.. c’est encore plus d’austérité et moins de services publics
20 MILLIARDS de coupes budgétaires, 20 milliards volés aux citoyens de ce pays, c’est le budget Lecornu pour 2026. Et le recours au 49.3 permet d’écarter toute discussion sur les recettes, notamment celles concernant les grandes entreprises et les plus riches qui vont pouvoir continuer à engranger.
20 milliards, dans nos villes, ce sont moins de moyens pour les écoles, les cantines, les crèches, les garderies, pour l’entretien des bâtiments communaux, les espaces verts, pour des investissements futurs, pour les transports urbains.
Et quelles vont être les conséquences pour notre département, où il a déjà été annoncé la suppression d’au moins 34 postes qui assurent pourtant les missions essentielles de service public ? Et dans notre région déjà fortement impactée par la suppression de nombreux guichets de gare et de dessertes ferroviaires ? Sans oublier la culture étranglée, elle aussi, par les coupes budgétaires.
Les conséquences pour notre département
Les victimes du budget 2026, ce sont aussi les associations. Moins pour le sport des enfants, pour la culture, moins pour la solidarité alors que la pauvreté explose, pour les droits des femmes alors que les féminicides et les violences faites aux femmes sont en hausse. Les associations et les entreprises d’insertion sont vent debout contre une baisse de 10 % de leurs moyens qui va affecter les structures locales, les ateliers et chantiers qui embauchent et accompagnent de nombreuses personnes démunies. Ce sont 4 000 postes supprimés dans l’Education nationale, des sections et filières menacées comme celle du bois à Charles De Gaulle.
Les hôpitaux, comme l’ensemble des services publics, vont être en grande difficulté, l’attente pour une hospitalisation va encore s’amplifier, et les coûts vont exploser pour les malades avec les mesures votées dans le budget de la sécurité sociale.
Enfin, le logement social, dont nous avons parlé dans notre dernier journal, est aussi dans le collimateur.
Voilà les conséquences du budget Macron-Lecornu, un vol en bande organisée de tous nos acquis. Une chose est sûre, ce passage en force n’était pas une nécessité, mais un choix politique. Il accroît l’instabilité sociale et politique, accentue la défiance démocratique et nourrit le sentiment d’abandon. En refusant de répondre aux urgences sociales, le gouvernement ouvre un boulevard aux forces d’extrême droite et fragilise la démocratie.
Marie-Rose Patelli
