Les derniers éditos

Non à l’austérité

édito du 10 avril 2015

Couleur, colère et détermination. trois mots pour résumer la tonalité des manifs du 9 avril. À Paris et... à Chaumont. Soudain, la petite polémique pour savoir où aller manifester paraît bien futile. Il était tout aussi indispensable d'aller à Paris que de rester à Chaumont.

Couleur, colère et détermination également dans les deux discours prononcés hier, celui de Dominique Perchet pour l'UD FO et de Marie-Rose Patelli pour le syndicat des retraités CGT de Chaumont.
Colère dans les discussions entre manifestants. Contre la loi Macron et le gouvernement qui reste sourd à la détresse sociale des salariés et retraités.

Colère contre les indécentes indemnités de départ (3 millions d'euros) du patron de Vivarte (André, Halle aux vêtements, Chevignon...)  alors que le groupe veut mettre à la porte près de 1600 salariés. On l'avait appris le matin même !

Colère pour les retraités qui venaient d'apprendre (officiellement) la décision du gouvernement de geler les pensions. Revalorisés à zéro pour cent ! De la pure provocation et mépris le plus total pour les retraités et personnes âgées. Ainsi, depuis trois ans, malgré l’inflation, les pensions sont restées en l’état et aujourd’hui, qu'il y a moins d’inflation, le  gouvernement menace de les baisser !

La délégation FO (actifs et retraités) et notre syndicat qui a été reçue par le préfet lui a a fait part de toute cette colère sociale.

Cette journée de grève et de manifestations en appelle d'autres. En tout cas tel était l'état d'esprit des militants. Il reste sans doute beaucoup à faire mais tout de même, cette détermination, cette colère et cette unité, cela donne du tonus. Comme le rappelait Marie-Rose Patelli dans son intervention : "Que l’on soit jeune, salarié du privé ou du public, chômeur ou retraité, nous avons toutes les raisons de nous mobiliser pour un autre avenir. Ne lâchons rien !

Syndicat CGT des retraités de Chaumont

Lire le dernier édito

rapport confidentiel SNCF Dans l’Humanité

Projet de Loi Macron

La CGT condamne le passage en force


Devant le risque que le projet de loi Macron ne soit pas voté à l’Assemblée Nationale, le gouvernement a dégainé le 49-3, empêchant le vote. Après avoir choisi d’inscrire dans la loi les propositions du MEDEF sans concertation ni négociation avec les acteurs sociaux, le gouvernement passe à nouveau en force en contournant la représentation nationale. Encore un déni de démocratie !

Si la mobilisation des salariés a permis de faire reculer le gouvernement sur quelques points (secret des affaires, cabotage, et à la marge sur la justice prudhommale), la philosophie générale du projet de loi reste inchangée. Le projet de loi Macron est une loi réactionnaire donnant plus de liberté pour les patrons et moins de droits pour les salariés. Citons en particulier la réforme des licenciements économiques, du travail du dimanche et de la justice prudhommale.

Les salariés perçoivent de plus en plus la nocivité de ce projet de loi et les reculs pour leurs droits. Ils l’ont notamment manifesté le 26 janvier et dans de nombreuses luttes en ce début d’année 2015. L’échec du gouvernement à faire voter un tel texte est une première victoire pour les salariés, que nous devons amplifier.

Au lieu de passer en force, le gouvernement ferait mieux d’entendre les salariés. Des alternatives aux politiques d’austérité existent. Pour créer des emplois il faut agir pour une réindustrialisation de notre pays et le développement des services publics, pour une autre répartition des richesses, pour l’augmentation des salaires et des pensions.

La CGT poursuit son processus d’action, dans l’unité la plus large possible, en développant et multipliant les luttes et met en perspective une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation et de grève.  (On sait que ce sera le 9 avril)

le pavé  : Braderie...


Ils bradent tout : code du travail, services publics, sécu, prud’hommes, les droits des salariés et leur santé aussi, au nom de pactes qui, derrière des noms ronflants, compétitivité, responsabilité, cachent mal l’alignement du gouvernement sur les théories de l’ultra-libéralisme chères à la Troïka et des grands groupes capitalistes. La collusion avec le Medef de Gattaz est même revendiquée par le gouvernement de gauche, paraît-il.

Un nom symbolise cette politique tout entière acquise au CAC40 * : Macron. La loi qui porte son nom est un véritable dynamitage du pacte social construit en France au lendemain de la Libération. Le Medef rêvait de mettre le programme du Conseil national de la Résistance à la poubelle, Macron est en passe de le réaliser.

