Riposte

19 février 2018 - Syndicat CGT des retraités de Chaumont

Semaine du 11 au 18 février. Nous préparons la réunion «tri des déchets».  Nous rencontrons les gens dans la rue, sur les marchés et en réunion. C’est partout de la colère qui s’exprime, une colère aigüe et sonore : on tient à exprimer publiquement son ras-le-bol. Les réunions débordent toujours le cadre fixé. Au Cavalier, des femmes venues pour participer au débat sur le tri des déchets, nous interrogent sur la baisse du pouvoir d’achat, les 1,7% de CSG, la hausse de leur mutuelle, du gaz, du forfait hospitalier, des taxes sur le carburant, etc. C’était presque au mot à mot le  tract des neuf organisations qui appellent à la manifestation du 15 mars.
Justement, les syndicats de retraités départementaux se réunissaient le lendemain pour arrêter les modalités de l’action du 15 mars. Unité, détermination étaient très présentes autour de la table de discussion. Une seule volonté, une seule : rassembler les retraités pour agir contre des politiques qui tournent le dos à leurs intérêts. L’exemple des 2200 cartes de vœux à Macron  remises dans la boîte aux lettres à la Poste de Chaumont en atteste.

Au menu du 15 mars : rassemblement à 15h, manif avec arrêts aux permanences des députés et sénateurs de la droite qui marche à droite ou qui piétine. On passe par la mairie puis direction la préfecture. Personne n’est oublié parmi celles et ceux qui peu ou prou méprisent les retraités et personnes âgées.

Lors de la réunion d’info sur le Centre de tri,  nous avons reçu la visite de la jeune association (dans tous les sens du terme)  «Vous en avez marre ? C’est maintenant ». Un Collectif citoyen qui veut dire « Stop aux multiples attaques de l’exécutif qui ordonne et nous met à genoux » Refuser les attaques : c’est  désobéir ? ça nous va bien, nous qui appelons à la désobéissance civique. 

Depuis que nous avons lancé cette idée de désobéissance civique, mépris et injures sont apparus pour troubler le débat, un débat que nous voulons public, citoyen, un débat que refuse le Syndicat Départemental énergie et Déchets (SDED) qui a donc choisi le mensonge et l’invective pour tenter de noyer le (gros) poisson. Quand on cherche à cacher que l’on veut liquider ce qui reste de service public dans le ramassage des ordures ménagères pour le vendre à la plus offrante des multinationales, le mieux est d’insulter celles et ceux qui s’y opposent et tentent de rassembler les énergies.

Plus étrange est l’attitude de l’association Les Tournesols qui dit pis que pendre du SDED et s’oppose aussi à l’action menée. Bref, elle ne fait rien ! Drôles de Tournesols  qui au lieu de suivre la révolution du soleil gigotent dans tous les sens. Cela appelait un droit de réponse. C’est ici. Enfin il y a en perspective l’assemblée générale de notre syndicat. C’est le 20 mars, (le jour du printemps !) au Patronage Laïque de Chaumont.

Mais nous en reparlerons.