Les pavés de Rachid R.


Le pavé à Rachid R.

Bénis soient les cabots, le Jhm et la préfète.

La laïcité a fait, la semaine passée, un pas de géant dans notre beau département. Rassemblement pentecôtiste à Semoutiers, salon de la chasse à Châteauvillain, en attendant la venue de Calamité-Le Pen à Brachay, paré aux idées brunes de la prêtresse…

On résume.

Acte 1 : le rassemblement évangélique. On baptise à tout va. Par immersion. Rien à dire, c’est de l’ordre du privé. Et puis, j’aime bien les roms, tsiganes, gitans et manouches. Comme eux, je rêve d’un monde sans frontière même si dans le mien, de monde, les dieux se tiennent à carreau. 

Mais seigneur, que venait faire la préfète, représentante d’un état laïque, j’espère, dans cette cérémonie ? Faut-il rappeler à notre Pasqua girl ce qu‘est la séparation des églises et de l’état ? Vous, j’sais pas, mais moi ça m’a foutu en pétard (…!) même si, sur un plan esthétique, certains petits rigolos ont pu regretter qu’elle ne se soit pas laissée aller au bain baptismal dans son habit de préfète, ainsi devenu par l’effet de l’eau, un litigieux burkini…

Acte 2 : Salon de la chasse. Succès mitigé, si l’on en croit le grand ayatollah Bletner. Comme me l’a suggéré un ami : « y se plaint le J.B. mais c’est peut-être pour demander de la rallonge à Sido, déjà qu’il a le parc aux daims gratos ». Je lui laisse la responsabilité de ces propos discourtois. N’empêche qu’il y a de quoi se gratter la tête. Pourquoi un tel fiasco ?

Moi, je vous livre mon explication : que venait faire une messe (encore une) dans cette foire à la poudre, aux tromblons et autres calibres en tous genres ?  Et attention, pas la messe tout-venant, non, une messe où l’on bénit… les chiens. Avec ce commentaire qui devrait réconcilier les mécréants, infidèles et impies de tout poil : «  Les chiens de chasse ont également participé pour le plus grand plaisir de leurs maîtres. Ils ont eu droit à leur bénédiction et, comme l'a rappelé le prête (sic), eux aussi sont des êtres sensibles, méritant le respect. La loi est allée dans ce sens en reconnaissant, l'année passée, qu'ils ont une âme, ce qui les différencie des objets… »

No comment !

Sangliers, chevreuils, cerfs, biches et tous les bambis des bois avez-vous, vous aussi une âme ? Sans doute pas pour qu’on puisse vous zigouiller en toute licence. Sinon, ce serait du pur assassinat. Pan pan. Quand on lit cela un lundi matin, on se dit que la vie vaut vraiment la peine d’être vécue, que la forêt est merveilleuse et qu’il n’y pas de doute, Hollande, Macron, Sarkozy ou Le Pen, c’est vraiment de l’avenir en cartouches.
Depuis, j’ai décidé de ne lire que deux rubriques dans le Jhm : la rubrique nécrologique, guettant le premier avis de décès d’un médor chasseur bouffé par un blaireau anarchiste et naturellement, la rubrique... des chiens écrasés.

Rachid R.

Vendredi 2 septembre 2016


Le pavé à Rachid R.

Particules (2)
Il y a quelques mois, je proposais un petit jeu question-réponse à propos du parc national : pourquoi la réserve intégrale, là, où l’homme qui a vu l’homme qui ne verra plus jamais l’ours se trouve-t-elle chez les culs-terreux du 5-2, et non dans le magnifique massif forestier du Châtillonnais ?

J’ai un peu affiné mon quizz...

Réponse N°1 : parce que Sido est prêt à accueillir un pseudo projet écolo pour tenter de faire bonne figure et compenser toute la merdre (merci Ubu) radioactive et les «quelques royalties» qui y sont afférentes.

Réponse N°2 : parce qu’il est grand temps de priver les serfs et manants de la contrée Arc/Châteauvillain de la cueillette de champignons.

Réponse N°3 : parce que là-bas, vers Montigny/Aube, se pratique une activité  exceptionnelle : la vénerie, plus communément appelée chasse à courre.

C’est naturellement la réponse trois qui est la bonne. L’un des adeptes de cette chasse très populaire, où l’on bénit... les chiens, n’est autre que Marcel Jurien de la Gravière, prout ma chère, maire de Montigny/Aube, ancien du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), grand ami de Bure, de Syndièse, des préfets et préfètes (à ce moment du récit, bruit de pétard) qui vient, pur hasard, d’être élu président du GIP du Parc après en avoir été le vice, président...

Pour faire bonne figure et garder à tout cela un p’tit côté républicain, les satrapes du coin, qui avaient dit oui, mais oui mais, oui quand même non mais, lui ont adjoint une roturière : Marie-Claude Lavocat de Chateauvillain. Attention, ici le De n’est pas de noblesse, ni de fortune, pas plus que de cœur, il indique simplement le lieu où cette dame exerce ses talents d’édile de la droite non socialiste.


Rachid R. Le 4 juillet 2016

Le Pavé à Rachid R.

Moustache

«Qui se cache derrière la moustache de Martinez ?». That is the étonnante question posée en pleine action loi-travail par le Figaro.

Oui, on se le demande, hein, qui est donc ce Philippe Martinez ?

J’ai commis, pour vous, chères (é)lectrices et chers (é)lecteurs un p’tit florilège butiné dans une presse foutrement affreuse, sale et méchante... Attention, c’est du dixit !

Martinez ? C’est une moustache. à la Staline. C’est donc un stalinien pur et dur. Cqfd. Un poil, c’est tout. Un journaliste bédéiste, à peine sorti de sa crise d’acné trois poils sous le menton, règle la question : ces épaisses moustaches, c’est Dupond, le policier maladroit des aventures de Tintin (aux pays des Soviets ?), celui qui a des moustaches raides, contrairement à l’autre Dupont avec un T. Voilà Martinez stalinien, raide et maladroit. On le sait, le cœur de l’homme est le reflet de sa moustache. Regardez Gattaz et Valls. Justement ils en ont pas. De cœur.

Bacchantes noires mais l’homme lui, est d’un rouge de chez rouge, une taupe du Colonel-Fabien. Il n’a pas digéré, dit un rédacteur en veine de confidence, le divorce entre la CGT et le PC et pourtant, précise un autre, il sera le premier secrétaire général de la CGT à ne pas être membre du PCF depuis 1946. On est un peu perdu : un sous-marin coco, non membre du PCF. En espionnage, cela s’appelle une fausse barbe.
Moi, Rachid R., je lui trouvais plutôt un p’tit air de Brassens avec ses poils sous le nez à Martinez et puis je me disais que ses sourcils froncés, son air bourru auraient pu inspirer un journaliste du Figaro ou du Point un peu érudit. Je sais, c’est rare. En effet, comment ne pas en appeler à Guy de Maupassant
«Tantôt elles sont énormes, tombantes, effroyables. Ces grosses-là dissimulent généralement un caractère excellent, une bonté qui touche à la faiblesse et une douceur qui confine à la timidité.» *

ça fait un peu brosse à reluire. Mais c’est  bon pour l’avancement. Non ?

Rachid R.

Le 24 juin 2016

* La moustache


Le Pavé à Rachid R.

Loi travail famille patrie

ça va comment, mes camarades ? Vous avez vu, qu’est-ce qu’on prend dans les bretelles ! Quand je dis bretelles, c’est pour rester correct et quand je dis on, je pense bien sûr à la CGT, vous avez rectifié de vous-mêmes. C’est notre faute, notre très grande faute, amen : les vitres de Necker, le nul face à la Suisse, Donald Trump, les lois travail ou Macron qu’ont du mal à passer, les 14% de popularité de Hollande, les 81% d’impopularité de Valls et ce temps pourri, les hirondelles qui veulent déjà repartir à peine revenues. Même la tronche à Gattaz et la hausse du baril de brut, vous verrez, c’est d’la faute à la CGT.

Bien sûr, en cent vingt ans, la vieille Dame comme l’appelait affectueusement Benoît Frachon, en a vu d’autres, ce qui ne veut pas dire d’ailleurs qu’elle n’a pas déjà vu ce qui se voit ces temps-ci. Certains esprits chafouins s’étonnent de retrouver dans la bouche de nos politiciens qui furent peut-être, mais rien n’est sûr, un jour, de gauche, des mots de Pétain. D’autres, plus fourbes, feindront de trouver étrange le comportement de baveux bien en cour, oubliant que les canards d’aujourd’hui appartiennent aux marchands de Mirages comme aux maîtres de forges et de canons, ceux d’hier. La place me manque pour expliquer le commerce qui se fit jadis (et présentement), au nom de l’intérêt supérieur de l’état et de l’entreprise avec toutes les mafias du monde.

On peut comprendre que la période de l’occupation puisse faire rêver certains. La CGT y fut interdite et ses militants pourchassés, arrêtés par la police française et fusillés par les nazis.

Hollande et Valls, Sarkozy, Juppé, Le Pen et Gattaz rêvent donc de cette France-là humiliée, occupée, outragée, une France gouvernée par les flics, les Papon et Bousquet, les ancêtres du Medef et au porte-plume Philippe Henriot, (le cousin germain de Giesbert) pour lequel Pierre Dac avait inventé la célèbre ritournelle «Radio Paris ment, radio Paris ment...»

Plus de manifs, plus de syndicats qui luttent, plus de CGT, plus d’affiches, plus de tags sur les murs, plus de pavés sur le sable, plus de cris dans nos rues.

