Le gouvernement s’attaque aux retraites et pensions versées aujourd’hui… Après avoir dilapidé l’argent public en distribuant sans compensation et sans contrôle 211 milliards d’aides qui vont alimenter les profits des actionnaires, le gouvernement s’attaque aux retraité.es qui sont, pour lui, des nantis.
Les millionnaires, et po ur certain.es, multimillionnaires qui siègent au gouvernement viennent nous expliquer qu’avec plus de 2 000 net par mois on peut vivre sans problème au prétexte que 70% des retraité.es seraient propriétaires de leur habitation. C’est donc le seuil qu’ils envisagent au-delà duquel serait supprimée la déduction forfaitaire de 10% sur les revenus déclarés, avant le calcul de l’impôt, en s’appuyant sur un prétexte fallacieux.
Les retraité.es ne bénéficient pas de l’abattement pour frais professionnels qui est réservé aux salarié.es sur la base de l’article 83-3° du CGI, mais de l’abattement de 10% sur les pensions et rentes viagères avec un minimum et un plafond : c’est l’article 158-5-a, alinéas 2 et 3 du CGI. Cet abattement a été instauré par l’article 3 – I de la loi de finances pour 1978.
Si cet abattement était supprimé, cela se traduirait par une perte de pouvoir d’achat considérable pour les retraité·es modestes car les foyers fiscaux au revenu de 3 600 euros mensuels sont limités par le plafond de l’abattement. 11 millions de retraité.es subiraient une hausse. Et des dizaines de milliers d’autres jusque-là non-imposables, seraient dans l’obligation de payer l’impôt.
Pétition en ligne sur change.org
Mais il s’attaque également aux futures retraites
Vous avez sans doute entendu la petite musique du rapprochement du net et du brut qui pourrait vous paraître de prime abord séduisante. Elle consiste à dire on diminue les « charges”, qui sont en réalité des cotisations sociales, et on vous verse l’équivalent en salaire. In fine, ça ne coûte rien de plus à l’employeur et vous avez plus d’argent sur votre compte à la fin du mois.
Mais le salaire brut est notre vrai salaire, le salaire qui compte pour notre vie entière tandis que le salaire net est celui compte au mois le mois, « le brut pour la vie, le net pour le mois ». En effet, les cotisations sociales payées par les employeurs et les salarié.es servent à alimenter les 5 branches de la sécurité sociale dont la branche retraite.
L’équation est simple : moins de cotisation = moins de retraite. Mais ce sont également les 4 autres branches de la sécurité sociale qui seront touchées. Ce sera moins d’argent pour la branche maladie, moins d’argent pour la branche accident du travail et maladie professionnelle, moins d’argent pour la branche famille (CAF) et moins d’argent pour la branche autonomie.
Gérard Sigal
