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Parc National

OSONS LE referendum !

Nous avons reçu de l'association des Racines et des Hommes un mail avec lien vers le Blog de l'association qui contient  trois informations importantes ;  l'une d'elles s'intitule : OSONS LE REFERENDUM. Nous la publions, les deux autres textes sont tout aussi intéressants et pertinents. Comme pour Bure l’idée d’une consultation des populations doit s’imposer tout naturellement...


Suite à l'Assemblée générale du GIP à Montigny sur Aube en date du 30 octobre 2014, nous avons bien enregistré les résultats du vote concernant le dossier de prise en considération du projet de parc national : 432 voix favorables, 76 voix contre et 54 abstentions sur un total de 562 voix. Ce résultat qui semble faire apparaître une forte adhésion à ce projet mérite néanmoins d'être analysé d'une manière approfondie. En effet les règles fondamentales de la démocratie ne sont pas respectées dans le cadre de projet de création d' un parc national. Les règles de répartition des voix au sein de l'Assemblée générale font apparaître une main mise totale de l'Administration et des Associations de toute nature... Dans le dossier qui nous concerne les communes directement impactées (119 voix) ne représentent que 21% des voix. Quant aux représentants de l'Etat ils détiennent 196 voix dont 120 par le Préfet coordonnateur.

Les 130 voix d'opposition et d'abstention comparées aux 119 voix des communes laissent supposer qu'une grande partie des élus communaux sont soit opposés au projet, soit très sceptiques sur l'intérêt de ce dossier.

Ce parc « nouvelle génération » , comme aiment l'indiquer les responsables du GIP a comme caractéristique principale d'être habité. Nous proposons donc que l'avis des habitants soient prioritaires et qu'un référendum soit organisé dans chaque commune concernée. Une telle démarche démocratique permettrait de stopper les tensions et les plaies ouvertes dans nos villages par ce projet qui divise plus qu'il ne rassemble.

Le GIP dit « OSONS LE PARC », nous disons « OSONS LA CONSULTATION DES HABITANTS » !

Jean-Paul Andriot, Maire de Germaines (52)

Jean-Paul Bidaut, Maire d'Arbot (52)

Alain Guyot, Maire de Barjon (21)

Michel Guyot, Maire de Courlon (21)

Parc national :

l 'assemblée générale de la honte

Communiqué de l’association des Racines et des Hommes 16 février 2015

Association des Racines

et des Hommes

  1. de Champagne et Bourgogne

  2. 7 rue des fontaines 

  3. 52160 BAY SUR AUBE

  4. Tel. 06 70 58 97 23

  5. http://cnrh-5221.over-blog.com

Face au forcing des représentants de l’état

et de certains élus : informer, écouter, débattre au cœur des  initiatives de l’association des Racines et des Hommes

Réserves naturelles


Quand la protection de la nature dérape


Survival International dénonce les expulsions d'indigènes auxquelles peuvent conduire les créations de zones protégées.

Derrière leurs atours les plus verts, elles révèlent parfois de bien sombres réalités. Les politiques d'ultraconservation d'aires naturelles se font de nouveau épingler en ce qu'elles peuvent conduire à l'éviction de populations. Alors que s'achève, à Sydney en Australie, une conference mondiale sur les parcs naturels, l'organisation Survival International publie un rapport condamnant les expulsions de communautés indigènes auxquelles ont pu conduire les créations de réserves intégrales. Exposant la face sombre de « l'industrie de la conservation », l'étude dénonce les violations de droits de l'homme commises au nom d'une protection de l'environnement prohibant toute activité humaine. « il est extrêmement difficile de quantifier combien de communautés ont été expulsées de parcs naturels, relève Survival International. Mais les exemples connus donnent une idée du problème.»

La carotte et le bâton

L'ONG développe des cas extrêmes, tel celui rencontré au Kenya, dans le Cherangani Hills Forest, dont les communautés Sengwer ont été violemment éjectées en 2014  l'ONG évoque un millier de maisons brûlées, ainsi que des stocks de nourriture ou du matériel scolaire. Moins brutal, celui de familles Khadia qui, en 2013, ont été «invitées» à quitter le Similipal Tiger Reserve, en Inde. «Les officiels ont librement usé de la carotte  en promettant de nouvelles terres, de l'argent  et du bâton  via des pratiques de harcèlement ou le défaut de services. » Plus globalement, c'est la prohibition même de toute activité à l'intérieur de ces parcs qui finit par venir à bout des populations, lesquelles vivaient jusqu'alors des ressources qu'elles y puisaient. Mais elles se voient aujourd'hui considérées comme nuisibles.