On connait les conséquences d’une telle politique. Marasme économique, austérité et misère sociale qui ouvrent à leur tour la porte à l’horreur politique.

La semaine s’ouvre donc avec le vote de la loi élargissant le travail au dimanche et aussi en soirée. Elle va se poursuivre avec les négociations sur le régime des retraites complémentaires AGIR/ARRCO. Là encore, ces deux piliers de notre système de retraite sont menacée par les prétentions patronales. Prenez connaissance des propositions de la CGT. Elles montrent simplement qu’il est possible d’assurer le financement des retraites complémentaires.
ll faut donc informer et préparer une riposte qui soit à la hauteur des agressions que l’on subit.
CGT et FO ont déjà annoncé leur volonté de riposter aux mesures antisociales. Espérons que ce rassemblement syndical si nécessaire va s’élargir à d’autres.
Chez les retraités, l’unité réalisée à huit organisations tout au long de l’année 2014 se renforce. Huit organisations viennent de s’engager à organiser l’action au mois de mars. Il est question du 17 ou du 19 mars. On sera presque au printemps. Le printemps des luttes ?


Le Syndicat CGT des Retraités de Chaumont


* Les groupes du CAC 40 ont versé plus de 56 milliards d'€ de dividendes à leurs actionnaires !

En guise d’édito

Groupe La Poste

Effectifs sacrifiés, services malmenés, mais chiffre d’affaire record

DéCLARATION DE LA cgt LE  25 février 2015


6 284 emplois supprimés, un chiffre d’affaire record, en progression de 2 % (+ 449 millions d’euros) et un résultat d’exploitation supérieur de 16 % (+ 100 millions d’euros) au budget, tel est le bilan du groupe La Poste entre 2013 et 2014.

Dans un communiqué détaillé rédigé à l’issue du conseil d’administration de La Poste du 24 février 2015, la fédération nationale CGT des salariés du secteur des activités postales et de télécommunication (FAPT) explique que « l’analyse des comptes annuels du groupe arrêtés au 31 décembre 2014 infirme tous les discours anxiogènes sur la soi-disant situation difficile que devrait supporter La Poste », et que les « résultats sont supérieurs aux prévisions alors que le désengagement financier de l’État sur les missions de service public est toujours plus important ».

Le syndicat constate que parallèlement au chiffre d’affaire, ce sont aussi la charge de travail des agents, les pressions et les tarifs demandés aux clients qui sont en augmentation. Pour les facteurs, par exemple, on supprime des tournées et on diminue les effectifs dans des proportions bien plus importantes que celles de la diminution des volumes de courrier à traiter.

Concernant le désengagement de l’État, la CGT FAPT prend l’exemple de l’accord sur l’acheminent des abonnements de presse par voie postale, signé entre l’État, La Poste et les éditeurs : seuls 150 des 200 millions d’euros promis ont été versés.

Le syndicat demande la transparence sur l’utilisation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), qui s’élève à 352 millions d’euros en 2014 et explique que « le problème n’est pas à chercher dans le “ coût du travail ” ou le manque de compétitivité des salariés, mais bien du côté du coût du capital et de cette financiarisation de l’économie nationale et internationale. »

Le syndicat des retraités CGT de Chaumont

l’édito du 25 février 2015

Perspective  17 mars

Parlez retraite, pouvoir d’achat, services publics, santé et l’on vous rétorque caisses vides, austérité, rigueur. Avec un certain aplomb chez les valets de l’état ou dans la presse bien pensante. Une sorte de nouvelle langue de bois...

Il suffit pourtant d’ouvrir un peu les yeux pour constater qu’il y a bien une alternative à cette politique qui consiste à taxer les retraités, les salariés et des demandeurs d’emploi.

Jugeons par nous-mêmes :

Le CAC40  à versé 40 milliards de dividendes à ses actionnaires, la fraude fiscale coûte 2000 milliards d’euros par an à l’Europe.

Le  pacte de responsabilité nous coûte 46 milliards  et celui, pompeusement appelé pacte pour la croissance, la compétitivité et l'emploi plus de 20 milliards par an. Et pour quels résultats : En 2014 le chômage a poursuivi sa hausse et la croissance est restée quasi nulle. C’est l’INSEE qui le dit.

Et ne parlons pas (un peu tout de même) des affaires qui égayent notre quotidien. Retraites chapeau, parachutes dorés et scandales en tous genres. Le dernier en date, c’est Macron qui fait cadeau de 900 millions aux dirigeants des grandes entreprises...

