C’est à juste titre que les formateurs du CFA de Chaumont et Saint-Dizier parlent d’une victoire collective, comme le signale le Jhm du 6 mai.
Les professionnels avaient appris le 30 mars, par un simple courriel, la fermeture de leur établissement : 378 élèves abandonnés du jour au lendemain sans solution pour finir leur formation, une trentaine de salariés laissés dans l’incertitude totale.
Ce type de violence sociale débridée s’est considérablement accru ces dernières années, encouragé par la brutalité et le mépris de classe d’Emmanuel Macron. Mais cette fois, les décideurs froids, qui spéculaient sur la résignation, se sont trouvés confrontés à une résistance inattendue.
Tout d’abord celle de la base, immédiate : élèves et encadrants lancent pétitions, manifestations et interpellations des élus. Un des enseignants commence une grève de la faim.Ils sont tout de suite suivis par les syndicats (la CGT sera très présente dans la lutte) et la population.
Pour le Collectif le maintien des sites est une victoire
Un collectif de soutien est créé dès l’annonce de la fermeture des sites haut-marnais. Le 4 avril, un rassemblement réunit 200 personnes : élèves, enseignants, familles, professionnels, élus et syndicats. La pétition en ligne, initiée par les apprentis, recueille plus de 2500 signatures.
Le 30 avril, le président du Conseil départemental et le maire de Chaumont, président de l’agglomération, confirment l’abandon du plan de fermeture, le maintien des examens de fin d’année sur les sites, et une rentrée assurée pour toutes les filières : la mobilisation a payé.
Le collectif considère que le maintien des sites est une victoire. Mais, par la voix d’une de ses formatrices, il rappelle qu’Alméa maintient son « plan de sauvegarde de l’emploi » et sa politique de gestion initiale. Et il conclut par une formule qui ressemble à un mot d’ordre : le combat continue !
A. Fellner