Bref, une France travail-famille-patrie, ce qu’on pourrait appeler soixante-quinze ans après une France loi-travail-elkhomri.

Rachid. R.

Lundi 20 juin 2016

1968  et 2016

Laquelle

préférez-vous ?

Esthétiquement,

bien sûr...

LE PAvé

Festival pour une affiche

Je biche, j’exulte, je jubile. C’est le grand retour de la lutte des classes, celle bien hard, dégoulinante de haine, de bave, de sang où le syndicalisme qui lutte des classes comme dit le flyer du collectif Ne pas plier, est traîné dans la boue, où l’on parle de la CGT avec les mots de Pétain et ceux de Jules Moch(e) ou Guy Mollet, mentors de Valls et Hollande.
C’était prévu, après la provoc-finkielkraut-j'écris-couché- contre les Nuits debout ou la résurgence de l’affaire Lepaon qui est, on le devine, plus grave pour la CGT que les Panama papers ne le sont pour le PS, les Ripoublicains et le FN, mouillés jusqu'au cou dans cette affaire et qui, précisément, tirent à boulets rouges contre quoi au fait ? Une affiche... Une affiche CGT !

Voilà qui devrait intéresser Chaumont, la ville de l’affiche et du graphisme réunis, même si pour cette année, le festival, c’est walou, pas de roubles (et pas d’audace ?). On pourrait peut-être rattraper le coup en se faisant une p'tite expo sur le thème violence policière et affiche...

Je ne veux pas finasser et donner l’impression d’une solidarité au compte-gouttes mais cette affiche CGT, je ne la trouve pas top. Je suis plutôt vieux jeu, tendance soixante-huit-hard avant le photo-shopping. Plutôt trait, dessin et graphe que photo, clic, clac, bien que je ne déteste pas la police (d’écriture, bande de rigolos, celle que l'on dit de caractère). Le mieux est de vous résumer ça en deux fac-similés (voir ci-dessus). J’espère ne pas avoir d’ennui avec les ayants droit. En 68, on était du même côté de la même barricade à trier les mêmes pavés, on avait les mêmes rêves, mais certains trouvaient que les miens tiraient trop à l’est...

Je dédie cette rubrique aux 13000 juifs dont un tiers d’enfants arrêtés par la police française lors de la rafle du Vel’ d’Hiv’. Aux gueules noires, héros de la Résistance qui furent assassinés en 1948, aux Algériens tués et jetés en Seine en 1961, aux 9 adhérents CGT massacrés au métro Charonne, aux zadistes de Notre Dame des Landes et de Sivens, à Rémi Fraisse, mon jeune camarade comme à Malik Oussékine, mon frère de rêve matraqué à mort par les voltigeurs de Charles Pasqua.

Rachid R.

Enragé adepte du pétard bison dans la cour de la préfecture.

Rachid R. le 20 avril 2016

LE PAvé

Préfète en pétard...

Soleil, la pluie annoncée a patienté, gentille, jusqu'à  la fin de manif. On arrive place de l'Hôtel de Ville, musique. “Merci Patron” que le film de Ruffin a remis au goût du jour avec celle de Loïc Lantoine “Quand les cigares”.

C'était une manif bon enfant malgré la colère dans les cœurs. Faut avouer que sur la loi travail, on en a entendu des vertes et des pas mûres. Certains journalistes bien en cour -et bien payés- font même dans l'extrême médiocrité se bornant, comme certains correspondants de guerre, à lire les dépêches de l'état-major, celui du Medef. Et puis tout aussi serviles et chafouins que les folliculaires, il y a les serviteurs zélés de l'état comme on dit, laquais des ministères, préfets et... préfètes.
En fin de manif, nous avons compris pourquoi, d'un seul coup, le froid nous avait saisis. C'était la température de la préfecture ou plutôt de la préfète. Un pétard lancé dans sa cour et la voilà vexée, hurlant à la violence ; à l'attentat, ça viendra. Pourtant, les pétards sont utilisés partout en ce bas monde pour accueillir les invités avec honneur et civilité. Les agriculteurs, plus rustiques, le font avec du fumier, c'est l'intention qui compte.

Les syndicats voulaient profiter de l'occasion pour rencontrer enfin cette préfète toute auréolée de gloire par son passage dans le cabinet de Charles Pasqua, l'homme du SAC et des réseaux interlopes, des bidules et des voltigeurs. L'homme des droits de l'Homme. Malik Oussékine peut en certifier.

La préfète, stupéfaite par le bruit du pétard de fête, acheté la veille avec la pépette des heures sup., par un prolétaire, notre préfète disais-je, fit la tête. Entrevue, niet.

Les syndicats qui n'ont jamais connu cela, mais à leur décharge, il n'ont pas connu Pasqua, n'en sont pas revenus. De toute façon, à quoi cela peut-il servir quand on est syndicaliste d'aller voir la représentante d'un gouvernement qui ne fait rien pour l'emploi, les salaires, la retraite, la santé, la sécu, le logement et qui casse le code du travail.

On regrette déjà Celet, ses CRS et ses lacrymos.

On nous avait annoncé une femme de caractère et voilà que l'on découvre une préfète caractérielle. Dommage.           

J'vais fumer un pétard.

Rachid R. le 3 avril 2016

LE PAvé

Good year, Jérôme...

Il était devenu la coqueluche des médias, du paf et des apathiques journalistes réunis. Un vrai meneur : de l'assurance, de la tchtache, de l'entregent, une habileté à toute épreuve. L'archétype du dirigeant qu'il faut pour un great pays comme la France. Le monde lui appartenait. Il était comme un roi en son palais ou un coq dans sa basse-cour.

Il était l'incarnation même de la new gôche, celle qui parle bien, qui parle fort, qui parle juste, qui parle à notre place. Il était mignon, les femmes et quelques hommes aussi, se pâmaient devant ce virtuose de l'esthétique. Il était l'homme des réformes à tout-va, l'homme fait réforme. Rien que d'être là, il donnait l'illusion de réformer. économe de son argent, dispendieux de celui des pauvres, chirurgien, magicien, maître à penser de toute une génération de libéraux-socialistes, il était Celui qui allait relever tous les défis posés au pays.  Il était le Macron d'avant le Macron.

Lundi 8 février, Jérôme Cahuzac a comparu devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est accusé d'avoir dissimulé des revenus au fisc, en les plaçant dans son pays de cœur, la Suisse. La défense a soulevé des questions prioritaires de constitutionnalité, QPC en abrégé. Ne me demandez pas ce que c'est, j'ai toutefois cru comprendre que Cahuzac ayant déjà été condamné par l'administration fiscale à régler les indemnités dues au fisc, son avocat invoque l'article 8 de la Déclaration des droits de l'homme (!) qui prévoit des "peines strictement et évidemment nécessaires". Circonspect, j'ai écrit ce billet dare-dare car le procès risquait de se dissoudre dans le lisier fétide de cette étrange république binationale. La lenteur de la justice m'a rattrapé. Ton billet, Rachid va faire flop. Thémis nous donne rendez-vous avec Jérôme au mois de septembre. Si Dieu le veut !

Au fait, le jugement du tribunal correctionnel d'Amiens à l'encontre des 8 Goodyear, vous en pensez quoi, vous ?

Rachid R     9 et 11 février 2016



lu dans la presse

NOTRE-DAME-DES-LANDES

Prison ferme pour des manifestants !

Trois participants à la manifestation (78 ans à eux trois...) à Rennes, le 6 février, contre l'aéroport de Notre-Dame des Landes et l'état d'urgence ont été condamnés en comparution immédiate à 2 à 5 mois de prison ferme, et immédiatement incarcérés. Après les syndicalistes, les écolos...À quand Cahuzac

Privilégié ses convictions ? C’est vrai, quoi ! Fonder ses opinions sans aller piquer dans le garde-manger du FN et ne pas vouloir faire marcher la France au son de maréchal nous voilà, c’est la preuve évidente qu’on se la joue perso et que l’on est devenue infréquentable. Et cette autre phrase, novlangue quasi totalitaire,  à vous glacer le fémur et les métatarses : le «désaccord majeur qu’elle invoque pour se justifier était devenu intenable dans un pays en état d’urgence» ;  Autrement formulé,  je mets le pays en état d’urgence, je l’inscris dans la constitution et toute idée qui dépasse d’un cheveu est intenable. Intenable jusqu’où ? Jusqu’à la déchéance de nationalité, comme De Gaulle et 15 000 juifs en 1940 ?  Mais la vraie question n’est-elle pas :  est-ce le pays ou bien Hollande et Sarkozy qui ont besoin de l’état d’urgence ?

En partant de son ministère, Christiane Taubira a eu cette phrase aux accents gaullien qui, je tiens le pari, deviendra historique : «Parfois, partir c’est résister». Patrice Chabanet, lui, a choisi de rester.

Rachid R.

29 janvier 2016

(Merci à Pierre Corneloup, dessinateur à Vie nouvelle pour le dessin exclusif)

LE PAvé

Taubira s’en va

Taubira s’en va. Avec de la noblesse et puis du style, chantait Léo dans Ni Dieu ni maître. Ça nous change de tous ces socialistes de pacotille, comptes en Suisse, idées à géométrie variable. Gauche avariée. Au fait, que devient notre Cahuzac bi-national, Suisse (beaucoup) et Français (pas trop) ?

