est donc d’inciter les assurés sociaux à souscrire une assurance privée. On sait où cela mène : le jour où vous avez un gros pépin de santé, vous vendez votre logement pour vous soigner (comme aux USA).

Pascal Pruvot