C’est de solidarité dont on a besoin...   Par Jack Formet

En présentant son plan « anti-pauvreté », M. Macron, dont la cote d’impopularité est en hausse constante, s’est livré à un exercice de haut vol, périlleux même. De fait, pour que sa parole reste un tantinet crédible, c’est un programme faisant rendre gorge à la finance et à la fortune des super riches qu’il aurait dû proposer, lequel incluant, cela va de soi, de véritables mesures concernant l’emploi, le relèvement substantiel des salaires, des pensions de retraite et des minima sociaux. Car, chacun l’aura compris, la pauvreté est d’abord la situation de celles et ceux qui n’ont que très peu de moyens pour vivre. à cet égard, le bilan est accablant. 

Près de 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 850 € par mois. 21% des Français, toutes rémunérations confondues, ne sont pas en mesure de s’offrir une alimentation saine leur permettant de faire trois repas par jour quand 39% d’entre eux déclarent avoir connu une situation de pauvreté. Parmi ceux dont le revenu approche les 1200 euros, la moitié a de très grandes difficultés pour payer la cantine scolaire aux enfants.

La pauvreté, que la précarité et la fragilité côtoient en permanence, ne s’arrête pourtant pas là puisque l’emploi, source du revenu, se présente avec une particularité inédite : 9 embauches sur 10 se font désormais en contrat à durée déterminée (CDD) dont 30% ne durent qu’un jour. Enfin, près de 60% des salariés payés au SMIC travaillent à temps partiel. Ajoutons enfin que 4 millions de personnes restent mal ou très mal logées et, parmi les habitations, 420.000 sont jugées « insalubres » par les services de l’État.

à l’issue de ce court constat, nullement exhaustif, les hausses de prix, dont certaines sont vertigineuses, viennent grever cruellement les budgets. Citons deux exemples : le fioul domestique a grimpé de 26% en un an, le carburant, le gasoil notamment, a connu une hausse de près de 50% en seulement 24 mois. Les moyens les plus étriqués paient donc le prix fort et ce sont les besoins indispensables aux enfants qui sont sacrifiés.

Loin d’être des nantis, les salariés et les retraités dont le revenu se situe à la hauteur du minimum, ou le dépasse, ne sont pas épargnés. Taxés, rackettés, plus de 81% d’entre eux envisagent leur avenir, celui de leurs enfants et petits-enfants, avec pessimisme quand ce n’est pas avec angoisse.

L’heure doit donc être celle de la solidarité, du rassemblement pour dire NON à une politique qui percute de plein fouet l’ensemble des salariés et des retraités. La manifestation nationale du 9 octobre devrait permettre de faire un grand pas en ce sens. J.F.

21 septembre 2018

« C’est le drame qui me touche le plus, voir des retraités qui ont travaillé toute leur vie et qui viennent demander à manger au Secours populaire, c’est vraiment douloureux.»

Julien Lauprêtre, président du Secours populaire

Macron aime tellement les pauvres qu'il en fabrique !

Après avoir baissé les APL, augmenté la CSG des  retraités, augmenté toutes les taxes : électricité +17% , fioul +36%, gaz +7,4%, essence +10%, produits frais +6,9%..., le Président des riches, grand ''saigneur,'' nous explique qu'il va s'attaquer à la pauvreté ! Que  de la "com", de la poudre aux yeux, son plan charité, qui n'a rien à voir avec le devoir de solidarité qui incombe aux gouvernants, selon notre Constitution.

Sa charité intéressée (en baisse dans les sondages, avant les élections européennes ce n’est pas bon)  n'est  qu'un emplâtre sur une jambe de bois, avec seulement 8 milliards d'euros sur 4 ans. Un saupoudrage, à comparer aux 10 milliards d'euros de cadeaux faits aux riches en 2018 avec la suppression de l’impôt sur la fortune et aux 20 milliards à venir en 2019. Charité bien ordonnée...

Plan pauvreté : "La charité " selon  Macron !

8 milliards pour plus de 8 millions de pauvres, cela fait 1000 euros par pauvre sur 4 ans, soit 250€ par an et par personne, soit 20€ par mois et moins de 0,70€ par jour. Quelle générosité !