L’édito « En toute logique », signé Patrice Chabanet dans le Jhm du 28 janvier 2016, c’est une autre paire de manchettes. Style pin-pon pin-pon et pour la noblesse, on peut se référer à Jules Renard : «Les âmes basses ne comptent que sur la noblesse des autres.».

« Christiane Taubira avait trop privilégié ses convictions au détriment de la solidarité gouvernementale...». Que c’est bien dit, Pastriste Chabanet ; un peu langue de bois -je suis gentil-, mais relisez cette phrase, cher (é)lecteur et chère (é)lectrice, triturez-la, retournez-la dans tous les sens.

LE PAvé

Salopards...

C’est une loi de la com. Pour être entendu, faut parler dru, choquer, scandaliser au besoin. Le procureur de chez Goodyear sait communiquer. Le mot séquestré, c’est un choix de génie ; c’est d’une violence sans nom, presque un bâillon. Séquestré c’est un mot qui n’en finit pas de résonner et d’arraisonner les esprits.

Du coup, ça m’a donné une idée de titre pour mon billet : salopards, pour vous parler de l’info tombée le même jour que le verdict d’Amiens et que l’Huma résume bien : C’est devenu un poncif, si les jeunes vivent plus mal que leurs aînés, il n’y a qu’à s’en prendre à leurs...aînés». Ben voyons. Oublions les milliards versés au Medef, oublions Mc Do, Apple, Amazon, Google, Facebook (I nike you) qui ne paient pas ou si peu d’impôts, oublions Cahuzac et les milliers de comptes des binationaux franco-suisses qui nous ont salement déchus. Oublions la guerre, Syrie, Libye, Mali, j’ai dû en zapper une ou deux, que la France avec trois F, deux rafales et un Charles De Gaulle (qui doit se retourner dans sa tombe à Colombey) mène au nom des droits de l’homme, évidemment et qui nous coûte... Combien au fait ? Secret défense. Oublions ou plutôt enfouissons même Cigeo et ses 25 milliards d’euros hautement radioactifs...

Non, ils ont décidé de piquer direct dans les poches des vieux. C’est vrai quoi, une retraite moyenne à 1300 euros, c’est trop, tu te pavanes avec ça, tu peux même parfois, manger de la viande quand t’as fini de payer ta mutuelle, ton loyer, ton électricité et les impôts depuis qu’on t’a sucré les bonis pour tes gosses et que du coup tu paies des impôts locaux plein pot.

à ce point de mon billet, je me pose la question :  comment qualifier une telle attitude ? Vol, arnaque, truandage, brigandage ? Et celui qui ose se livrer à une telle abjection : canaille, crapule, malfaiteur, saligaud... Salopard ! Est-ce excessif ?

Je cherche in the net et je trouve sur wiktionnaire une définition et une citation. La définition : salopard (Vulgaire) Salaud, homme abject, vil, sans scrupules, puis la citation : « Ils attaquent les personnes âgées, ces salopards. »

Je bois du petit lait (ce qui est rare).       

Ah les s...

Rachid R. 15 janvier 2016

LE PAvé

Drôle de voeux

En matière d’édito, il y a des passages que l’on dit obligés. Ainsi, en début d’année, un syndicaliste digne de ce nom doit décortiquer les vœux présidentiels et tenter d’en dire quelque chose d’intelligent si c’est dans ses capacités.

Première question, s’agit-il vraiment de vœux ? Depuis quelques années, le doute est permis. En juin, ministres et experts profitent des vacances pour nous asséner les mauvais coups de l’été et, c’est maintenant en passe de devenir une tradition, les allocutions présidentielles de la Saint-Sylvestre servent à nous faire avaler entre huîtres et dinde, les mauvais coups de l’hiver et du printemps. Fini janvier, mois des soldes et du blanc ! Tout est gris et se paie franco, surtout pour les retraités qui ont vu l’augmentation de leurs pensions repoussée de la période des étrennes au poisson du premier avril pour devoir attendre maintenant les calendes grecques...

Deux grands sujets ont été abordés par le président de la République : l’état d’urgence et la lutte pour l’emploi. Sur ce dernier point, les nègres du président n’ont pas eu à se creuser le ciboulot. Un copier/coller du discours de 2014 suffit. Hollande nous l’assure (à défaut de nous rassurer) : la lutte contre le chômage reste sa priorité.  Il a même promis qu’en cas d’échec, il renoncerait à faire don de sa personne à la France en 2017. D’où le théâtre d’ombres auquel on assiste avec tripatouillage des chiffres et des communiqués. L’échéance approche et, comme le titre le Figaro : Hollande a déjà 600 000 chômeurs de plus au compteur ! En fait, plus il donne au Medef, plus le pays s’enfonce dans le marasme et l’austérité.

Concernant la lutte contre le terrorisme, rien de nouveau, confirmation de l’état d’urgence et de la volonté d’inscrire cette ignominie qu’est la déchéance de nationalité dans la Constitution. Une grande partie de la presse souligne d’ailleurs l’inefficacité de cette mesure digne de Pétain qui ne vise évidemment pas les terroristes mais s’inscrit dans de sordides calculs politiciens en vue de l’élection de 2017. Puiser dans le programme du FN est indigne d’un président de la République. De surcroît, socialiste paraît-il.

Pour nous faire avaler l’état d’urgence, François Hollande s’est essayé, en fin de discours, aux accents gaulliens  « Face à la haine, (la France) a montré la force de ses valeurs, celles de la République. Françaises, Français, je suis fier de vous".

On aimerait en dire autant de lui.

Rachid R.

5 janvier 2016

LE PAvé

Joyeux Noël

J’avais commencé mon précédent billet par un prophétique : au secours, ils reviennent. J’aurai bien voulu me tromper, hélas, ils sont bien revenus. à peine ont-ils attendu que soit passé le boulet électoral. Et tout s’accélère. Noël approche, il faut que ceux qui croient au Père Noël et ceux qui n’y croient pas -ou plus- trouvent au fond de leurs groles leur petit Kdo comme on dit dans les supermarchés du désespoir.

14 décembre : il n’y aura pas de coup de pouce au Smic. Normal. On va tout de même pas donner un peu à ceux qui n’ont rien alors qu’on donne tout à ceux qui n’en ont pas besoin.

15 décembre. La SNCF va supprimer 1 400 emplois. Que faire ? Peut-être un Ave lors de la messe de minuit. Faites que la ligne 4 soit épargnée... Je compte sur le Jhm pour pétitionner auprès de François. François, le Pape, pas le pédalo !

Ici une page de pub : la déclaration d’impôts par internet est «recommandée» en 2016 sinon, il vous en coûtera 15 euros. Mettre un impôt sur la déclaration d’impôt, faut être sacrément socialo pour faire une telle vacherie. Question : ça fera combien d’emplois en moins ? 

16 décembre. Le gouvernement rejette un amendement proposé par des députés pour lutter contre l’évasion fiscale des grandes entreprises, au nom de la sacro-sainte compétitivité.
22 décembre. Le Conseil constitutionnel statuera sur l’état d’urgence. On va savoir si la France est une démocratie ou une république bananière avec ses arrestations arbitraires et  ses assignations à résidence. En attendant son Guantanamo-sur-Marne.

Et ceux qui râlent, froncent les sourcils, ruent dans les brancards, ont l’air de douter, de ne pas être d’accord sur tout, ceux là, militants syndicaux, écolos, gauchos, associatifs, qu’est ce qu’on en a à fiche. Qu’on les fiche ! Comme des terroristes.

J’avais cru que Pétain reviendrait dans les valises des Le Pen. Il était déjà là, dans les placards, à l’Elysée et à Matignon.

Ici l’ombre, ici l’ombre...

Joyeux Noël,  frères et sœurs en résistance !


Rachid R.

19 décembre 2015


Et comme le rappelle Théophraste R. sur le site Le Grand Soir, pour reconnaître le Père Noël rien de plus simple : son manteau n’est pas kaki, il est est rouge.

LE PAvé

Pouce

Au secours, ils reviennent !

Ils avaient disparu des écrans radars tels des avions furtifs. C’était comme un petit bol d’air pur. Je ne connaissais pas trop les causes de cette soudaine et bienfaisante accalmie. Bien sûr, j’ai pensé à l’après vendredi 13 novembre, les attentats, l’épouvante, puis l’état d’urgence, les assignations à résidence, les perquises, les pandores qui rigolent, les démocrates qui pleurent. C’est con, un démocrate qui pleure mais moins qu’un flic qui rigole.

Je me suis dis : « Si c’est grâce à l’état de siège, pardon d’urgence, qu’on les voit plus, alors on touche à l’état de grâce, gloire au Père, que cet état dure dans les siècles des siècles. Ainsi soit-Il ». Je sais, l’année où l’on fête la séparation de l’église et de l’état , je vais me faire rappeler à l’ordre par les vilains cocos du syndicat. J’en profite, depuis dimanche soir, on les mis sous perfusion.

