8 mars  la CGT (UL-CGT de Langres et Syndicat CGt des retarités de Chaumont-langres) organise une réunion publique à LANGRES

Nul.le n’est prophète au pays de Louise Michel. Le 8 mars n’a été à la hauteur de la brancardière de la Commune de Paris née en ce beau département de Haute-Marne. Peu d’initiatives. Notons toutefois, elle vaut le détour, l’exposition de la ville de Chaumont Femmes ici et d’Ailleurs. Allez vite la visiter, panneaux photographiques accrochés aux grilles (cela aussi a un sens) des bâtiments publics.

Second arrêt médiatique, dans cette journée non pas de la femme comme on entend un peu partout trop commodément mais dans la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Second arrêt, l’initiative du CIDFF (Centre d’information sur les droits des femmes). Femmes chouchoutées titre le journal. Pour qualifier une journée de lutte et de protestation, on peut faire mieux... Marche nordique, molkky et massages ? Pourquoi pas.

Troisième initiative (l’ordre de présentation n’a ici pas de sens particulier), le débat public organisé par l’U.L. CGT de Langres, les syndicats d’actifs -Freudenberg et Forges de Courcelles- et les syndicats des retraités de Chaumont et Langres. Il y avait une cinquantaine de participants. Tous les sujets d’actualité et les problèmes auxquels sont confrontées les femmes au travail, au foyer ou dans leur vie quotidienne ont été abordés. Des salariées ont pu longuement expliquer ce que le mot discrimination veut dire.

Les retraitées ont elles aussi dans ce domaine bien des choses à dire puisqu’en Haute-Marne la retraite moyenne des femmes est de 800 euros contre 1180 pour les hommes. 

Les femmes, rappelons-le encore et encore, sont les principales victimes d'homicides (1 femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son partenaire), d'agressions physiques et sexuelles (225000 en 2017), de viols (93000) , viol qui n'a été reconnu comme crime qu'en 1980 ! Et on sait qu’aujourd’hui encore trop peu osent porter plainte. De nombreuses intervenantes ont manifesté leur solidarité avec les mouvements #Balance ton porc# ou #Me Too#. Utile, indispensable. Bref, aucun sujet tabou. La question de la place des femmes dans la CGT (active et retraitée) n’a pas été évitée, loin de là !

C’est à notre connaissance  la seule initiative syndicale ou associative du département. Et on peut regretter que la presse ne soit pas venue à cette réunion qui a allié débat,revendications, contestation, protestation et convivialité. Avec un concert de nos amis Un Chat dans la Main et le verre de l’amitié et de la lutte.

Syndicat des retraités de Chaumont