Que faire ? Rester les deux pieds dans le même sabot ou réagir ?

Le 9 février dernier huit organisations de retraités, CGT, FO, CFTC, FSU, Solidaires, UNRPA, FGR-FP et LSR ont publié un communiqué commun, appelant les retraités à se mobiliser autour de quatre thèmes : baisse du pouvoir d’achat, dégradation des conditions d’accès aux soins, délitement des services publics et le report scandaleux de la mise en œuvre de la loi d’adaptation de la société au vieillissement.

Le 17 mars, les retraités doivent se rassembler pour montrer leur colère et crier haut et fort qu’il faut que cesse cette politique qui consiste à piocher dans les poches des retraités pour donner au grand patronat.

Le 17 mars, il faudra beaucoup de  monde pour faire beaucoup de bruit.

Le syndicat des retraités CGT de Chaumont

La femme est l'avenir de la CGT !


Hier 3 mars, la CGT-Retraitées organisait une rencontre dans le cadre de la journée internationale des femmes :  l’importance de l’engagement des femmes retraitées dans le syndicalisme. Question vitale s’il en est pour l'avenir du syndicalisme. Une journée n'a pas suffi à épuiser le sujet. Il faudra poursuivre le débat en territoire(s) et bousculer aussi quelques vieilles habitudes sexistes.

Et si on relisait le beau texte de Ferrat  La femme est l'avenir de l'homme, comme un hommage au chanteur-poète-citoyen, disparu il y a cinq ans  le 13 mars 2010.

Il faudra réapprendre à vivre

Ensemble écrire un nouveau livre

Redécouvrir tous les possibles

Aujourd'hui 4 mars, la CGT lance les festivités pour ses 120 ans, le patio s'est paré d'immenses tentures reproduisant des affiches qui ont marqué les douze décennies au service des travailleurs. Au service du peuple. Au service de la France.

Dans une interview à l'Humanité, Maryse Dumas animatrice du collectif chargé de l'anniversaire va droit au but : « fêter les 120 ans, ce n’est pas sortir les chrysanthèmes, mais au contraire se dire que 120 ans, c’est un début dans l’histoire de la CGT.» à l'intention de ceux qui nous avaient enterrés un peu vite il y a quelques semaines à peine ? Sans doute mais aussi un appel aux militants à sortir du conformisme ambiant. La CGT doit « créer de la solidarité là où il y a de la concurrence, ne pas s’en tenir à un syndicalisme corporatif, mais à avoir un vrai syndicalisme de transformation sociale.“

Emancipation encore, ce mot revient comme un leitmotiv dans l'appel de la Marche Mondiale des Femmes qui aura lieu dimanche prochain, 8 mars. Le texte signé par 80 organisations (dont la CGT) nous appelle à  «rompre avec le patriarcat, le capitalisme et le racisme, les trois systèmes d’oppression qui contrôlent nos vies dans le monde entier.»

Mais avant dimanche, en ouverture à la journée internationale de lutte des femmes, la CGT tiendra sa propre initiative, jeudi 5 mars...

élections, le Medef et Macron...

Elections départementales. On regarde les cartes qui fleurissent un peu partout sur le Net. Infographiste, voilà un métier d'avenir. Un peu de couleur et il semble que cela soit plus simple pour les commentateurs politiques que d’expliquer ce qui se passe réellement dans le pays. Un rose qui se délave un peu plus, un bleu hargneux. Le bleu marine est gris. Prudents, les coloristes n’ont pas tenté le vert-de-gris !

22 mars : les cartes sont entre bleu et gris hivernaux. En bon syndicaliste on se repasse un peu les programmes des trois forces politiques dominantes : UMP, PS et FN. Alors on se dit qu’il y a vraiment du travail à faire, qu’il y a de l'explication à donner entre le spectre de Sarkozy-Fillon, la triste réalité Valls-Macron et les échos de Pétain de la famille Le Pen.
En tout cas, dans le résultat d’hier, la place du social, des droits des salariés et des demandeurs d’emploi, de la dignité des retraités est ténue, presque impalpable.

Certes, il y a les effets du remake d'avril 2002 appelant à faire barrage au FN. Il y a aussi les millions d’électeurs qui ont considéré ne pas devoir se déplacer, ceux qui ont mis un bulletin blanc ou une enveloppe vide comme pour signifier la vacuité de la situation politique et sociale actuelle. Et il y a aussi, ici et là, quelques beaux actes de résistance. Juste un peu de rouge dans ce monde en perdition. Un peu d’espoir.