Le 14 décembre au matin, j’ai compris que cette éclipse était due à la campagne électorale lorsque j’ai appris que les experts qui dépendent du ministère de l’économie (Gattaz) et des finances (Macron) -ou le contraire- ont décidé que pour le coup de pouce au Smic, c’était walou. Rien. Eh ! les prolos, le pouce vous pouvez vous le mettre où je pense. C’est justement par là qu’ils pensent, nos ministres...
Là, ouf, j’ai compris que la vie avait repris son cours, que toutes les envolées lyriques entendues la veille, c’était frime and Co.
Symbole de cette soirée en faux-semblants, l’homme tout en toc, Sarkozy : il parle dans le poste, haussement d’épaule, hautain, morgue, mépris. Il imite l’énervée du bocal d’Henin-Beaumont, éructe un coup et déclare, sentencieux q
u’il a «entendu les avertissements». Puis, vite, il file au stade de France pour assister au match PSG-Lyon. Il prend place auprès de Nasser al-Khelaïfi, président du PSG. Qatarien d’origine démocrate incontrôlée. Cela se passe dans le carré VIP au prix de 280 à 300 euros, trente fois l’augmentation mensuelle du SMIC, sans coup de pouce. Les canapés, mignardises et le champ’ sont en sus. Tranquillisez-vous, pour Sarko, c’est gratos.

Santé.

Rachid R.

Le 15 décembre 2015

LE PAvé

130 chefs d'état et moi et moi et moi...

Aujourd’hui, dans un Paris interdit à tout (de Bastille à Nation, en apnée s’il vous plaît), si c’était une grève on dirait dans Paris pris en otage, François Hollande reçoit 130 chefs d’état et quelques dizaines de milliers de personnes triées sur le volet. Tout le monde sait que la COP 21 sera un non événement car le réchauffement climatique, quoiqu’en clament les lèche-bottes ou les cireurs de godasses -nuance-, n’a jamais été la préoccupation du G7, du G8 ni du G20, pas plus que de l’Europe des marchands et des banquiers ou des fauteurs de guerre. 

Une simple information. Dans ces 130 “chefs” d’état, on note la présence lumineuse de sa sérénissime altesse Salmane ben Abdelaziz, roi d’Arabie Saoudite et de Tamin ben Hamad Al Thani, émir du Qatar. Deux grands démocrates qui achètent avions et armes à notre beau pays et à Dassault accessoirement, coupent quelques têtes chez eux, en tout bien tout honneur et apportent en toute discrétion aide et assistance aux terroristes de Daech.

Bienvenue mes amis, mes saigneurs, dans Paris, Paris outragée, Paris martyrisée, mais Paris...

Rachid R.

30 novembre 2015

A Stellio Patelli* arrêté et gardé à vue pour avoir manifesté à Paris le 29 novembre pour les libertés publiques et contre les réchauffeurs de planète... 

* Stellio est le fils de Mimi Patelli, secrétaire générale adjointe du syndicat CGT des retraités de Chaumont.

LE PAvé

Adieu Rachid

C’est un billet que j’adresse à ma dizaine de fidèles lecteurs. Voilà, je change de nom. Pas la peine de m’expliquer trop longuement.

C’est mon voisin qui m’a mis la puce à l’oreille. Robert, qu’il s’appelle mon voisin du bas. Il y est allé pianissimo. Moi, je m’angoisse presto. Enfin m’a-t-il dit, Rachid, réfléchis un peu, t’as vu c’que t’écris ! Tiens, ton dernier billet, quand tu parles de la “présence lumineuse” en France, pendant la COP de sa sérénissime altesse Salmane ben Abdelaziz, roi d’Arabie Saoudite et de Tamin ben Hamad Al Thani, émir du Qatar ? Ce texte, c’est limite terroriste, t’oublies (c’est toujours le voisin qui cause) la longue amitié entre le Qatar et l’Elysée. C’est du solide, Dassault, fric, foot et pétrole. C’est comme Plantu recevant le grand prix de l’humour qatari. Si, monsieur, y z’ont de l’humour au Qatar, mais là-bas au lieu de se fendre la gueule y coupent les têtes.
Ecoute Rachid, tu m’obliges à te le dire franco. T’as pas l’air de piger,  je sais bien, le nom on y tient, c’est notre épiderme, notre ADN, notre syntaxe, notre partition...
Voilà, j’avais (enfin) compris.  Avec ce nom, Rachid, je risque gros, genre Guatanamo sur Marne. Amis lecteurs, le changement de nom, c’est maintenant.

Demain, je signe Marcel. Quoi de plus banal et de plus con que Marcel et je mettrai TS comme initiales. Attention, il ne s’agit pas d’un hommage à TS Eliot, celui qui écrivait

«La moitié du mal que l'on fait en ce monde
Est dû aux gens qui veulent se sentir importants....
...Parce qu'ils sont absorbés dans un interminable effort
Pour penser du bien d'eux-mêmes.

Non, c’est une simple association d’idées : marcel, le maillot de corps, les biceps, zéro neurone, la force brutale et TS parce que c’est le tee-shirt, le marcel ricain quoi. Un pseudonyme redondant. Marcel T. S., putain ça le fait !


Rachid R. (ultime fois, on verra...)

5 décembre 2015

LE PAvé

Trois fois rien.

Tout est rentré dans l’ordre le 3 novembre 2015. La CGT fait grève avec SUD, le préfet vient papillonner pour justifier ses émoluments, les huiles de la SNCF s’affolent, au bord de la surchauffe et le JHM a ressorti de la naphtaline l’O.S. de la titraille triste. Ne riez pas, c’est pas facile le titrage. Cela suppose d’extraire le suc d’un événement, d’un fait divers et même, oui, d’une grève.
Alors franchement, cette Une du Jhm à propos de la grève des cheminots à Chalindrey, c’est nul, nullissime même. «Une grève qui ne change rien». Il carburait au jus de navet allégé, le barbouilleur attitré ? Un tel alignement de poncifs, ça va pas redorer le blason de la presse de province. Bien sûr, on aura compris que tout cela était dans l’air du temps. La CGT -je m’excuse auprès de mes amis de SUD mais sur la photo on ne voit que des bannières CGT-, la CGT donc, on le sait tous, c’est la reine de la grève pour rien. Et tout ce qu’elle fait ne mène à rien. D’ailleurs Hollande lui-même a mêlé sa voix à la doxa anti-CGT. C’est rien dire. J’ai même appris qu’il y avait une page facebook anti-CGT où Plantu, le dessinateur officiel du Qatar, figurait en bonne place.

Rien ne servirait donc à rien dans le syndicalisme. Et ne rien faire servirait donc à quelque chose. Mais faire quelque chose pour rien, je veux dire de façon désintéressée, n’est-ce pas l’honneur du syndicalisme ?
Ce titre tiré à quatre épingles comme un laquais à l’entrée du Medef, m’a fait penser irrésistiblement au sketch de Raymond Devos : «Mesdames et messieurs ... Je vous signale tout de suite que je vais parler pour ne rien dire.  Oh ! je sais ! Vous pensez : "S'il n'a rien à dire ... il ferait mieux de se taire !»

Oui il y a des moments où il vaudrait mieux se taire et écouter ce qu’ont à dire les salariés en butte à l’arbitraire, à la casse de l’emploi et des services publics.
Et en attendant le 12 novembre, Jean Bletner ou Dominique Piot pourrait à nouveau mener campagne contre la fermeture de la ligne 4. Je ne sais si cela changerait quelque chose ou ne changerait rien. Peut importe « Car rien ... ce n'est pas rien. La preuve c'est qu'on peut le soustraire. Exemple : Rien moins rien = moins que rien ! Si l'on peut trouver moins que rien, c'est que rien vaut déjà quelque chose !»

Rachid R

Le 3 novembre 2015

....et merci à Raymond Devos


* Lire arrêt sur images

http://www.arretsurimages.net/breves/2011-02-03/Un-prix-du-Qatar-pour-Plantu--id10250

LE PAvé

Réfugié

ça y est, nous l’avons ! LE réfugié nouveau est arrivé, avec un mois d’avance sur le beaujolais. Une bonne occasion pour sonder les cœurs haut-marnais. Deux pleines pages dans le Jhm, portrait de l’heureux choisi, photo avec les manitous du coin, interviews du préfet, des élus, de quidams ; ça vaut son pesant de cacahuètes, j’vous dis que ça. Remercions donc le journal local de nous offrir ces propos d’une grande noblesse d’âme, d’humanisme, tout empreints de civilisation judéo-chrétienne de race blanche. On pensait être au pays de Louise Michel et de Diderot, on se retrouve dans l’enfer vert-de-gris de Brachay-Morano. Tout y passe, on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, on va tout de même pas payer le pauv’ réfugié avec les indemnités de nos chômeurs. Déjà qu’on est fauché. Enfin quoi, un ramassis de phrases toutes faites, du préfet à madame tout l’monde. La palme revient évidemment à Bruno Sido. Il ne dit rien, il ne pérore pas notre Bruno, il rêve. Ah, si le cinq-deux pouvait accueillir des réfugiés médecins pour compenser le déficit médical du département... ça ouvre des perspectives et donne des idées, pourquoi pas des ingénieurs nucléaires (on préférera en ce cas un Iranien à un Syrien) pour plancher sur le projet Cigéo ou encore, c’est une suggestion pour Châteauvillain, un exilé (fiscal si possible), expert en marketing pour revivifier Animal Explora au bord de la crise d’apoplexie.

Un hurluberlu a même suggéré de rechercher un réfugié chevronné, compétent, bref, convenable qui puisse exercer avantageusement les fonctions de président du conseil départemental ou de préfet. ça nous changerait agréablement, a-t-il tenu à préciser. Je lui laisse la responsabilité de ses propos.

Rachid R.  le 11 octobre 2015

LE PAvé

L’enfant de Puteaux

(portrait d’une Ripoublicaine)


Cette affaire sortie de la naphtaline sarkozienne en 2011 par le Canard Enchaîné resurgit quatre ans plus tard avec un article de Médiapart. Mme Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, a exfiltré, nous apprend le site, son magot du Grand-Duché, 102 lingots d’or et un peu de menue monnaie, 865 000 euros. Pour voir venir...