Les retraités : les grands oubliés du plan pauvreté, en particulier les femmes !

Aucune revalorisation des pensions de retraite depuis des années  alors que l'inflation est bien réelle. Rien, pour les retraités, pas un mot dans le plan pauvreté de Macron  !

Et pourtant, les plus touchées sont les femmes, car elles font partie d'une génération où beaucoup n'ont jamais travaillé ou ont fait des carrières incomplètes. Un certain nombre d'entre elles travaillaient avec leur mari sans avoir jamais été déclarées. Elles se retrouvent à la retraite avec des petites pensions, en moyenne moins de 800 euros.

Les femmes vivent souvent plus longtemps que leur mari et elles doivent alors faire face seules à des situations financières dramatiques, auxquelles se rajoutent des problèmes de santé et de perte d'autonomie. La baisse des APL a aussi touché de nombreuses  personnes âgées pauvres... 

Pour couronner le tout, le gouvernement a récemment annoncé l'augmentation de la participation financière des individus se trouvant sous tutelle ou sous curatelle, la moitié des personnes concernées sont sous le seuil de pauvreté...

Fraude fiscale  : de 80 à 100 milliards d'euros disparaissent des caisses de l’état !

La fraude fiscale est le détournement « illégal » d'un système fiscal afin de ne pas contribuer aux cotisations publiques et l'optimisation fiscale est l'utilisation, par des moyens légaux, de failles du système fiscal afin de réduire le montant de l'impôt. Résultat : fraude et optimisation sont deux moyens des riches, des grands groupes, des multinationales, aidés par leurs cabinets de conseils pour ne plus payer d'impôts ! C'est autant d'argent en moins pour financer les hôpitaux, les écoles, le logement, pour le bien vivre de tous. Le déficit de la France est de 70 milliards d'euros cette année. On nous rabache depuis des années que la France vit au dessus de ses moyens et c'est au nom de cette dette qu'on taxe la population pendant que des milliards filent dans les paradis fiscaux . Ce sont  les paradis fiscaux qu'il faut prélever à la source !

La fraude atteint des sommets cette année et ce ne sont pas les suppression de postes aux impôts, les suppression de contrôleurs fiscaux qui vont permettre de régler ce problème. 3100 emplois perdus depuis 2010 ; difficile, dans ces conditions, de renforcer la lutte contre la fraude fiscale !

6,5 millions de chômeurs et seulement 300 000 emplois vacants. Comme dit Macron, le boulot, il n'y a qu'à traverser la rue pour en trouver !

Et puis tu es horticulteur, tu seras serveur, pour servir des salades, ça reste dans le domaine ! Pourquoi pas boucher pour travailler dans le BTP... Après le pognon de dingue, voici les conseils de dingue de Macron aux chômeurs. Mépris total !

Marie-Rose Patelli

Un Français sur cinq n'a pas assez d'argent pour manger sainement...

Selon le sondage commandé par le Secours populaire français, Un peu plus d'un cinquième des Français (21%) a déclaré ne pas être en mesure de s'offrir une alimentation saine permettant de faire trois repas par jour et 27% ont admis ne pas avoir les moyens financiers de s'acheter quotidiennement des fruits et légumes.

Mais c'est chez les foyers les plus modestes que cette tendance est la plus marquée. Ainsi, plus d'un Français sur deux dont les revenus mensuels sont inférieurs à 1 200 euros a indiqué avoir des difficultés à payer la cantine de ses enfants et près d'un sur deux (48%) estime avoir des difficultés à se procurer une alimentation variée.

Cette année encore, le sondage révèle que les vacances et la culture restent des postes de dépenses "problématiques" pour de nombreux Français. Ils sont 41% à admettre avoir du mal à partir en vacances une fois par an (45% en 2017).

Et près d'un Français sur trois reconnaît avoir du mal à payer des actes médicaux mal remboursés (56% chez les bourses les plus modestes).

à noter également qu'ils sont plus de 80% à penser que leurs enfants seront plus vulnérables face à la pauvreté que leur génération.

Extraits du sondage du Secours populaire