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un 1er Mai sous le signe de l’unité, de la Fraternité et de solidarité

Richard Vaillant

Trois ans. On s’était croisé dans les rues de Chaumont, de Langres ou d’ailleurs.

On avait échangé quelques mots, la santé, la CGT, nos amis trop vite en allés. Battu ensemble le pavé pour la défense des retraites, le pouvoir d’achat, les services publics, pour le climat... Pour les libertés, sept fois. Et le 8 mars, pour les droits des femmes. Manifesté pour sauver la Réa. Planté le barnum du syndicat, rouge de la colère des locataires à la Rochotte... Masqués, confinés, déconfinés, testés, vaccinés, revaccinés, mis à l’index. Décontenancés. Les retraités plus que les autres. Nous n’oublierons jamais la circulaire du 19 mars 2020 demandant de ne plus admettre les personnes âgées en soins intensifs. Sur ordre de Macron et tous ses petits Benalla. Une phrase choc extraite d’un communiqué de notre syndicat résume bien cela : « Dis-moi comment tu traites tes vieux et je te dirai dans quelle société tu vis ». Il en faudra des luttes pour que ça ne dure pas encore un quinquennat...

  1. 2022. Après trois ans de vaches maigres, nous nous retrouvons à Brottes pour notre 1er Mai.

Dire qu’il avait un parfum particulier est un euphémisme. Heureux de se retrouver. Sourire de rigueur. N’en parlez pas aux autorités, parfois on s’est embrassé, étreint.

Moments exquis, on a oublié le second tour de l’élection présidentielle avec le duel annoncé : à l’extrême droite, La peste et à la droite extrême, Le choléra. Si on y ajoute le Covid...

170 à 180 personnes sont venues à la salle des fêtes de Brottes. Certaines pour les prises de paroles unitaires avec nos amis de la FSU, de l’Unsa et de Sud, d’autres sont arrivées après le meeting de l’UD-CGT au Boulingrin, mais la paella et les SNIC’fou avait déjà bien rempli la salle.

Un beau mélange de femmes et d’hommes qu’unit un idéal commun de justice sociale, de liberté et de paix, au-delà des engagements, philosophiques, politiques ou religieux de chacune et de chacun. C’est cela, la force du syndicat CGT des retraités de Chaumont. C’est cela, comme le rappelait souvent Guy Beck, qui force le respect même de ceux qui ne partagent pas nos idées.

La paella était bonne, meilleure que la dernière fois, paraît-il -pour celles et ceux qui avaient encore à la bouche le goût du safran de 2019- quant aux desserts, on n’en parle même pas. Concoctés par les camarades de Langres et de Chaumont, il y avait de quoi satisfaire les plus gourmands.

Et puis, à 15 heures, les SNIC’fou sont montés sur scène. Un tourbillon de notes et de mots. On ne dira plus le monde est fou, mais le monde est SNIC’fou, Avec, pour débuter, l’Avenue du Dragon de Christian Paccoud. «Crache le feu, l’amour et dis ton nom...» Repris en chœur par la salle...

Un 1er mai 2022 pétri de fraternité et de solidarité. Et unis, pour battre à nouveau le pavé...

Le pavé, le plus excellent symbole du peuple, disait Victor Hugo...