MARS. On attend le printemps et le mois commence par une journée noire et son lot de hausses avec les conséquences que l’on connaît pour le portefeuille des Français·es.
Hausse de 2,4% en moyenne de la carte grise. Le prix repère du gaz augmente de 3,93 %. La plupart des utilisateurs sont concernés puisque le prix du kWh/chauffage subira une hausse de 5,32 % et celui pour la cuisson de 4%. Et pour couronner le tout, il se murmure que d’autres hausses, liées à la guerre qui se déroule au Moyen-Orient, sont prévues pour les mois à venir.
Le budget de la sécu, approuvé par une majorité de députés (droite, macronistes, socialistes) à l’Assemblée nationale, en décembre 2025, se traduit lui aussi dans des mesures qui vont affecter directement le budget des Français·es.
Parmi celles-ci, à compter du 1er mars, la majoration des allocations familiales qui, jusqu’alors, bénéficiait aux enfants de plus de 14 ans, va être reculée à 18 ans. C’est un vol mensuel de 75,53€ soit plus de 900€ par an (et par enfant) que vont subir les familles pendant 4 ans, jusqu’aux 18 ans de l’enfant.
Une fois de plus, plutôt que de s’attaquer aux plus fortunés, le gouvernement s’en prend aux familles et notamment les plus fragiles. Est-ce ainsi que Macron compte « réarmer » la natalité ?
Attaque frontale contre le pouvoir d’achat
Autre mesure qui prend effet au 1er mars, plus discrète, l’augmentation du forfait hospitalier qui passera de 20 à 23€ par jour. Le forfait « patient urgences » en cas de passage aux urgences sans hospitalisation passera, lui, de 19,61€ à 23€. En général, les mutuelles prendront en charge cette augmentation mais, au final, c’est bien nous qui paierons les hausses de tarif des mutuelles.
Enfin comme un symbole des orientations antisociales de ce budget, l’instauration d’un timbre fiscal de 50 euros sur les frais de justice. C’est ce qui en coûtera, par exemple, au salarié qui ira porter un litige devant le Conseil des prud’hommes.
Bref nous sommes face à une attaque frontale de plus contre le pouvoir d’achat des salarié·es, des sans-emplois et des retraité·es.
Une invitation à se rassembler et à agir.
Adriana Fernandez
