Chaumont :

ramassage des encombrants

Civilité, incivilité et désobéissance civile...

En débat dés le 15 août, la nouvelle s’est retrouvée (photo à l’appui) en rubrique du JHM « Au coin de la rue » le 17. A priori, la vue de ces « encombrants » à proximité des poubelles rue Ampère à la Rochotte ne relève pas d’une grande civilité. Mais le rapprochement fait dans l’article avec le « décès (accidentel) du Maire de Signes n’est pas forcément opportun.

Rappelons que notre syndicat s’est opposé (et continue de dénoncer) à la réforme de la collecte des déchets ménagers pour plusieurs raisons. En particulier pour la suppression du centre de tri de Chaumont et ses 30 emplois mais aussi diverses autres « économies » obtenues par suppression de services reportés à la charge de l’usager. Citons, entre autres : le traitement des cartons, l’espacement du ramassage des poubelles ainsi que la suppression du RAMASSAGE DES LOURDS ET ENCOMBRANTS.

Il n’est pas question de nier les incivilités. Elles existent. Nombre de dépôts sauvages de toutes sortes dans ou hors de la ville ont déjà été montrés. Mais, précisément, la civilité passe sans doute avant tout par un meilleur fonctionnement démocratique. Autrement dit une meilleure écoute et la prise en compte des besoins et possibilités de réalisation des usagers avant toute décision qui ne vise qu’à faire quelques économies. D’ailleurs, avec l’aplomb qui la caractérise (mais n’est pas la seule !) Madame le Maire annonce « redonner du pouvoir d’achat » aux habitants avec une baisse de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. La ficelle est grosse puisqu’elle réduit le dit service et que la réduction en question ne profite qu’aux propriétaires. La collecte de cet impôt se faisant avec la taxe foncière. Propriétaires qui, s’ils louent, se garderont bien de répercuter cette baisse à leurs locataires (garderont est le terme qui convient). Devant ce déni, l’un de nos adhérents avait proposé d’y opposer la désobéissance civile. Celle qui, en somme se propage un peu partout, sur d’innombrables lieux et sujets, par exemple les jeunes collégiens qui luttent contre le pourrissement, voire la destruction programmée de la Terre qui leur est promise comme lieu de vie à venir.

Pour les autres, par exemple les « personnes âgées » qui n’auraient ni les moyens physiques, ni les véhicules dont Mme Abba veut nous désintoxiquer, ni même le « voisin (assez) vigilant » pour prêter main forte : qu’ils se débrouillent quand même avec les moyens du bord pour gérer ces encombrants dont ne souhaite plus s’encombrer la Mairie.

G. Tardenois