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Une crise sociale sans précédent


Devant un parterre de patrons, Le Maire déclarait en octobre dernier : « C’est dans un moment de crise qu’il faut profiter de l’argent de l’État. Croyez-moi, ce n’est pas tous les jours que vous entendrez un ministre de l’Économie vous dire : vous avez besoin d’argent, je vous en donne ». Comme il fallait s’y attendre, les applaudissements furent nourris à l’adresse du grand argentier. Mais la chose promise n’est-elle pas due ?

Ainsi, jeudi 4 mars, outre les nombreux cadeaux déjà distribués, l’hôte de Bercy annonçait la possibilité, pour ceux qui en ont les moyens, de prêter de l’argent à certaines entreprises à un taux d’intérêt de 5 à 6%. Une aubaine quand les assurances-vie atteignent péniblement 1,5% de rendement et que le « livret A » plafonne à 0,5%. Largesse pour les uns à laquelle un grand nombre est sommé de contribuer et ce sont les chômeurs et les « bénéficiaires » de l’APL qui, dans l’immédiat, sont désignés pour régler la note.

Nous avions déjà indiqué que le chômage partiel entraînait 16% de perte sur le revenu. Ce qui attend pourtant les salariés livrés aux boulots d’intérim ou aux contrats courts est de nature à les plonger dans une misère un peu plus noire : leurs indemnités ne seront plus calculées sur les jours travaillés mais sur une « période » comprenant le temps « chômé », selon la méthode visant à diminuer arbitrairement l’allocation quotidienne.

La « réforme » de l’aide au logement dont le montant est notifié selon les barèmes désormais revus et corrigés, a été mise en œuvre pour taxer davantage et l’exemple, communiqué par l’un de nos lecteurs, donne une idée de la nocivité de cette « réforme » : alors qu’il perçoit une pension mensuelle de quelque 1 000 €, son « aide » a fondu de 33%. Nous tairons la liste, bien trop longue, de toutes les fins de non-recevoir et suppressions de l’APL.

Deux poids, deux mesures selon Macron : les plus aisés, ceux qui en ont le moins besoin, reçoivent ce qui est ponctionné de la poche des plus démunis.

Alors, quelle solution sinon l’action pour venir à bout de la tourmente dans laquelle Macron et sa caste entendent nous enfermer.


Jack Formet, syndicat CGT des retraités de Chaumont