Voilà, il va falloir expliquer et expliquer ; informer et informer toujours. Et puis lutter, lutter encore et pour cela les salariés doivent se rassembler, s’unir, se serrer les coudes aux delà des aléas électoraux.
Allez, on prépare la journée du 9 avril, vite : les retraites complémentaires sont dans le collimateur du Medef et il y aussi les lois Macron et les pactes qu'ils soient de responsabilité ou de solidarité, ils ont tous la même finalité, prendre dans la poches des petits pour donner aux patrons...

Syndicat CGT des retraités de Chaumont

Belle journée !


Une belle journée revendicative. Evidemment si l’on en juge à l’aune des agressions sociales subies, on pourrait verser dans le pessimisme : 120 retraités à Chaumont, on est loin de compte. Et quelque part, on se dit que cette analyse n’est pas totalement erronée.

Il y a aussi la façon optimiste de voir les choses : 120, c’est nettement mieux que lors de la dernière manif, celle où nous avions battu les pavés chaumontais avec les «camarades» pharmaciens. 

Au total cette bataille de chiffres a peu d’importance.

Cela nous montre surtout le travail de conviction qu’il reste à faire auprès des retraités. Nous devons expliquer, expliquer encore que l’austérité, car c’est bien de cela dont il s’agit n’est pas fatale, que l’argent existe pour satisfaire les exigences revendicatives des retraités. Qu’il faut peut-être arrêter de faire les poches des petites gens pour donner au riches à fond(s) perdu comme le fait le gouvernement au nom de la sainte lutte contre le chômage. Gattaz peut bien parader avec son badge «I million d’emploi» la réalité se rappelle à tous : le chômage vient de franchir la barre des 10% car l’austérité n’a jamais créé un seul emploi. Au contraire, elle en détruit. Un étudiant en première année de Fac d’économie, même avec le très réac Jean Tirole vous le dira.

Enfin, d’autres considérations sont à prendre en compte. Depuis trois ans les esprits sont soumis à rude épreuve et si les retraités, majoritairement, sont en colère, il y a aussi le découragement, le fatalisme et ce sentiment d’une trahison sans nom de la part de ce pouvoir qui accumule mensonges, reniements, renoncements...
Nous étions 120 manifestants, ça commence à compter, de toutes les couleurs syndicales devant la préfecture, déterminés et confiants. Notre unité est solide. Et être unis cela ouvre de bien belles perspectives. Nous allons continuer à lutter. Objectif, le 9 avril. C’est intergénérationnel et  interprofessionnel. Il y a vingt ans, en  1995, nous avions trouvé un beau slogan pour résumer ces deux mots un peu barbares : TOUS ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE...


Le Syndicat CGT des retraités  de Chaumont

La SNCF programme la désertification du département

La Haute-Marne et de façon plus générale le quart Nord-Est du Pays a pas mal de souci à se faire en matière de transports ferroviaires.
Le journal l'Humanité publie dans son édition du 31 mars un rapport confidentiel de la SNCF qui préconise la suppression de plus de la moitié des lignes Intercités sur le territoire national.
L'article du journal précise que le quart nord-est de la France ou la Creuse ne seraient alors plus desservis par des transports nationaux.

On apprend, pour en rester dans le cadre de l'actuelle région que la ligne Paris-Troyes-Belfort verrait son offre passer de 13 à 7 Aller/Retour

Le rapport préconise également la suppression de 50% des arrêts à Nogent-sur-Seine et Romilly-sur-Seine.

La ligne Reims Dijon serait, elle, supprimée purement et simplement.

Les trains de nuit sont également sur la sellette.

Pourtant on se souvient qu'il y a quelques mois le JHM se faisant l'écho  d'un communiqué de la SNCF concernant la ligne 4.

“Priorité Ligne 4» annoncée à Troyes, en décembre dernier, par le président, Guillaume Pépy, et destinée «à améliorer la production et la qualité de service de la ligne Paris-Troyes-Belfort».

On devrait se méfier du langage des grands commis de l'Etat. "Améliorer la production et la qualité de service" n'a pas le même sens selon qu’on est Pépy et un voyageur lambda.

En tout cas on notera une cohérence avec la loi Macron qui veut libéraliser le transport par cars. La SNCF abandonne les territoires, sacrifie le rail public et ouvre grand les portes au privé. On sait aussi  qu'elle développe ses propres filiales d'autocars et de co-voiturage. Sans doute au nom de l'environnement...