Une vision absurde, estime l'organisation, qui rappelle que les modes de développement soutenables des peuples indigènes sont aujourd'hui reconnus pour leur contribution à la préservation de la biodiversité. Une vision archaïque aussi, héritière des politiques de sanctuarisation de la nature promues dès le XIXe siècle (créé en 1872, le Parc national de Yellowstone, aux ÉtatsUnis, poussa hors de leurs terres les tribus Shoshone et Blackfoot) et dont continuent de se faire porteuses de grandes ONG conservationnistes (Survival épingle le WWF, United for Wildlife, l'organisation fondée par le prince William et le prince Harry, ou encore The Nature Conservancy). Une vision hypocrite, enfin, quand elle permet à d'autres activités potentiellement nuisibles  les safaris touristiques, par exemple, voire l'exploitation minière  de se poursuivre dans ou à proximité des zones protégées.

La « financiarisation verte »

Ce n'est ni le premier ni le seul rapport à remettre en question cette vision binaire de la protection de l'environnement, opposant l'Homme à la nature. Elle tend, en outre, à rejoindre les mécanismes de «financiarisation verte », dénonce pour sa part l'ONG les Amis de la Terre. Ciblés, singulièrement, les dispositifs de compensation carbone par lesquels une entreprise occidentale peut financer la conservation d'une forêt tropicale, par exemple, en échange de droits d'émettre du CO>. Au Pérou, note ainsi l'organisation, l'entreprise Pur Projet, qui revend des «crédits forêts» à d'autres, telles Vinci ou GDF Suez, « demande aux personnes les plus pauvres de modifier leur façon de vivre en leur interdisant, par exemple, de défricher une parcelle pour se nourrir ».


MARIE-NOËLLE BERTRAND


Article  paru dans l’Humanité

mercredi 20 novembre

Le GIP chargé d' élaborer le dossier de prise en considération du projet de parc national des forêts de Champagne et Bourgogne a tenu son assemblée générale le 11février dernier à la salle des fêtes de Chaumont. Cet événement a permis de mettre au grand jour la dangerosité extrême de ce dossier et l'ignominie des porteurs de ce projet.

Tout d'abord, le « célèbre » préfet coordonnateur Célet, avec l'accord de ses complices du GIP, s'est permis d'organiser cette assemblée générale à Chaumont, ville qui se trouve à l'extérieur du périmètre d'étude du projet de parc national. Ce choix a été guidé probablement pour deux raisons essentielles. La première est que l'éloignement d'une grande partie des membres de l' assemblée a dissuadé un grand nombre d'entre eux d' y assister. La seconde est que la configuration de la salle avec différents accès par des rues étroites ont permis aux CRS de disperser plus facilement les opposants et de les « gazer ».

Les moyens utilisés par le préfet pour dégager l'entrée de la salle, avec l'utilisation massive de gaz lacrymogènes face à des manifestants non violents, montre au grand jour le comportement irresponsable et dictatorial des porteurs de ce projet de parc qui veulent l'imposer par la force à une population qui, dans sa grande majorité, n'en veut pas.

Ensuite le déroulement du vote a ressemblé étrangement aux méthodes utilisées dans les « républiques bananières ». Le préfet a lui seul détient 120 voix. Après avoir constaté que le quorum n'était pas atteint pour délibérer valablement, celui-ci donne à nouveau l'ordre aux CRS de charger les manifestants et de les gazer afin de faire entrer d'autres votants en ciblant ceux qui étaient détenteurs de pouvoirs. C'est ainsi que la priorité fut donnée à Patricia Andriot, conseillère régionale et détentrice de plusieurs dizaines de voix. Et pendant ce temps, suite à la violence des CRS , un manifestant resta à terre pendant de longues minutes sans secours.

Ce jour là les voyous n'étaient pas du côté des manifestants, mais bien du côté des organisateurs de cette assemblée générale qui continuent à fanfaronner en annonçant le résultat de 394 voix pour et de 101 voix contre, alors qu'il n'y avait pas plus de 120 personnes dans la salle. La tambouille électorale a bien fonctionné !


http://cnrh-5221.over-blog.com