AFFAIRE MACRON-BENALLA

Macrongate...

Communiqué du syndicat CGT des retraités de Chaumont-Langres

Le 5 octobre 2017, notre syndicat publiait un communiqué où il s’inquiétait des dispositions contenues dans le projet de loi «renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme». Syndicat Chaumont_état_d_urgence.pdf

Il commençait par ces mots : « L’état d’urgence est inscrit dans la loi. La France, pays des Droits de l’homme a cessé d’être un État de droit.», et se poursuivait avec un large extrait d’un article d’Edwy Plenel où l’on pouvait lire : « Un État de droit est celui dont le droit protège n’importe lequel de ses résidents de l’arbitraire de l’État... C’est un État dont les citoyens sont en sûreté parce qu’ils sont assurés de ne pas être livrés aux abus de pouvoir étatiques....».

Avec l’affaire Macron-Benalla puisqu’il faudra bien finir par la nommer ainsi, nous sommes entrés de plain-pied dans un état despotique où le rôle et le fonctionnement régulier de chaque institution est remis en cause par le recours à des prérogatives prétoriennes et illégales (Ligue des Droits de l’Homme)

On ne peut manquer de noter la filiation directe entre la destruction actuelle de tous les services publics garant des principes de liberté, d’égalité et de fraternité, la politique économique et sociale que Macron veut imposer aux salariés, retraités, chômeurs et la façon dont les «observateurs» du Président s’acharnent contre les manifestants devant une police qui ferme les yeux. Que cela se soit passé un 1er Mai, est hautement significatif.  

Nous voici donc dans un état au service des riches, des banquiers, du CAC40. La force aveugle et brutale devient le moyen de faire taire toute velléité de  protestation.

L’état d’urgence, comme cela était prévisible, a été utilisé en priorité contre les manifestants opposés à la loi travail, à la hausse de la CSG ou à la casse des indemnités de chômage et contre les « chouettes et hiboux » qui refusent l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure...

E. Macron, (Peut-on encore l’appeler président de la République ?) doit assumer ses responsabilités. Celui qui se compare à un Jupiter omnipotent, œuvrant pour tout et partout, même à la place du Parlement, régnant comme un monarque avide de pouvoir, méprisant les gens de peu ou ceux qui ne sont rien, selon sa propre expression, ne pouvait ignorer les agissements d’un barbouze qu’il logeait gratuitement et payait grassement.

Le licenciement d’un membre de la garde très rapprochée de Macron ne saurait suffire à étouffer ce scandale d’Etat car la confiance en un Etat juste, équitable et irréprochable serait alors définitivement perdue. Le seul et unique responsable de ces « faits inacceptables » doit en tirer toutes les conséquences…

Syndicat CGT des retraités de Chaumont-Langres,  23 juillet 2018