Rappelons que le réseau Intercités c'est :

320 trains par jour

335 villes desservies par 35 lignes

32,4 millions de voyageurs par an.

à lire dans l’édition papier de l’Humanité

Chômage, impôts, baisse du pouvoir d’achat :

Stop ou encore ?

édito du 8 avril 2015

Lendemains d'élection. Manuel Valls parade, allure sarkozienne, il nous assure qu'il "nous a compris" :  la claque électorale reçue est la preuve, bien sûr, qu'il faut poursuivre la politique menée. Austérité, chômage, loi Macron, ne rien changer. CQFD...

Lendemains d'élections, la loi Macron revient en lecture au Sénat. La droite dopée par son résultat veut aggraver encore ce texte qui pourtant passe à la déchiqueteuse des centaines de pages du Code du travail et veut déréglementer des droits que l'on croyait acquis (transports, logement, santé…). Sans parler des privatisations.
Lendemains d'élections : Gattaz ressort de sa naphtaline. Il s'est plutôt fait discret le temps d'un scrutin. On l'a peu vu avec son célébrissime pin's "1 million d'emplois” made in Tchéquie, paraît-il. Il faut dire qu'il était sans doute au courant de ce qui est en train de se manigancer sur le front du chômage. Des milliers de postes de travail  sont menacés. Après Mory-Ducros (2150 salariés licenciés), dans la seule journée d'hier (7 avril 2015) on apprenait coup sur coup que des plans sociaux étaient en cours chez Andre, géant français de l'habillement (Halle aux vêtements, Chevignon, Naf-Naf, Kokaï..) Le groupe prévoit 1600 suppressions d'emplois ; chez Dim, à peine repris par un groupe américain et déjà 600 licenciements et le chiffre de 500 est avancé par les syndicats des Galeries Lafayette.

4850 emplois menacés en une seule journée, pour ce que l'on a lu dans la presse. Et combien de licenciements dans les petites et très petites entreprises ?
4850, c'est autant de raisons supplémentaires d'agir, de faire grève et de battre le pavé le 9 avril prochain.

Notre syndicat a décidé en toute démocratie de rester à Chaumont. Nous donnons donc rendez-vous à tous ceux qui ne peuvent effectuer le voyage Paris de se retrouver demain à 17 heures devant la Préfecture.

Syndicat CGT des retraités de Chaumont

rapport confidentiel SNCF Dans l’Humanité

1er mai : unité et action !

La journée nationale d’action interprofessionnelle du 9 avril 2015 a connu un succès retentissant. Bien sûr, si l'on jugeait cet événement à l’aune des commentaires ou reportages médiatiques, nous aurions du souci à nous faire. Télévision et radio continuent la promo des Le Pen. Après le mois du blanc voici venu celui du vert-de-gris !

Comme le signale José Fort sur son blog (Titre : la coupe est pleine)

Le scandale n'est plus supportable. La dernière campagne électorale, la promotion de la famille Le Pen, la "couverture" ou mieux dit la non couverture du mouvement social confirme que des orientations aux télés et aux radios ont été données au plus haut niveau de l'Etat pour anesthésier l'opinion publique.»

Oui, la coupe est pleine, pleine de la colère et des larmes de ceux qui souffrent de ceux qui jour après jour subissent les effets de cette politique d’austérité.

Les différentes lois Sécurisation de l’emploi  ou  Macron , les cadeaux faits au patronat à travers le pacte de responsabilité et le CICE, creusent encore plus les inégalités et fragilisent la situation des salariés et retraités, alors que les profits des grandes entreprises n’on jamais été aussi florissants.

Les exigences revendicatives portées TOUS ENSEMBLE le 9 avril tout comme celles des retraités le 17 mars dernier, marquent une réelle et forte opposition à cette  politique. Oui, il faut remettre  le pouvoir d’achat des salaire et pensions, l’emploi, le développement des services publics  sur la table des négociations.

Le 9 avril, le ciel s’est soudain dégagé, les manifestants ont clairement signifié leur opposition à l'austérité que veulent nous imposer gouvernement et Medef.

La prochaine étape revendicative, c’est le 1er Mai. Face à toutes les agressions qu’ils subissent, les salariés et les retraités, le monde du travail a grand besoin de s’unir. Le 1er Mai en est l’occasion.

