Dernière minute (suite au droit de réponse du SDED paru dans la presse)

Ordures : la mauvaise foi du SDED

Dans une curieuse réponse adressée aux journaux locaux, les «responsables» du Syndicat départemental Energie et Déchets, s'en prennent violemment à ceux qu'ils appellent les «irresponsables». Ils visent essentiellement le syndicat des retraités CGT de Chaumont et Langres qui, en réaction à l'abandon du centre de tri de Chaumont et de ses 30 emplois, appelle les citoyens au boycott du tri concerné.

Abasourdi par l'incroyable mauvaise foi des élus du SDED, le syndicat des retraités CGT de Chaumont-Langres souhaite apporter quelques bonnes vérités au débat :

 le SDED est de mauvaise foi quand il écrit que le boycott va menacer 300 emplois locaux. Il cite alors le traitement du verre, du papier... et il va même jusqu'à prétendre qu'il y aurait lieu de s'inquiéter pour Emmaüs. Il ajoute que ce serait une catastrophe financière pour le département et ses habitants. Or l'appel à boycott ne concerne que les sacs jaunes ; ceux qui étaient traités par le centre de tri aujourd'hui disparu et qui sont désormais envoyés à Châlons. Ce boycott ne menace donc pas les 300 emplois qui existent encore pour d'autres types de déchets. Il vise au contraire à ramener les 30 emplois que le SDED vient de laisser partir.

• le SDED est de mauvaise foi quand il tente de montrer que le Centre de tri de Chaumont était en sursis et qu'il ne pouvait donc plus poursuivre son activité. Car comment expliquer alors que ce même centre de Chaumont ait pu répondre à l'appel d'offres pour le marché à venir ? Pourquoi le SDED a-t-il accepté cette candidature, si elle n'était pas conforme ? En fait, si le centre de Chaumont a perdu le marché, c'est simplement parce qu'il était plus cher (4 euros par habitant et par an, nous a-t-on dit). On peut supposer peut-être que la différence de prix était destinée à la mise aux normes des locaux...

• le SDED est de mauvaise foi quand il écrit : «...tous les employés du site de Chaumont, qui sont au nombre de 14 CDI et non pas 30, font l'objet d'une procédure d'accompagnement par leur employeur...». Cette présentation induit évidemment le lecteur en erreur. Car elle laisse entendre qu'il n'y aurait eu que 14 employés. En n'évoquant que les CDI, le SDED fait fi des autres types de contrats, intérim et conventions qui font qu'au total une trentaine de personnes travaillaient bien au Centre de Chaumont. On notera aussi au passage que certains employés ont participé à la manifestation organisée devant les locaux du SDED par les retraités CGT.

• le SDED est de mauvaise foi quand il écrit que, concernant le CO2, «il n'y aura pas plus de transport que dans le marché précédent». Il base sa démonstration sur le fait qu'après tri à Chaumont, les déchets étaient acheminés vers des sites de recyclages situés un peu partout en France. Désormais, après tri à Châlons, ils iront encore vers toutes sortes d'endroits en France. Sauf qu'ils auront fait en plus le trajet de la Haute-Marne vers Châlons. Et, qu'on le veuille ou non, ça fait globalement beaucoup plus de kilomètres qu'un rassemblement au centre du département. Pour un total de 7 000 tonnes, ce n'est tout de même pas rien !

• Enfin le SDED est peut-être de bonne foi quand il dit que les règles de la commande publique lui interdisaient d'exiger que la prestation s'effectue à Chaumont. On ne peut exclure en effet que les élus en soient persuadés. Mais alors il faut sérieusement envisager la question de leur compétence. N'oublions pas que le traitement de proximité et l'emploi social non délocalisable font partie des objectifs affichés du Syndicat départemental Energie et Déchets. Si ses « responsables » n'en sont plus capables, ils n'ont plus lieu d'en faire partie.

Ils se retranchent aujourd'hui derrière le principe de liberté d'accès à la commande publique. Mais on ne voit pas bien en quoi le fait de demander aux entreprises de travailler à Chaumont les empêcherait de répondre à l'appel d'offres. Sinon on tombe dans l'absurde : on n'a qu'à baser à Paris tous les services utiles aux Haut-Marnais, si jamais ça pouvait arranger un maximum d'entreprises nationales...

En réalité, il y a bien eu distorsion de concurrence dans l'appel d'offres passé à Chaumont. Car en permettant aux entreprises extérieures de se saisir des déchets de Haute-Marne pour les traiter dans des grands centres régionaux, réalisant forcément ainsi des économies d'échelle, on pénalisait d'emblée l'entreprise qui avait investi à Chaumont et s'apprêtait à le faire encore. Dans une curieuse réponse adressée aux journaux locaux, les «responsables» du Syndicat départemental Energie et Déchets, s'en prennent violemment à ceux qu'ils appellent les «irresponsables». Ils visent essentiellement le syndicat des retraités CGT de Chaumont et Langres qui, en réaction à l'abandon du centre de tri de Chaumont et de ses 30 emplois, appelle les citoyens au boycott du tri concerné.

Abasourdi par l'incroyable mauvaise foi des élus du SDED, le syndicat des retraités CGT de Chaumont-Langres souhaite apporter quelques bonnes vérités au débat :

 le SDED est de mauvaise foi quand il écrit que le boycott va menacer 300 emplois locaux. Il cite alors le traitement du verre, du papier... et il va même jusqu'à prétendre qu'il y aurait lieu de s'inquiéter pour Emmaüs. Il ajoute que ce serait une catastrophe financière pour le département et ses habitants. Or l'appel à boycott ne concerne que les sacs jaunes ; ceux qui étaient traités par le centre de tri aujourd'hui disparu et qui sont désormais envoyés à Châlons. Ce boycott ne menace donc pas les 300 emplois qui existent encore pour d'autres types de déchets. Il vise au contraire à ramener les 30 emplois que le SDED vient de laisser partir.

