L’année 2018 aura été particulièrement dure pour le peuple palestinien, et nous souhaitons vivement que 2019 lui apporte justice et liberté.

La participation de Trump au vol des terres palestiniennes, son transfert d’ambassade à Jérusalem, ont donné un chèque en blanc aux brigands à la tête du régime israélien pour amplifier la colonisation, la répression, et l’étranglement des Palestiniens, avec en plus la suppression des crédits US pour l’UNRWA, l’agence de l’ONU pour les réfugiés, et la suppression quasi-généralisée de tous financements états-uniens.

Mais cette année aura également été marquée par une résistance spectaculaire des Palestiniens, qui a amené une grande partie de l’opinion publique mondiale à manifester son aversion envers le régime de l’apartheid et ses méthodes barbares.

Les Marches du Retour, démarrées le 30 mars dernier à Gaza, sur les « zones tampon », avec des dizaines de milliers de manifestants non armés, enfermés derrière des barbelés, assassinés et amputés, alors qu’ils réclament la liberté et l’application de leurs droits, ont notamment marqué les esprits.

On a vu à l’oeuvre le terrorisme israélien qui a frappé indistinctement des enfants, des handicapés, des femmes, des soignants comme des journalistes. 

Depuis 10 mois, les Palestiniens ne mettent pas leurs vies en péril pour rien, comme l’a dit Hillel Karmi, le jeune Israélien qui a passé 107 jours derrière les barreaux pour refus de servir dans l'armée israélienne, et qui s’est déclaré « inspiré par les jeunes Palestiniens qui organisent ces marches ».

En Cisjordanie aussi, la résistance n’est pas passée inaperçue. La gifle, à un soldat de l’occupation, de la jeune Ahed Tamimi, du village de Nabi Saleh, et son emprisonnement, ont également frappé l’imagination.

Ce régime colonial peut emprisonner les enfants à tour de bras, les torturer, démolir leurs maisons, leurs écoles, la résistance se poursuit, héroïque, dans toute la Palestine. Et ceci malgré l’abjecte « coordination sécuritaire » entre l’occupant et des bureaucrates corrompus qui s’accrochent à leurs prébendes.

Israël a été amené, en 2018, à refuser l’entrée à 11 000 voyageurs (record battu !), dont de nombreux Juifs américains, parce qu’ils appellent au boycott de produits exportés par Israël, et venant largement des colonies, toutes illégales.

Malgré la diffamation, la répression, toute l’énergie, l’argent et les manigances du ministère israélien chargé de lutter contre le boycott, chacun(e) assiste — et c’est désormais encore plus clair avec le vote d’une loi institutionnalisant l’apartheid, en juillet dernier — à une « racialisation » sans fard de l’idéologie israélienne.

C’est pourquoi le boycott, y compris culturel et sportif, de l’occupant israélien, appelé de ses voeux par la société palestinienne, ne peut que continuer son ascension irrésistible, comme pour l’Afrique du Sud de l’apartheid, 

A chacun(e) d’apporter sa pierre à l’édifice !

Nous avons la chance de voir apparaître en France, avec les Gilets Jaunes, de nombreuses consciences qui s’éveillent et refusent l’injustice. C’est un grand encouragement pour nous, car refuser les inégalités criantes, l’intox, et la répression, ici, être amenés à échanger au lieu de rester fragmentés chacun dans son coin et sa galère, c’est une opportunité extraordinaire pour nous qui militons dans le même sens.

On ne lâche rien !


Amicalement,