édito du 3 mars 2018


SNCF : fakes news et good news…


Nous étions habitués à des campagnes mensongères, parfois même ordurières contre les salariés, les retraités, les petites gens, mais avec la cabale actuelle anti-cheminots, le fond de l’abjection est atteint. On pense à la phrase de Francis Bacon “Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose.”

Les bobards les plus infâmes -et idiots- sont déversés sur les cheminots, leur travail, leur statut et leurs « avantages ».

Il paraît que le gouvernement veut faire voter une loi sur les fakes news  (fausses informations). À ce compte-là, il faudra condamner la plupart des députés-godillots de la France en Marche (arrière) et tout le Conseil des ministres : Lecornu-Hulot pour Bure, ajoutons-y le Parc national. Mesdames Pénicaud, pour la CSG et Buzyn pour les EHPAD, la sécu, le 15, les hôpitaux ; Macron, Philippe et Castaner pour tout et le reste. Comme s’ils voulaient sanctionner aujourd’hui les cheminots pour le rôle qu’ils ont joué dans l’essor économique, le progrès social (1995) et dans la lutte pour la libération du pays pendant la Résistance. Et Chaumont qui fut une grande cité cheminote se souvient-elle de ce qu’ils ont apporté au développement et au rayonnement de la ville ?

Cela sent la haine de classe à plein nez. Comment expliquer autrement que l’on puisse sortir des insanités ou ces légendes urbaines (Journal le Monde) comme ces fakes news prétendant que les cheminots toucheraient encore une prime charbon ou une prime pour absence de prime (sic), qu’ils auraient les soins gratuits ou encore la retraite à 50 ans alors que, malheureusement, c’est fini depuis un certain Fillon qui, lui aussi, moralisait et insultait les salariés « privilégiés » pendant que Pénélope se remplissait les poches grâce aux postes d’élu ou de ministre de monsieur. Et pour parler avantages, que l’on étale ceux des députés et sénateurs et qu’on compare. Chiche.

Il y a de la haine de classe, il y a le mépris d’une caste pour ceux qui ne sont rien, qu’on croise dans les gares, les salariés, les retraités, les chômeurs. Et tout cela est marqué aussi par une trouille bleue. Affronter les cheminots alors que les syndicats tirent dans le même sens, celui de la défense du service public,  est un pari risqué et puis il y a ce mois de mars, le mois du printemps, le mois des luttes. Le 15 avec les retraités et aussi les personnels (et résidents) des EHPAD. Le 22, toute la fonction publique.. Oui le mois de mars est un mois de luttes, de luttes d’utilité publique. C’est la good new du mois. Les cheminots contre Uber et les bus Macron ? Les cheminots, leur statut, c’est un choix ferme et définitif des retraités CGT de Chaumont.

Richard Vaillant

Syndicat CGT des Retraités de Chaumont

Le 3 mars 2018