• le SDED est de mauvaise foi quand il tente de montrer que le Centre de tri de Chaumont était en sursis et qu'il ne pouvait donc plus poursuivre son activité. Car comment expliquer alors que ce même centre de Chaumont ait pu répondre à l'appel d'offres pour le marché à venir ? Pourquoi le SDED a-t-il accepté cette candidature, si elle n'était pas conforme ? En fait, si le centre de Chaumont a perdu le marché, c'est simplement parce qu'il était plus cher (4 euros par habitant et par an, nous a-t-on dit). On peut supposer peut-être que la différence de prix était destinée à la mise aux normes des locaux...

• le SDED est de mauvaise foi quand il écrit : «...tous les employés du site de Chaumont, qui sont au nombre de 14 CDI et non pas 30, font l'objet d'une procédure d'accompagnement par leur employeur...». Cette présentation induit évidemment le lecteur en erreur. Car elle laisse entendre qu'il n'y aurait eu que 14 employés. En n'évoquant que les CDI, le SDED fait fi des autres types de contrats, intérim et conventions qui font qu'au total une trentaine de personnes travaillaient bien au Centre de Chaumont. On notera aussi au passage que certains employés ont participé à la manifestation organisée devant les locaux du SDED par les retraités CGT.

• le SDED est de mauvaise foi quand il écrit que, concernant le CO2, «il n'y aura pas plus de transport que dans le marché précédent». Il base sa démonstration sur le fait qu'après tri à Chaumont, les déchets étaient acheminés vers des sites de recyclages situés un peu partout en France. Désormais, après tri à Châlons, ils iront encore vers toutes sortes d'endroits en France. Sauf qu'ils auront fait en plus le trajet de la Haute-Marne vers Châlons. Et, qu'on le veuille ou non, ça fait globalement beaucoup plus de kilomètres qu'un rassemblement au centre du département. Pour un total de 7 000 tonnes, ce n'est tout de même pas rien !

• Enfin le SDED est peut-être de bonne foi quand il dit que les règles de la commande publique lui interdisaient d'exiger que la prestation s'effectue à Chaumont. On ne peut exclure en effet que les élus en soient persuadés. Mais alors il faut sérieusement envisager la question de leur compétence. N'oublions pas que le traitement de proximité et l'emploi social non délocalisable font partie des objectifs affichés du Syndicat départemental Energie et Déchets. Si ses « responsables » n'en sont plus capables, ils n'ont plus lieu d'en faire partie.

Ils se retranchent aujourd'hui derrière le principe de liberté d'accès à la commande publique. Mais on ne voit pas bien en quoi le fait de demander aux entreprises de travailler à Chaumont les empêcherait de répondre à l'appel d'offres. Sinon on tombe dans l'absurde : on n'a qu'à baser à Paris tous les services utiles aux Haut-Marnais, si jamais ça pouvait arranger un maximum d'entreprises nationales...

En réalité, il y a bien eu distorsion de concurrence dans l'appel d'offres passé à Chaumont. Car en permettant aux entreprises extérieures de se saisir des déchets de Haute-Marne pour les traiter dans des grands centres régionaux, réalisant forcément ainsi des économies d'échelle, on pénalisait d'emblée l'entreprise qui avait investi à Chaumont et s'apprêtait à le faire encore.

Touchés...

Ils s’énervent. Ils mentent. Ils insultent. Non ce n’est pas Medef-Gattaz, en phase de succession ou encore un des Le Pen interviewé chez Michou ou quelque député de la France en Marche. ILS, c’est le SDED mais qui au SDED ? Car le droit de réponse paru dans la presse locale est resté étrangement anonyme. Alors qui ? Le conseil d’administration -s’est-il au moins réuni ?-  le président qui est venu le jour de la manif derrière la banderole refusant les 30 licenciements. Peu probable ? Un membre du CA en franc tireur. Possible. Un nom circule dans la ville. On-dit ou réalité cela fait drôle de penser qu’un élu pourrait faire une telle lâcheté incognito.

On pense alors à un employé du staff bien reclus dans le bunker pseudo-écolo qu’est devenu le siège du SDED et tenu à faire ce sale travail sous la menace...

On subodore à la lecture de la presse dominicale que c’est sans doute le directeur qui a commis ce tissu de mensonges et de pâle justification nous accusant pêle-mêle de mettre en péril l’emploi ou  de ne plus vouloir trier le verre et de plein d’autres choses encore. Style énarque ou premier de HEC, morgue et suffisance en sautoir.
Bref, on n’a rien compris. On n’a rien compris du jeu que mène l’ADEME au nom des multinationales des ordures. A ce Monopoly-là, les retraités sont sûrs de ne pas passer par la case départ et de ne pas toucher 20 000  francs. Pensez, le mois où la CSG vient d’amputer de belle façon leur pouvoir d’achat.

On a même pas compris qu’il fallait licencier les salariés, le travail est trop malsain, dangereux. Licencier trente PERSONNES (nous maintenons ce chiffre) c’est donc faire œuvre de salubrité publique. Il faut avoir été élevé où pour écrire cela ?

Et encore, nous avons échappé à l’intégralité du droit de réponse. Mais les extraits sont gratinés c’est une sorte de concentré de crétinerie.

Nous publions ci-dessous une page spéciale avec les deux droits de réponse, parus dans le Jhm et l’Affranchi avec la réponse faite par notre syndicat    Richard Vaillant