Médiapart devrait se méfier car la bonne maire a de la ressource. En 2011, pour empêcher ses concitoyens de connaître l’info, elle avait fait acheté tous les exemplaires du Canard dans Puteaux. D’ici qu’on apprenne qu’un bon vieux virus, genre cheval de Troie infeste Médiapart.

Revenons à nos 102 lingots.

Considérons un lingot normal, d’un kilo, du tout venant en quelque sorte. Le poids total du magot en lingots est donc de102 kilos net, sans l’emballage. Et en fric ? La cote de cette valeur sûre était au 22/09/ 2015 de 32 510 €. (cours à Paris). Multiplions 32 510 par 102 = 3,316020 millions d’euros. Somme à laquelle nous n’oublions pas d’ajouter la petite ferraille, soit un total de plus de 4, 2 millions d’euros

Faut-il préciser que tout cela est un p’tit peu illégal. Et non contente d’avoir fraudé, la maire de Puteaux ment et crie au scandale. «Elle avait en effet prétendu que les avoirs de son compte luxembourgeois ont été rapatriés en toute légalité et en réglant l’ardoise au fisc. Elle avait aussi assuré que le magot venait d’un héritage de grand-mère planqué en Suisse, dont la justice n’a trouvé aucune trace». (Mediapart)

En tout cas, voilà un bien joli conte (ou compte). Une pauvre fille, élue du peuple, souffrant de phobie administrative, en proie au machiavélisme du fisc et de la presse, ça va pleurer dans les chaumières. Il y a eu les 101 dalmatiens de Disney. Il faudra maintenant parler des 102 lingots d’or de  Joëlle Ceccaldi-Raynaud.

Dernière précision : élue des Hauts-de-Seine, Joëlle Ceccalldi-Raynaud est une amie et l’ex-suppléante de Nicolas Sarkozy. 

Rachid R.

Le 23 septembre 2015

LE PAvé

Adagio La Courneuve

Redescend sur terre camarade, la vie c’est pas la fête, surtout pas celle de l’Humanité. La pluie ? Quelle pluie ? j’me rappelle plus. J’me rappelle pluie, dirait Leprest. D’ailleurs la météo elle-même s’était mise à la fiesta, coco. Rares averses qu’elle annonçait. J’y crois pas ! Les prolos de la météo avaient dû trop picoler et pas de l’eau. Après le boulot, ils devaient passer à la Courneuve pour se désaltérer. Ambiance merguez, frites -belges- et langouste de Cuba. Si. C’est baudelairien, une invitation au voyage. Là, tout n'est qu’amour et fraternité, douceur, passion et liberté. Et au forum social, une constellation de potes, de frangins, de camarades. L’inauguration s’est faite à guichet fermé. Envie d’être ensemble. Envie de résister.

Alors, c’est vrai, le lundi faut redescendre. On voudrait prendre l’escalier, adagio. La réalité vous arrive par l’ascenseur, en accéléré. Radio Macron fréquence 49-3 ou BFN-TV depuis Brachay. Et le bruit de la broyeuse-déchiqueteuse : code de travail, sécurité sociale, communes, services publics et libertés, ba-da-boum cric-crac crunch... Et j’te parle même pas de la Syrie...

Tiens, à Chaumont, c’est du kif. Tu te dis, ça va aller dans cette belle cité endormie. Ben non,  la belle cité crève du chômage, croule sous les dettes et au lieu de livrer les prévaricateurs à la justice, on supprime quatre six sous aux associations et on vend les meubles et immeubles. Du coup, jouissance supplémentaire, on vire les syndicats des locaux qu’ils occupaient.

Oui, il est temps de redescendre de ton p’tit nuage mon poteau, c’est clair, on te manipule, on tripote tes neurones, ça manigance ferme place de la Concorde. Concorde, tu parles d’un nom en ce moment. et l’Elysée et Matignon. Gnon !

Pourtant, comme j’aurais aimé continuer la fête dans ma tête, fredonner  les poèmes d’Allain Leprest déclamés, scandés, rap-és, rythmés, hurlés par Philippe Torreton. « On n'était pas riche et même un peu pauvre /«Pauvre d'accord, mais propre», qu'il disait tonton/J'y croyais un peu comme la foi sauve /On était si pauvre qu'on en sentait bon ».

Bon ça veut pas dire que les riches y puent, enfin pas tous.


Rachid R.

18 septembre 2015

Le pavé


Tu parles Charles


Le Trait d’Union de Charles Guené, c’est grandiose et luxueux en qualité papier, charabia et novlangue de bois pour le reste. C’est entre Charles et Guené qu’il faudrait le mettre le trait d’union. Huit pages d’auto-promo pour le sénateur du cinq-deux qui fait de l’accompagnement thérapeutique du département dont il est l’élu, fallait oser. Résumons cela d’une phrase : la Haute-Marne se meurt et Charles attend.

Il faut une action immédiate et graduelle sur les curseurs fondamentaux : les retraites, les dépenses publiques, la fiscalité et la compétitivité et flexibilité de notre économie. Je vous ai compris !

Les profits, le CICE, les pactes de croissance et de stabilité qui vident les poches des plus démunis pour aller aux plus riches, connaît pas. Le panard, c’est de baisser le  SMIC, les salaires, les pensions. Je respire. Un moment, j’ai eu peur qu’il veuille supprimer les sept mille malheureux euros d’indemnité (exempt d’impôt) qu’il perçoit chaque mois. J’ai même cru, pauvre retraité que je suis, qu’il refuserait, le jour venu, de toucher sa pension. Comme notre vénéré sénateur a 62 ans et qu’il entame son troisième mandat, sa miséreuse pension devrait osciller autour de cinq mille euros pour 14 ans de mandat. Pas mal !

Ce sont ces pachas-là qui veulent réduire à zéro les droits des salariés et retraités, mettre au pas les communes, qui votent la loi Macron et celle sur le renseignement. Bref, tout ce qui conduit notre pouvoir d’achat et le pays au fond de l’abîme.

Cerise sur le gâteau, une pleine page à la gloire du Medef, sorte d’acte d’amour et d’asservissement. Dès lors, la messe est dite, Charles-traitd’union-Guené est pour le parc, c’est sûr, pour Animal explora sans doute, pour Bure naturellement. Il est même pour le maintien de la ligne 4 mais avec la loi Macron qui prévoit de remplacer le rail par la route, Charles est aussi pour la tuerie routière, sport où notre département brille tout particulièrement.

Seule consolation pas moins de onze photos à l’effigie de notre sauveur orne ce trait d’union. Cela devrait permettre de le reconnaître et ainsi, d’éviter de le saluer dans la rue ou dans le train, pendant qu’il y en a encore... Des trains.


Rachid R.

9 septembre 2015

Le pavé

My favorite candidate

20 mars 2013. Un beau jour de -presque- printemps, les keufs effectuent une perquise au domicile de dame Christine Lagarde, ancienne ministre de l'économie et directrice du FMI, dans le cadre de l’affaire Tapie (une affaire trébuchante à 403 millions d’euros).

Les enquêteurs trouvent une lettre manuscrite, non datée, destinée à Nicolas Sarkozy. (Attention, puritains s’abstenir) :

Cher Nicolas,

- Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France. J'ai fait de mon mieux et j'ai pu échouer périodiquement. Je t'en demande pardon. Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting. Si tu m'utilises, j'ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d'être inefficace, sans soutien je risque d'être peu crédible. Avec mon immense admiration. Christine L.  " (Le Monde)

Ces tendres et lascifs mots de soumission à l’homme aux talonnettes ont fait le buzz. On pense à la Montespan et au roi soleil. En 2013 déjà, nous n’étions plus en république mais dans un royaume en putréfaction avec sa cour, ses intrigues, ses laquais et ses catins...

Il y a quelques jours, la presse nous apprend qu’un sondage (très féministe) donne Christine Lagarde favorite des Français devant Martine Aubry comme candidate à la présidentielle de 2017.

On ne sait pourquoi ce sondage a été commandité mais il est charmant de constater que les Français ont envie d’utiliser la belle Christine pour le grand casting de 2017. Après Hollande, celle que l’on a surnommée affectueusement Christine Lagaffe, pour ses propos humiliants, indignes, insultants, insupportables (dixit la presse) sur la Grèce ferait, n’en doutons pas, une élégante capitaine de pédalo, enfin quoi, un guide et un soutien crédible pour ce grand pays d’accueil qu’est la France !

Rachid R.  Le 9 septembre 2015

le pavé


Mistral perdant

Vous avez suivi le coup (le coût !) des Mistral, quelle histoire ! Un virgule deux milliard d’euros à rembourser.  Mais quoi, la douce France a bien raison de faire la nique à Poutine et de soutenir le gouvernement pro-fasciste d’Ukraine de l’ouest... Je m’égare.

Le Canard enchaîné nous apprend qu’en plus des 1,2 milliard d’euros de l’annulation, il faudra payer l’aménagement du port de Vladivostok, l’adaptation de trente-deux hélicoptères K52 emportés par le navire et la formation de quatre cents marins russes pendant un an et demi ; bref, au total, « la facture de la vente annulée devrait dépasser 2 milliards d’euros », estime le journal.

Sincèrement, il n’y a pas là de quoi faire frissonner les gazettes. Faut bien que le pays des droits de l’homme respecte sa parole, les règles de l’OMC et de la concurrence libre et non faussée. Les petites dépenses collatérales en font partie, naturellement, sinon ce serait la pétaudière.