C’est ce que la CGT appelle de ses vœux. c’est aussi le sens de l’appel de la CES au niveau européen.

Syndicat CGT des retraités de Chaumont

Le pavé

Retour au parc national

C’est un communiqué paru dans le Bien Public, quotidien de nos voisins de Côte d’Or à propos du parc national. Une délégation d’agriculteurs est allée visiter le parc national des Cévennes, histoire de voir comment c’est un paradis vert  près du mont Aigoual. On peut naturellement regretter que les encenseurs du parc d’ici n’aient pas eu cette idée pourtant simple, aller voir là-bas ce qu’il en était réellement de la réglementation, du droit, des contraintes, de la liberté pour les populations dans l’un des plus anciens parcs nationaux de France. Au lieu de quoi, on a préféré gober tout ce blablabla écolo-libéral ânonné par des politiques du département regroupés autour du dispensable Sido et de Jean-Pierre Celet, envoyé spécial de Hollande, le préfet qui a réintroduit le gaz lacrymo en Haute-Marne. Bravo !

Les soutiens n’ont pas manqué du côté des échotiers. Et celles et ceux qui faisaient la moue ou émettaient quelques doutes, allez, ouste, direction Jurassic parc.
Pourtant, il suffit d’un peu de curiosité pour s’apercevoir qu’il y a loin de la coupe aux lèvres. S’informer, lire par exemple la rubrique sur notre site (ici). On peut aussi regarder le documentaire de Sandrine Feydel et Denis Delestrac  « Nature, nouvel eldorado de la finance ». Il a été programmé sur Arte, en février dernier... (voir présentation ici)

Nous ne commenterons pas le communiqué des Fdsea et  Jeunes Agriculteurs de Côte-d’Or et de Haute-Marne, il est en ligne (ici). C’est très instructif. Mais chut, on n’en parlera pas dans notre gazette locale. Nous aurons droit, stupides dinosaures à une séance de bonimenteurs avec le duo de choc Parmentier-Durantet. Le thème : Le parc National, parlons-en. La parole, c’est précisément ce qu’on a refusé aux populations concernées par le projet. Maintenant que les communes ont voté, sans consulter les citoyens, parlons-en ? Autour d’un thé et spéculos ? Après les gaz lacrymogènes, les gaz soporifiques....


Syndicat CGT des retraités de Chaumont

édito du 12 juin 2015

Festival de l’affiche

Ici Radio-CGT 52

Je regarde France 3 Champagne-Ardenne, un reportage sur l’expo des 120 ans de la CGT réalisée dans le cadre du Festival de l’affiche de Chaumont. Bonne initiative même si on peut regretter que les affiches exposées ne soient pas dans leur format original. Soudain, on parle de la Radio que l’UD-CGT avait créée, en Haute-Marne. La première “radio libre” du département. Là, déception totale, beaucoup trop d’à-peu-près, de propos hors sujet, de chiffres approximatifs, peu d’échos des réunions qui ont présidé à cet événement. Bref, il manque l’essentiel, le pourquoi du comment. Par exemple, pourquoi l’UD-CGT a fait le pari d’une telle aventure. Quelles motivations sociales ou syndicales ? Cela aurait pu faire un bon reportage, mais je le concède un peu trop sérieux. On aurait pu alors se laisser aller à quelque chose de plus léger, demander aux deux compères qui sont, comme on dit ici, montés à Paris (la CGT était alors rue Lafayette), chercher la radio et les subterfuges utilisés pour éviter les filatures policières. Les deux camarades sont membres du syndicat des retraités CGT de Chaumont. Allez, je les dénonce : Jean-Paul Dupont et Daniel Channaux. Au lieu de cela, nous avons eu droit à la minute langue de bois, propos convenus. Pourquoi ne pas avoir fait appel aux acteurs de cette page d’histoire ? Des dizaines, que dis-je des centaines sont encore, Dieu merci, de ce monde. Et, pourquoi, ne pas avoir invité un ou même pourquoi pas, les cinq anciens secrétaires généraux de l’UD-CGT de Haute-Marne pour en parler ?  Enfin, pourquoi tout ce bricolage inutile pour illustrer cette initiative dans le document remis aux militants avec une caricature que nous n’avons jamais utilisée à l’époque ?

J’ai donc sorti du fond d’un de mes tiroirs l’autocollant que nous avions édité et vendu pour financer notre radio-CGT. (voir bandeau de gauche)


Richard Vaillant

Secrétaire général de l’UD-CGT au moment de la Radio CGT 52

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