Face à la flambée des prix du carburant (baril de Brent au-dessus de 110 dollars, gasoil au dessus de 2 euros) et la menace de blocage des routes, le gouvernement a prévu des indemnités « carburant ». 70 millions d’euros vont être débloqués pour trois secteurs : les transporteurs, les agriculteurs et les pêcheurs qui jugent ces mesures largement insuffisantes. Pendant que les pétroliers et le gouvernement se remplissent les poches, les 70 millions annoncés ne seront pas des dépenses supplémentaires mais une “réallocation budgétaire”. C’est-à-dire que d’autres postes de dépenses seront réduits en conséquence.
Aucune mesure pour les salariés
Aucune mesure n’est prévue pour les salariés lambda qui, faute de transport en commun, doivent utiliser leur véhicule chaque jour, ni pour les aides à domiciles déjà sous-payées qui font également des dizaines de km chaque jour. La Fédération nationale des infirmiers a exprimé sa déception mentionnant les 15 000 à 25 000 km effectués par an par les infirmiers-ères pour leurs tournées de soins à domicile.
Quant aux taxis qui, dans notre département, transportent chaque jour des malades, aucune mesure n’est prévue non plus. Les artisans et commerçants itinérants, non couverts par le dispositif transporteurs (réservé aux TPE/PME du transport routier) sont aussi complètement ignorés.
Macron se permet même de déclarer « si les Français ne peuvent plus aller travailler à cause de la hausse du carburant, ils n’ont qu’à faire du télétravail ! Un président toujours aussi hors sol, et, visiblement, sans aucune connaissance de la réalité du terrain. Ensemble, exigeons le blocage des prix, en prenant sur les bénéfices des pétroliers, dont Total !
Marie-Rose Patelli
14 parlementaires de la majorité Lecornu, dont la présidente de l’Assemblée nationale sont actionnaires chez Total. Les méchantes langues diront qu’ils veulent protéger leurs dividendes !