En tout cas, cette peu ragoûtante affaire nous rappelle à une belle évidence : c’est un dur métier que celui de marchand de canons !


Rachid R. le 1er septembre 2015


PS : On nous prie de préciser, note du ministère de la guerre, numéro 49-3/14-18/39-45/ du  17/01/1991 que contrairement au bourbier libyen, aucune ligne de dépense (et de défense) n’a été concédée (en un seul mot) à Bernard Henri-Lévy. Nos lecteurs pourront donc se consoler en pensant que les voyages, allers et malheureusement retours, frais d’hôtel et de bouche, de taxi, de maquillage ainsi que les frais de port et de notaire, sans omettre ceux inhérents aux équipes de télé, TFI, Antenne 2, France 3, 4 et 5, Arte, Canal Bolloré et BFn-TV qui lui sont généreusement et habituellement affectées, ne figurent pas sur la douloureuse poutinienne.

le pavé 

Lettre à Elise
Je dois vous faire une confidence. Je ne regarde pas trop les émissions genre Cash Investigation. Je les avais cataloguées convenues, politiquement (trop) correctes, téléspectateur enfermé à double tour dans la doxa de l’économie libérale.

Au plan social, c’est du Macron tout droit sorti de l'école Rothschild : tout est contrainte : prud’hommes, indemnités-chômage, code du travail, syndicats, CE, retraites... Macron et Elie Cohen penseurs de cette décennie, il y a de quoi désespérer. Les économistes dignes de ce nom sont atterrés et les téléspectateurs affligés.

Je dois vous avouer que je regrette vivement de ne pas m’être assis devant le téléviseur mardi. Bien sûr, le lendemain, j’ai lu tous les commentaires sur internet. C'est le total-buzz ; ça tweette et facebooke à tout va, tonalité étonnement et contentement ; bien sûr, j’ai regardé le replay. mais voilà, envolée la belle surprise, fini le choc médiatique qui vous maintient en vie devant l’écran, comme le ferait un défibrillateur neuronal...

Ah ! voir le PDG des Pages Jaunes blême lorsqu’on l'interroge, sacrilège, sur la souffrance vécue par les salariés de l’entreprise, découvrir Gattaz et Macron tels qu’en eux-mêmes, suffisants et étonnés d'avoir à répondre à des questions qu'ils n'ont pas eux-mêmes écrites et posées. Délicieux. Et cette simple interpellation à l'ex patron de Sanofi : "Vous gagnez 508 fois le smic, n'est-ce pas déplacé?" Le gars ne s'en est pas remis. Les gagner c'est une chose, les justifier c'en est une autre. Derrière 500 Smic, combien de licenciements, de drames, de sang et de larmes ?

En fait, c'est notre propre étonnement qui nous étonne ; celui de n'avoir pas ce sentiment de déjà vu. Et cette sensation rare d'être soi-même celle ou celui qui a posé la question pertinente, celle que tout le monde a toujours eu envie de poser et qu'on ne pose que très rarement dans le monde glacé et inhumain de la télé... Etre capable de cela n'est-ce pas la marque d'une grande journaliste ?

Rachid R. le 5 mars 2015

le pavé 


Big Mac évasion

McDonald’s à l’honneur !

Toute la presse en parle. On y décortique le système d’optimisation fiscale du roi du hamburger. Système qui a valu à McDo d’entrer dans le top des entreprises que Médiapart qualifient d’Intaxables avec Starbucks, KFC, Google ou Apple...

Point de départ de cette affaire, un texte signé par plusieurs syndicats européens et américains, ainsi que par l’ONG britannique War on Want qui décrit en détail la stratégie McDonald’s et son impact en Europe, où la compagnie aligne 7 850 magasins, pour 20,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires (soit près de 40 % de ses revenus mondiaux).

Chaque filiale française doit payer une redevance pour l'usage de la marque et du savoir-faire de la chaîne à une autre filiale, McD Europe Franchising Sarl (13 salariés !), installée dans un paradis fiscal en plein cour de l’Europe, le Luxembourg.

La filiale française ne paye pas d'impôts sur cette charge, un peu comme quand un particulier déclare une pension alimentaire ou des travaux. (Le Monde). Une belle niche fiscale....

«Tous les surplus remontent au siège et tous les restaurants sont déficitaires, de sorte que l'entreprise ne paie pas d'impôt sur les sociétés et qu'aucun salarié ne touche de participation sur les bénéfices» explique Gilles Bombard, délégué CGT de la société McDonald's Ouest Parisien. (L’Humanité)

Selon le document des fédérations syndicales, McDonald's a généré 21,6 milliards d'euros de chiffres d'affaires en France entre 2009 et 2013, pour un manque à gagner pour le fisc français estimé entre 695 millions et 1,3 milliard d'euros. Il semble que tout cela ne soit pas illégal !

Nous sommes très heureux de l’annoncer aux retraité-e-s qui viennent de voir leurs impôts sur le revenu grimper en flèche avec la suppression de la  demi-part pour les veuves, la fiscalisation de la bonification pour avoir élevé trois enfants. Sans parler de l’augmentation de la CSG...

Allez, on se fait un McDo ?

Rachid R.  27 février 2015

le pavé

Parquons-nous et demain...

et on reparle du parc national...


Arcelor Mittal Manois, on liquide. Tout au long de la ligne 4 et Dijon-Reims aussi. Pour aller à Châlons, ce sera une sinécure ou plutôt une sinécar. Car l’avenir de la Haute-Marne, pas de doute, c’est la route. La route, c’est mieux, ça pue, ça pollue et ça tue. Le préfet en sait quelque chose qui se fait taper grave sur les doigts. Est-ce vraiment le même préfet qui paradait, menton bien haut, pour le parc national tenant Patricia Andriot, notre conseillère écolo par la menotte ?

Tiens, le parc, parlons-en, il revient sur le devant de la scène. Ceux qui croyaient que la consultation des communes n’était que l’acte premier d’un long processus démocratique, devront déchanter. Le Jhm annonce, claironnant, que le parc a reçu le feu vert des ministères. Fous, nous pensions que Ségolène Royal viendrait nous voir avant toute décision. C’était oublier la nouvelle démarche macronienne, le 49-3 : tu la fermes, tu votes ou tu votes plus et de toute façon j’fais ce que j’veux.
Voilà donc tous les bénis-oui-oui pro-parc ragaillardis, adios Manois et Vaux-sous Aubigny, adieu le train et le service public ! Bienvenue, wilkommen, welcome dans le désert vert du parc-nat. Du vert, du vert, rien que du vert, vertige, vert attitude. Vertitude royale.
Ce sera formidable, tous ces touristes qui vont débouler dans le sud cinq-deux.
Et je serais prêt à y croire. Et vous, aussi, non ? On en oublierait presque CRS et lacrymos qu’il a fallu pour nous la faire rentrer dans le ciboulot, cette belle leçon d’écologie pour les nuls.

Je résume le tableau : un pays de Chaumont sans industrie, sans train, sans service public, sans hôpital : ce n’est plus la forêt primale que l’on va retrouver ici, c’est la terre d’avant l’homme qui n’avait pas vu l’homme qui n’avait même pas vu le dinosaure.

Et les communes ou plutôt, les contribuables, déjà complètement fauchés devront cracher au bassinet.

Entrez, entrez m’sieur-dame, entrez... venez vous parquez, je vous en prie...

Rachid R. le  2 juin 2015


Le pavé à Rachid R.

Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa


Enfin ! Il est venu à Chaumont. On ne l’attendait plus. il a fait trois petits tours, s’arrêtant à la “Une” pour avoir celle du journal local le lendemain matin, dédicacer le livre qu’il n’a pas, comme Hollande, écrit, se faire acclamer par deux trois fana-tics tenus à bonne distance par des barrières et les pandores qui s’étaient enfin remis de la fatigue accumulée durant les actions contre la loi-travail. Puis vite, il était en retard, il a filé vers l’Affiche, contourné le Palais de justice pour conjurer le sort. (Au fait ça donne quoi Bygmalion, la Libye et les autres gamelles? La justice passe plus vite quand on est prolo, chez Goodyear et à la CGT. C’est 24 dont neuf fermes. Le 24-9 comme on l’appelle. C’est comme le 49-3 mais avec des barreaux).

Où en étais-je. Ah ! oui. Il est allé au cinéma, faire le sien, évitant le Signe. Une affiche où il n’y a pas sa tronche, n’est pas une affiche. Comme une vulgaire ministre de la culture, il a tenu à éviter ce machin en béton, trop beau pour être honnête, trop honnête pour être intéressant, trop intéressant pour qu’il s’y intéresse. Vous dites combien ? 45 000 affiches et pas une avec ma trombine ? Chaumont c’est un repaire de zapatistes post-soixante-huitards tendance Marx, Karl et Groucho. On ne me la fait pas à moi. Même la Guillemy, le Bocquillon et tutti chianti (où va mon ivresse ?), c’est des gauchos en cinquième colonne. T’as eu raison de te barrer mon vieux Luc. (Luc c’est Chatel pour ceux qui, comme moi, l’auraient oublié).

Là, au cinoche, devant un parterre de cravates, il est monté sur, la scène, ses grands chevaux et ses talonnettes, a déversé sa bile contre tout ce qui bouge ou est susceptible de le faire. Il a été très applaudi. Et hop, les trois petits tours sont finis, il est reparti, évitant, chochotte va, les bas fonds prolos du Cavalier et de la Rochotte !

