Vénézuela : on ne nous dit pas tout !

Nicolas Maduro serait un dictateur et un narco-traficant…La vérité c’est que les USA n’ont jamais accepté que le Venezuela ait nationalisé son pétrole (1976) pour financer ses écoles, la santé et le logement.

Ils ne pouvaient accepter que la première réserve mondiale de pétrole échappe à leurs multinationales. C’est pourquoi, bien avant de kidnapper Maduro, les USA ont mené pendant plus de dix ans une impitoyable guerre économique contre le Venezuela.

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Sabotage, vol, piraterie …

En 2015, Obama profite de l’effondrement des prix du pétrole pour signer un décret déconnectant le Venezuela du système bancaire mondial (SWIFT). Les importations ne sont plus possibles, les magasins se vident. Suit le sabotage technique avec un embargo sur les produits nécessaires à l’extraction du brut vénézuélien et à sa transformation en essence.

En 2019, CIGTCO l’importante filiale sur le territoire étatsunien de la compagnie nationale vénézuélienne (unique robinet à dollars du pays) est confisquée par les USA. Le bolivar s’effondre.

En 2020, les USA passent à la piraterie, détournent les tankers ravitaillant le pays en essence et en revendent le contenu à leur profit.

En 2024, le gouvernement américain saisit un Boeing cargo 747 vénézuélien en Floride.

Le Venezuela se tourne alors vers la Chine qui avec ses ingénieurs et ses technologies lui permet de relancer les infrastructures sabotées par les Américains. La monnaie chinoise permet aussi au pays de desserrer le blocus financier. Ce partenariat va permettre un premier redressement du pays.

En 2025, le Venezuela a stoppé enfin sa chute et retrouvé une croissance économique positive, la plus forte du sous continent américain. Aujourd’hui 70% de son pétrole part vers la Chine.

Mais pour Washington, voir le rival chinois sécuriser son énergie dans sa « zone d’influence » est intolérable !

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… et intervention militaire

En Décembre 2025 : l’US Navy passe à l’action et bloque le passage de l’essence venant de Chine. Le message est clair : empêcher l’énergie d’entrer et l’argent de sortir !

Les conséquences de cette longue politique de sabotage sont dramatiques : 7 millions de Vénézuéliens sur 35 quittent le pays. C’est une émigration économique et non politique. Peut-on parler de « faillite » quand l’empire américain sabote vos puits de pétrole, bloque vos comptes et finit par kidnapper votre président ?

Pascal Pruvot