la une      actualités       syndicat     dossiers     international     savoir     liens

Stress, anxiété, psychose, dégâts sur la santé psychique des Français

La crise sanitaire par l’usage politique dont joue le pouvoir (et les lois qui l’accompagnent, plus qu’elles ne la solutionnent) crée un climat de peur. Celui-ci est d’autant plus vif qu’il nous fait accroire que nous sommes soumis à un « danger de mort imminente ». Il n’est nul besoin d’être expert en quoi que ce soit pour en mesurer la lourde menace.

On a déjà relevé, mais sans doute de manière encore insuffisante, les dégâts sur la santé psychique des Français. Stress, anxiété, psychoses sont le lot de la quasi-totalité de la population, qui se manifestent, avec plus ou moins d’intensité, dans des modifications du comportement.

Par la savante sélection des informations distillées sur lui, sa durée, ses pauses, ses regains, l’impression de « sans fin » savamment entretenue, la culpabilisation individuelle utilisée y compris dans la cellule familiale, le coronavirus, de danger biologique est devenu un perturbateur de vie total.

Ainsi les interdits portent loin et sont désormais innombrables. Jusque sur des rites immémoriaux comme l’hommage aux morts, sur les fêtes de mariage ou familiales, mais pas sur les conférences électoralistes d’une Mme Abba, pas plus que sur les agapes au sommet de l’Etat.

Dans les faits, l’écart se creuse entre la réalité concrète vécue par la population et une gesticulation gouvernementale incompréhensible.

L’enfer, dit-on, est pavé de bonnes intentions. L’excuse en l’occurrence ne vaut pas. Réduire la vie humaine à un « être de chair et de sang » qu’il faut protéger et/ou guérir témoigne d’un absolu mépris. C’est faire fi de sa complexité. C’est faire abstraction volontaire des crises qui minent nos sociétés. C’est fermer les yeux sur la défiance à un niveau inégalé du peuple vis-à-vis des dirigeants à tous niveaux, représentants, experts ou relais d’info. Défiance née d’une absence ou d’une conception dépassée de la démocratie que ce pouvoir, ayant connaissance des graves crises en devenir, entend traiter avec moins de démocratie encore.

En tous les domaines vitaux : social, économique et financier, écologique et démocratique, culturel, incontournables et imbriqués l’un dans l’autre, sa seule réponse consiste en plus de contrôle, de fichage, de délits nouveaux, de violences psychiques et physiques, d’entraves aux libertés.

Une seule issue à cette politique, celle du rassemblement.

Unir en imaginant et en créant d’autres richesses pour échapper au plan de démolition générale mis en œuvre.

  1. G.Tardenois - 15 janvier 2021