PAPREC : discrimination syndicale

Mahamadou Kanté obtient une décision favorable de la Cour d’appel de Paris

Mahamadou Kanté, représentant syndical CGT de Paprec Île-de-France, victime de discrimination syndicale de la part de son employeur, vient de voir son droit reconnu par la Cour d’appel de Paris.

Il devra réintégrer son poste de conducteur d’engin dans les 15 jours, sous peine d’une astreinte de 500 € par jour, et recevra un peu plus de 9 500 €, représentants les salaires dus par l’entreprise depuis son licenciement fin 2016. En outre, Paprec devra lui donner les moyens attachés à sa mission, arrêter toute forme de discrimination syndicale et est désignée responsable de tout risque psychosocial qui pourrait advenir avec son supérieur hiérarchique.

Un documentaire réalisé fin 2017 témoigne de l’histoire de Mahamadou Kanté, de ses collègues et de la réalité de l’entreprise Paprec :















L’Union Locale CGT de la Courneuve se félicite que la Cour d’appel ait confirmé la décision du ministre du travail ainsi que les deux décisions rendues par l’inspection du travail mais rappelle qu’elle « attend l’application de la décision de l’arrêt la cour d’appel de Paris par Paprec qui a l’habitude dans cette affaire de faire la résistance. »

Elle réaffirme sa détermination « pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des salariés de Paprec Île-de-France » dont les méthodes de management autoritaires doivent cesser.




PAPREC : Deux journalistes mis en examen pour avoir informé sur l’affaire Mahamadou Kanté !

vendredi 23 février 2018


A peine croyable ! Deux journalistes de l’Humanité, Kareen Janselme et Cyprien Boganda, ont été entendus le 20 février dernier par un juge d’instruction avant d’être mis en examen pour diffamation. Leur forfait ? Avoir relaté, témoignages et preuves à l’appui, la discrimination syndicale qu’a vécu notre camarade Mahamadou Kanté au sein de l’entreprise de recyclage Paprec. « Comme l’illustraient déjà leurs auditions devant les enquêteurs de la police judiciaire au mois de décembre, leurs articles ne sont pas attaqués sur une formule ou une autre, mais bien sur de nombreux passages entiers. Ce qui signifie que, malgré les pièces mises en lumière par nos collègues, l’entreprise entend les censurer ou les réduire au silence. Au passage, elle tente d’obtenir par le biais judiciaire des éléments sur leurs sources », écrivent dans un communiqué le SNJ-CGT et le SNJ.

C’est à une procédure bâillon que nos deux collègues et, par extension, tous les journalistes de nos titres, sont confrontés aujourd’hui. La manœuvre vise à nous empêcher de réaliser une part essentielle de notre travail d’information sur les conflits sociaux et les luttes syndicales dans les entreprises. Elle doit donc être déjouée. Nous ne comptons pas nous laisser intimider, et nous continuerons à défendre la liberté d’informer, même sur les événements qui se déroulent derrière les murs des entreprises… (SITE CGT)