Venir à Chaumont pour ça ? Comme me l’a dit un quidam en colère : « à force de chasser sur les terres de l’autre énervée, c’est à Brachay, qu’il aurait dû aller ! ».

Rachid R.

15 octobre 2016

Le pavé à Rachid R.

Colombey-les-Moches

Sous le titre « Un 9 novembre très présidentielle », le JHM nous annonce la venue à Colombey, jour anniversaire de la mort du général de Gaulle, de tout ce que la France compte de candidats de droite extrême et d’extrême droite... En attendant des nouvelles de Juppé, l’homme qui voulut baisser les loyers des HLM de la ville de Paris en y habitant, Fillon (viendra-t-il avec Renaud ou avec Longuet l’homme de Bure ?) et Hollande, comment, il n’est pas de droite ? alors, excuses, on nous annonce d’ores et déjà la visite, air con-trit, gestes de recueillement con-venus, de Philippot (de chambre)* pour le parti fasciste, de Dupont-Aignan qui ignore qu’à Chaumont moitié de son nom est un cimetière et Copé qui quitte donc la piscine de Takieddine, grand pourvoyeur d’argent sale de l’UMP. Mais cela, c’était avant. Depuis, la situation s’est assainie avec Bygmalion...

A notre grand regret, nous apprenons que Sarkozy ne viendra pas, sans doute à cause de sa dernière excursion ici qui ne restera pas à l’affiche dans la mémoire des Chaumontais.  A propos de sa visite éclair, l’Affranchi nous apprend (chrono en main) que le plumitif au kärcher a signé 150 exemplaires de «son» livre en une heure, 24 secondes par bouquin ! Et l’hebdo, décidément très récalcitrant au charme sarkozien publie une photo des pieds de l’ex, futur candidat, avec talonnettes et réhausseur pour essayer d’être à la hauteur. Pour Colombey, c’était raté. Ce sont des échasses qu’il lui faudrait.
Lorsqu’on lit les programmes qu’ils se sont photocopiés les uns les autres, entre la casse du statut de la fonction publique, la dénationalisation du peu qui demeure, la haine des travailleurs et des droits sociaux -sécurité sociale, retraite, délégués du personnel, comités d’entreprise- acquis à la Libération, que vont-ils donc chercher à l’ombre de la croix de Lorraine tous ces hominidés-politicus-minusculus ? Vérifier que le Grand Charles ne va pas sortir de sa tombe et leur botter le cul ? Ou ne leur rappelle quelques vérités de la France résistante : « La France a été trahie par ses élites dirigeantes et ses privilégiés» » ou, recevant une délégation d’un syndicat : « Messieurs, je n’ai pas vu beaucoup d’entre vous à Londres. » déclara-t-il. Il ne parlait pas de la CGT, mais du patronat français, les cousins germains (!) de Gattaz et du Medef.

Je ne vois qu’une solution : interdire Colombey aux fachos et aux cons et les orienter vers Brachay.

Rachid R. Le 23 octobre  2016


* Petite vengeance pour les jeux de mots à deux balles de son mentor Le Pen.

Le pavé à Rachid R.

Négligemment

Accusé « Huit de Goodyear » levez vous. Les huit ensemble, s’il vous plait, sinon j’fais évacuer la salle. Après examen de votre dossier, je pense que ce n’est pas par négligence que vous avez essayé de sauver votre entreprise. C’est par lutte des classes comme vous dites grossièrement. Votre PDG, Richard Kramer a bien raison de vous traiter de mabouls. Condamnés, non mais...

Accusé « Quinze d’Air France » levez-vous. J’veux voir qu’une tête. On a regardé les vidéos filmées en cachette. on vous voit pas vraiment mais on sent que ce n’est pas par négligence que vous n’aimez pas les chemises en soie. Vous portez en vous cette envie incoercible de déchirer, de casser. Ce n’est d’ailleurs pas par négligence que vous êtes estampillé CGT. Les carottes sont cuites.

Accusé Salim Nahouda, levez-vous, debout quoi, qu’est-ce que Mayotte vient faire dans MON prétoire, ça suffit, non, j’y crois pas. Maintenant, si on dénonce la corruption et qu’on défend les salariés même dans les « anciennes » et lointaines colonies, mais où va-t-on ? Eh, Salim tu te crois où, au Crédit lyonnais et pourquoi pas au FMI tant que t’y es (le tutoiement, c’est juste un effet littéraire pour parler CGT, hein, négligemment...).

Accusé Christine Lagarde, je vous en prie,  pouvez-vous, s’il vous plait vous lever de votre fauteuil et sans vous offenser nous narrer pourquoi vous avez, par futile négligence, accordé un possible coup de pouce fiscal à l’homme d’affaires Bernard Tapie sur les 403 millions d’euros qu’il a perçus lors de l’arbitrage controversé avec le Crédit lyonnais ? (extraits du journal Libération...)

Je vous comprends, madame Lagarde, le FMI, les obligations, les Grecs qui devraient aller se faire voir, les Espagnols, olé-olé et tout ça pour un salaire de misère : 380 989 euros par an...

Madame Lagarde, je vous déclare, excuse me, coupable de négligence mais dispensée de peine. Bien sûr, le détournement de fonds est « suffisamment caractérisé », mais si j’envoyais une négligente directrice générale du FMI derrière les barreaux et lui infligeait une amende de 15 000 euros, quelle piètre Cour de Justice de la République, j’insiste, de la République, je serais.  Et puis, 15 000 euros, c’est de l’ordre du symbolique pour elle.  Juste pour ses cigarettes, non ?  De toute façon, elle fume pas....

Rachid R.

20 décembre 2016

Le pavé à Rachid R.

Viva Goya (Chantal)...

Ô rage, ô désespoir... La vieillesse est vraiment soumise à rude épreuve. Un jour, la voilà parée de toutes les vertus, le lendemain, elle n’est plus bonne à rien. Un jour, elle est la fierté de la Nation, le lendemain elle est couverte de toutes les abjections. Hier, quand on parlait des cheveux blancs c’était respect et courbettes, Mandela, Hessel et Lucie Aubrac. Vénérés. On les citait vingt fois dans une oraison de dix lignes. Puis, après une courte période d’équivoque accalmie, le balancier est reparti dans l’autre sens. Le trou de la sécu qui se creuse comme une vielle carie et le déficit des retraites, c’est la faute aux vieux. Même les déboires syndicaux en Haute-Marne ça sent la viande faisandée.  Plus fondamentalement, a-t-on idée de mourir de plus en plus vieux car si l’on en croit le plan Fillon-Le Pen-Valls-Macron,  y a trop de retraités et pas assez de blé. Certains émettent donc l’idée que l’euthanasie pourrait être une solution, préférable à l’Ehpad qui nous coûte très cher, ma chère ou même au massacre à la tronçonneuse. Faut tenir compte du prix de l’essence...

Heureusement le balancier est de nouveau reparti du bon côté. C’est toujours ainsi à l’approche d’élections. L’avenir s’annonce donc étincelant pour les plus de 60 ans, radieux pour les septuagénaires. Pour un moment, pour un moment seulement.

Un signe évident pour confirmer ces dires, une information qui aura, bien sûr, échappé à tous les perdreaux et perdrix de l’année. Je vous la scoope. À 74 ans, Chantal Goya est de retour sur scène au théâtre de Paris. On va pouvoir enfin re-ouir Jeannot Lapin, Le Pélican et Pandi-Panda...
Moi, vicelard et (assez) jeune billettiste dans un vieux site, j’ai suggéré à quelques amis de profiter, comme on dit en matière de marketing, de cette fenêtre favorable aux vieux-beaux débris en solde pour réaliser quelques bonnes affaires.

Un ou deux congrès syndicaux se profilent à l’horizon. Allez, amis, lancez-vous. Je sais les genoux, les hanches et même le reste, c’est plus ce que c’était. Ceux qui regardent ça d’un mauvais œil ne manqueront pas de persiffler ou de siffler tout court le célèbre aphorisme « On peut pas être et avoir été ». La réponse à une telle bassesse se trouve naturellement chez Pierre Dac qui a poussé la plaisanterie à mourir et à blaguer jusqu’à plus de 80 balais « On peut pas être et avoir été dit un populaire dicton. Pourquoi, on peut très bien avoir été un imbécile et le rester »

Rachid R.  31 Décembre 2017

Le pavé à Rachid R.

ça plane pour eux...

Lire un journal, ça s’apprend paraît-il. J’ai toujours eu un peu de retard dans ma scolarité. Il m’est même arrivé de faire l’école buissonnière. Y a bien une journée sans tabac et dans certains pays sans télé. Le pied. Parfois, cette insouciance ne tient à rien : on se rue sur la page des sports pour lire les exploits du CVB. S’ils ont gagné, on lit horoscope. Perdu, les avis de décès et on délaisse le reste du canard, ses équivoques manchettes, ses poulets et marronniers. Ses éditos bâclés et macronisés. Ce qui est un pléonasme. Si vous ne me croyez pas, prenez donc un bus du même nom ! Bref, on se lasse, l’attention et la tension baissent. Heureusement des amis plus vigilants vous téléphonent ou vous mailent. Parfois, ils viennent chez vous, c’est comme un sourire dans cette merditude royale.

Vendredi 24 février, on m’a remis un articulet du Jhm : dix lignes, titre en helvetica, la typo du purgatoire. « Air France : les dirigeants fortement augmentés en 2016.»

