Le président de l’Agglomération de Chaumont, Stéphane Martinelli, s’est répandu dans la presse locale à l’encontre de Paul Fournié qui annonce désormais officiellement vouloir lui piquer la place. Il se plaint de ce que ce dernier n’aurait pas de parole. En effet, au cours d’un déjeuner, en 2022, M. Fournié aurait assuré M. Martinelli qu’il visait la mairie de Chaumont, mais qu’il ne se présenterait pas à la présidence de l’Agglo. En vertu de quoi M. Martinelli l’aurait plutôt ménagé ces dernières années. Et pour lui donc, l’ambition aujourd’hui dévoilée de M. Fournié s’apparenterait à de la trahison. Mais dans quelle cour d’école sommes-nous ?
Cette histoire (probablement vraie) ne grandit aucun des deux protagonistes.
Rappelons que, six ans plus tôt, après d’âpres négociations avec Christine Guillemy, Stéphane Martinelli avait ouvert un poste de vice-président supplémentaire à l’intention de Paul Fournié, mais sans délégation concrète. Pratiquement tout le monde s’accorde pour dire aujourd’hui que cette vice-présidence n’ayant servi à rien, ou presque, a tout de même coûté 72 000 euros.
La faute à celui qui l’a prise ou à celui qui l’a offerte sans exiger un travail ?
Voilà bien le genre d’arrangement que les citoyens ne supportent plus et qui les pousse parfois à voter n’importe quoi d’autre. Or, depuis sa tour d’ivoire, M. Martinelli prend le public à témoin du manque de reconnaissance de celui qu’il estime avoir favorisé. Ne voit-il pas ce qu’il y a d’indécent à jouer ainsi les pleureuses ?
La déconnexion des élus de longue date ne cessera jamais de nous étonner !
Lionel Thomassin