Et dans le texte : « la direction a indiqué que la rétribution de la quinzaine de membres dirigeants avait atteint 4,8 millions d’euros pour 2016 contre 3,4 millions l’année précédente. En 2015, le salaire du PDG du groupe Alexandre de Juniac avait augmenté de 65% grâce à une part variable principalement indexée sur les résultats financiers. (souligné par nous)

Tout rapprochement avec «l’affaire de la chemise» serait nécessairement assimilé à un procès (!) d’intention ou pire encore à du populisme de bas étage.
Malgré cette menace, rappelons que des militants de la CGT ont été condamnés à de la prison avec sursis pour trois d’entre eux, dix autres écopant d’une amende de 500 euros pour s’être opposés aux 3000 licenciements.

3000 emplois rayés de la carte, « indexés sur de bons résultats financiers ». C’est-y pas la preuve de la vitalité des « dirigeants » d’Air-France, hein ?

Faisons le point : une augmentation de 1,4 million d’euros pour avoir licencié près de 3000 salariés, ça peut paraître beaucoup mais en fait non. 1,4  divisé par 3000 et re-divisé par quinze, cela fait à peine 100 euros par salarié pour chacun des dirigeants. Une misère, c’est carrément décevant. Le gouvernement socialiste, actionnaire de l’entreprise, les a encouragés à faire mieux la prochaine fois. Une prime de licenciement ça se mérite même si c’est pour licencier des sans-dents ! Et changer de chemise de temps en temps...

Rachid R.

27 février 2017




Le pavé à Rachid R.

Indications de vote

J’avance avec prudence. Ne pas transgresser l’interdit (syndical). La CGT n’invite pas à voter pour tel ou tel candidat, elle appelle à voter pour le progrès social. Bien. Et le communiqué se termine par cette phrase « Nous refusons d’avoir le choix entre le pire et le moins pire. Nous voulons le meilleur. « Le lyrisme est le développement d’une protestation », disait Eluard.

Mais alors, comment faire le tri parmi les onze prétendants sans déroger aux règles d’indépendance de la CGT ? Les boss du site me surveillent. Anastasie m’attend au coin de chaque phrase. Le mot est-il bien mesuré ? Et que signifie cette volonté de classer ? Classifier, n’est-ce pas l’origine même de la censure ?

Une méthode ne manque pourtant pas de charme, c’est l’élimination. S’il est compliqué, ici,  de désigner le meilleur, on peut au moins désigner les plus mauvais. Par exemple, éliminer illico quelqu’un qui déclare que la Guyane est une île. Sur un plan géographique, on pourrait pardonner, mais sur un plan stratégique, ça compte bougrement. Imaginons qu’il faille bombarder les manifestants qui « foutent le brun » comme on dit à Villeurbanne (ville du Nord comme chacun le sait). On lance la bombe sur l’île. Elle tombe à l’eau. Au prix d’une bombe sur le marché actuellement, c’est encore un peu plus de déficit et donc des fainéants de fonctionnaires en moins... C’est un exemple. Il vaut ce qu’il vaut.

Il y a aussi le choix par les costumes, leur prix, leurs plis ; les chemises bien qu’il vous en coûte cher de les arracher pour en comparer la qualité. Les montres peuvent être elles aussi une honorable comparaison pour juger de la présidentialité. Pas de Lip, pas de vote. C’est mon côté autogestion. Enfin les attachés parlementaires même européens, leur qualification, leur âge, les relations qu’ils entretiennent avec leur «patron» sont à n’en pas douter un critère de choix. En parlant de patron, une manière de sélection indiscutable est venue trottiner dans mon cerveau torturé. Attention, elle ne concerne que les sans-dents, les gueux, les culs-terreux, les bac moins cinq, les refoulés du 49-3, la canaille, quoi. Dont je suis. Question : qui reçoit les lauriers du Medef ? Qui a les faveurs du patronat au point d’être auditionné à grand renfort de pub. par Gattaz, casseur du droit du travail et démolisseur en chef de l’économie et de l’emploi : trois noms sortent du chapeau : Fillon, Macron et Le Pen. Ne pas voter Gattaz, c’est un bon choix, non ?

Allez les amis, faites comme moi, votez, éliminez. En toute indépendance.

Rachid R. le 30 mars 2017

LU Dans la PRESSE

Emmanuel Macron, Marine Le Pen, François Fillon ont été auditionnés mardi 28 mars sur leurs programmes économiques par des entrepreneurs du Medef.

Le pavé à Rachid

Rien à ajouter...

élection présidentielle oblige, j’ai fait jouer mon devoir de réserve syndical. Plus d’un mois d’abstinence, ça fait long. Je trouve plus mes mots, j’m’emmêle dans le peu de neurones qu’il me reste après cette étrange campagne électorale. Et ce n’est, semble-t-il, pas fini.

La paresse me gagne. J’opte pour le copié/collé. Comme Attali, je plagie.

Le mensuel Ruptures publie la liste (non exhaustive) des soutiens d’Emmanuel Macron. Elle est divisée en quatre catégories (Patrons et banquiers, responsables politiques et hauts fonctionnaires, responsables politiques étrangers, intellectuels et journalistes). Je lève le voile, pour vous, en publiant la liste des patrons et banquiers qui soutiennent Emmanuel Macron le président du CAC40. Rien à ajouter...

Loïc Armand (président de la commission Europe du MEDEF et de L’Oréal France)
Bernard Arnault (1ère fortune française – 11e mondiale –, PDG et principal actionnaire de LVMH, propriétaire du Parisien-Aujourd’hui en France et des Échos)
Pierre Bergé (363e fortune française, homme d’affaires, mécène, copropriétaire du groupe Le Monde)
Vincent Bolloré (10e fortune française, industriel, actionnaire principal de Vivendi et du groupe Canal+)
Alexandre Bompard (PDG de la FNAC-Darty)

Patrick Drahi (5e fortune française, président d’Altice, principal actionnaire de SFR Group, qui possède Libération et L’Express)
Thomas Enders (PDG d’Airbus)
Pierre Gattaz (président du MEDEF)
Arnaud Lagardère (305e – ex aequo – fortune française, directeur du groupe Lagardère, propriétaire du Journal du dimanche)

Xavier Niel (9e fortune française, actionnaire majoritaire d’Iliad, maison-mère de Free, copropriétaire du groupe Le Monde)
Laurence Parisot (ancienne présidente du MEDEF)
François Pérol (banquier, président du groupe BPCE, ancien conseiller économique de Nicolas Sarkozy)
Matthieu Pigasse (banquier d’affaires, directeur de la banque Lazard et responsable des fusions-acquisitions au niveau mondial, copropriétaire du groupe Le Monde)
Stéphane Richard (PDG d’Orange)

Liste complète sur le site RUPTURE


Rachid R. le 15 mai 2017

avec, cerise sur le baba au rhum une photo people : Emmanuel et Christine. Votre site vous gâte..

Le pavé à Rachid R.

L’aggloglote


Fumée blanche. Hourra ! Le concile réuni pour trouver, cogitation complexe, un nom de baptême au machin qui regroupe 63 communes a donc trouvé. Agglomération de Chaumont. C’est du beau cherchage comme dit la petite fille de ma voisine, habitante d’une des 63 communes qui forment ce qu’il convient donc maintenant de nommer Agglomération de Chaumont ou par tendre diminutif Agglo de Chaumont. Les 62 autres n’ont pas pipé mot, émerveillés par la fraîcheur et la modernité de la trouvaille… Soyons clément, l’année du Grand Pardon.

Notons tout de même que des traîne-savates s’aventurent à brocarder, à peine prononcé, ce nom qui claque pourtant comme l’étendard sanglant de la chanson bien connue. Pour certains, la critique est courte : tout ça pour ça disent-ils un peu excédés. Un autre : « on dirait du Chatel, quand il était DRH de la ville ». « Et pourquoi pas (référence à agglo ?) Réseau-pro-Chaumont tant qu’on y est ou Weldome » ; weldome avec un E comme welcome mais aussi avec un D comme dégage. Un vieux cégétiste a même suggéré pour ne froisser aucun des 62 autres villages de modifier le nom Chaumont en Chômons, because les licenciements, ceux du centre de tri des déchets et ceux à venir (?) du 15 qui laissent dubitative notre bonne maire.
Un ami, légèrement aviné a même affirmé que lassés de chercher, les chercheurs auraient mis à profit une pause dans ce brainstorming écervelé pour se désaltérer avec autre chose que du château la pompe. Un élu (mais est-ce vrai ?), connu pour ne pas sucer que de la glace, aurait alors réglé la question après avoir avoir chanté la célèbre paillardise :

« Ami Ageville, ami Rennepont *

bois donc ton verre

Et surtout ne le renverse pas

et porte le au détritusse,

au terminus

au cumulus…

agglo, agglo, agglo...

il est des nôtres…

Cet air a reçu le joli nom de l’aggloglote. En cours d’homologation.

On sait que la chanson se poursuit, dans nos contrées sauvages et pourtant reculées par « torche la gueule à ton voisin, car il  aime, car il aime, torche la gueule a ton voisin, car il  aime le bon vin ».

Celui ou celle qui est resté.e debout contre vins et beurrées était de Chaumont…
A quoi ça tient, j’vous l’demande !

Rachid R.

le 5 mars 2018

*Les 63 communes y sont passées, imaginez !

(Lu dans la presse : un an pour donner à l’agglo de Chaumont le nom d’Agglo de Chaumont !)